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vue par Laurent Amar
et son équipe

Archive pour juillet 2018

« Detroit Become Human » sur PS4 : David Cage vous invite à un fascinant voyage dans le futur

Detroit Become Human

Detroit Become Human

Kara, Markus, Connor, trois androïdes, trois protagonistes que vous incarnerez à tour de rôle dans cette aventure atypique, fascinante et inquiétante, signée par les frenchies de Quantic Dream. Les équipes de David Cage, notre Hideo Kojima national, ont réalisé une œuvre futuriste à l’accent grandement philosophique.

Des machines dotées d’une intelligence artificielle équivalente, voire supérieure, à l’homme. S’agit-il d’êtres à part, conscients et vivants ? Notre humanité doit-elle s’appliquer également à ces créatures de métal si elles ressentent de l’empathie, de la douleur ou de l’amour ? Telles sont les questions abordées avec subtilité et clairvoyance par David Cage dans « Detroit Become Human », exclusivement sur PS4.

Nous sommes en 2038 dans la ville de Detroit aux États-Unis, l’industrie automobile vient d’être remplacée par celle de la robotique. CyberLife, une multinationale sans scrupules, que nous pouvons d’ailleurs comparer à la si décriée mais bien réelle entreprise américaine Boston Dynamics, commercialise des robots savamment humanisés appelés « androïdes ». Ces derniers sont au service des êtres humains et les remplacent dans de nombreuses tâches. Mais la colère monte, le chômage, la surpopulation, l’effondrement de l’écosystème et la menace d’une troisième guerre mondiale rendent la vie quotidienne des humains plus anxiogène que jamais. Les androïdes seront les boucs émissaires tout désignés.
Nous suivrons les parcours de trois d’entre eux, la belle Kara, incarnée par l’actrice Valorie Curry, androïde qui entrera au service d’un homme célibataire alcoolique et violent, accro aux substances illicites, maltraitant sa fille Alice. Celle-ci trouvera en Kara une mère de substitution.
Markus, interprété par l’acteur Jesse Williams, connaît une vie plus facile. Il est l’homme à tout faire de Carl Manfred, un artiste vieillissant, célèbre, millionnaire, et surtout très respectueux des androïdes. Markus aura un rôle prédominant dans la suite de l’histoire. Notons que Carl est incarné par l’acteur Lance Henriksen.
Enfin, Connor est un androïde policier, il enquêtera sur les « déviants », ces androïdes qui se rebellent et assassinent leur maître avant de s’enfuir.

La douce et belle androïde Kara

La douce et belle androïde Kara

Ces trois personnages vivront leur propre histoire avant, bien sûr, de voir leurs chemins se croiser.
Comme pour tous les jeux Quantic Dream, le gameplay est minimaliste. Le joueur déplace son avatar dans un univers, certes peu étendu, mais d’une beauté et d’un réalisme presque jamais vus dans un jeu vidéo.
Nous sommes bien loin de certaines approximations visuelles d’un jeu en monde ouvert. La prouesse graphique des équipes de David Cage force le respect, nous nous trouvons dans un jeu photo réaliste.
Ce monde futuriste de la ville de Detroit est parfaitement mis en scène et reproduit. Le gameplay change sur certains aspects en fonction du personnage que l’on contrôle. Connor, par exemple, devra effectuer un travail d’analyse afin de découvrir des indices pour son enquête. Kara et Markus ont des gameplay plus simples, mais sur des niveaux de taille plus importants.

Le coup de génie scénaristique de David Cage consiste dans les choix cornéliens qui vous seront proposés et ils auront un impact direct sur la suite de l’aventure. Dans « Detroit Become Human », vous ne recommencerez jamais une partie si vous faites une action peu pertinente. Vous devrez continuer l’histoire en assumant vos décisions autant que possible. Les créateurs du jeu vous mettent la pression car ces choix devront s’effectuer dans un laps de temps très court, comme dans la réalité.
En revanche, vous pourrez recommencer le jeu en choisissant d’autres options scénaristiques afin de vivre la suite de l’aventure sous un aspect différent, avec un cheminement et des conséquences différents.

« Detroit Become Human » est un jeu à sensations fortes, où l’on éprouve une empathie rarement atteinte pour un personnage virtuel. Personnellement, ce fut pour la douce et belle Kara, j’ai même failli tomber amoureux d’elle ! Cela promet quand tous ces androïdes deviendront bien réels, ce qui ne devrait prendre que deux ou trois décennies.

L'Androïde policier Connor et son partenaire humain

L’Androïde policier Connor et son partenaire humain

« Fahrenheit », « Heavy Rain », « Beyond Two Souls », et maintenant « Detroit… », David Cage nous démontre une fois de plus son talent de conteur d’histoire. Il place le jeu vidéo solo narratif à un niveau scénaristique bien souvent supérieur à des séries Netflix ou HBO. Mais surtout, et cela sera notre conclusion, David Cage a une vision du futur effrayante, mais hélas objective. Notre civilisation atteint un seuil technologique remarquable, mais saura-t-elle maîtriser son avenir ?

Les astrophysiciens expliquent que, malgré nos efforts, nous n’avons jamais détecté de civilisations extraterrestres dans l’univers observable, qu’une civilisation technologiquement avancée est inéluctablement amenée à s’autodétruire. Ils appellent cela « le grand filtre ». Sans spoiler, « Detroit Become Human » explore l’une des facettes potentielles de ce « grand filtre ».
Inquiétant, mais passionnant.

Note de la rédaction : 18/20
Éditeur : Sony
Tarif conseillé : 69 euros
Plate-forme : Exclusivement sur PS4 et PS4 pro (configuration conseillée pour profiter du HDR)
Disponibilité : Déjà dans les bacs

Les mille et une féeries du « Bal de la baronne Béatrice »

Les comtesse et les marquis du Bal de la baronne Béatrice

Les comtesse et les marquis du Bal de la baronne Béatrice

Chaque année, Saint-Jean-Cap-Ferrat accueille avec bonheur l’un des évènements majeurs de la Côte d’Azur, le « Bal de la baronne Béatrice » à la villa Ephrussi de Rothschild.

Organisée par L’association culturelle Monégasque AIDA sous la direction artistique de la Comtesse Calypso de Sigaldi, cette fête a de nouveau émerveillé les convives, qui eurent la sensation réjouissante de vivre pour un soir une autre vie, dans un autre monde, à une autre époque.
Après la Belle Époque en 2016, l’orientalisme et le japonisme en 2017, place aux Fêtes galantes et à l’illustre monarque Louis XV.

Quand les invités de Calypso pénétrèrent en ce lieu si particulier, la villa Ephrussi, tous étaient parés en tenue de marquis, de baronne, de comtesse, de vicomte, dans la plus pure tradition du XVIII e siècle et dignes de La Pompadour ou du célèbre Philippe d’Orléans.
Nul besoin de vous préciser l’élégance et la beauté de ces habits, dont le charme ne subit en aucun cas le temps qui passe.
Après une arrivée dans des cabriolets de la Belle Époque, les invités entrèrent dans la villa, où de délicieuses coupes de champagne de la marque Römerhof les attendaient.

Les novices découvrirent les merveilles que recèle ce bal hors du temps, créé pour retrouver les plaisirs festifs de la Haute Aristocratie qui organisait de grands bals à thème jusqu’au milieu du XXe siècle. Cette dernière célébra les Fêtes galantes avec un brio certes inégalable, mais dont l’essence a magistralement été captée par Calypso.
Puis le dîner fut servi dans les jardins de la villa, autour de tables fleuries, accompagné de la « Cuvée de la Baronne », mise au point par Xavier Combes du Vignoble Art-Mas, pour sublimer les mets de ce « Dîner de Roi ».

Elizabeth Wessel, Baron Michel de Brawney et Calypso de Sigaldi

Elizabeth Wessel, Baron Michel de Brawney et Calypso de Sigaldi

Parmi les invités, M. le Maire de Saint-Jean-Cap-Ferrat, Jean-François Dieterich, fidèle parmi les fidèles de l’évènement, mais aussi M. le baron Michel de Brawney, Frédéric Garnier, créateur de la vodka « Le Baron Garnier », partenaire du bal depuis le début. Sans oublier la pianiste Clémence Guerrand.

Les convives de Calypso ne purent quitter la villa sans un cadeau « parfumé ». En effet, le partenaire en fragrance de cette année « Layedepierre » crée des parfums sur mesure. Il possède également une gamme plus confidentielle de parfums luxueux dont le plus prestigieux, présenté dans un coffret de bois précieux et une bouteille en or massif, coûte 60 000 €. La marque offrit dans une pochette, avec le magazine des Fêtes galantes rédigé par Calypso de Sigaldi et ses équipes de l’association AIDA, un merveilleux parfum aux senteurs d’antan.
Pour nous les hommes, ce fut « Paon Royal », juste enivrant !

Toutes les meilleures choses ont une fin, et il nous fallut dire adieu à Béatrice de Rothschild, à Louis XV, à Philippe d’Orléans et à La Pompadour, dont les fantômes bienveillants nous auront accompagnés tout au long de ce bal désormais mythique.
Un bel hommage qu’ils ont vécu en notre compagnie et qui sans doute, nous l’espérons, les a honorés.

Rendez-vous l’année prochaine, Calypso de Sigaldi ! Un petit indice sur le thème du prochain bal : regardez donc vers l’eau bleutée de la mer Égée !

Laurent Amar