Toute l’actualité du divertissement
culturel et des célébrités
vue par Laurent Amar
et son équipe

Archive pour la catégorie ‘Cinéma’

My Wonder Women Une ode à la passion

VISUELVous pensiez connaître la véritable histoire de Wonder Woman ? Et bien vous êtes loin de la vérité ! La genèse de la création de ce personnage mythique de comics va bousculer tous vos fondamentaux et casser les codes. C’est toute votre enfance et les valeurs nostalgiques avec lesquelles vous avez grandi qui vont être remises en question. En quoi cela ? Parce que ce film admirablement interprété par ses trois protagonistes est issu d’une histoire vraie et qu’il touche à une icône.

Ce biopic nous explique pendant 1h48 que Wonder Woman n’est autre que la résultante d’une déclaration amour, d’une passion érotique non conventionnelle, car triangulaire. De ces mœurs interdits et considérés comme pervers, va naître une héroïne de Bd d’un nouveau genre aux illustrations très tendancieuses qui vont créer la polémique.

Cette Athéna des temps modernes qui prône la liberté tout en cachant sa vraie nature, sort tout droit de l’imaginaire fantasmatique de William Moulton Marston, un docteur en psychologie, inventeur du détecteur de mensonges.
C’est au Grand Rex à Paris que la projection en avant-première, à laquelle Stars-media.fr était convié, a eu lieu en présence de l’acteur Luke Evans qui sera prochainement à l’affiche d’«Anna », le nouveau film d’espionnage de Luc Besson.

« My Wonder Women », un drama de Angela Robinson en salles à partir du 18 avril, avec Luke Evans, Rebecca Hall, Bella Heathcote, Connie Britton, Olivier Platt, JJ Feild, Alexa Havin et Allie Gallerani.

Par Daphné Victor, en exclusivité pour Stars-media.fr

Les prix Romy-Schneider et Patrick-Dewaere 2018 s’annoncent prometteurs

Benjamin Lavernhe, Adeline d’Hermy, Finnegan Oldfield et Nahuel Pérez Biscayart.

Benjamin Lavernhe, Adeline d’Hermy, Finnegan Oldfield et Nahuel Pérez Biscayart.

Le prix Romy-Schneider désigne une récompense attribuée chaque année depuis 1984 à une comédienne, espoir du cinéma français ou francophone, sous le haut patronage du ministère de la Culture.
Le nom de ce prix est un hommage rendu à l’inoubliable comédienne franco-allemande Romy Schneider, décédée en 1982.
Sa version masculine, décernée tous les ans à la même période, est le prix Patrick-Dewaere, rendant ainsi hommage à cet acteur mythique, qui s’est donné la mort en 1982.Il a remplacé en 2007 le prix Jean-Gabin.

Les plus grands noms du cinéma français se sont vu décerner ces prix à l’aube de leur carrière.
Nous pensons notamment à Fabrice Luchini et à Gérard Lanvin, ou encore à Christine Boisson, récompensée l’année de la création du prix Romy-Schneider, mais aussi à Ludivine Sagnier, Mathilda May ou Vanessa Paradis. Les prix Schneider/Dewaere sont parmi les plus prestigieux du cinéma français, aux côtés de ceux du Festival de Cannes ou de la cérémonie des César.
Avec la sélection 2018, la tradition de l’excellence est amplement respectée. Nul doute que les noms retenus par le jury feront date dans l’histoire du cinéma hexagonal.
Notons bien sûr la brillante Camélia Jordana, d’abord chanteuse, et maintenant actrice accomplie avec « le Brio », d’Yvan Attal, ainsi que le prodige découvert par Guillaume Gallienne pour son film « Marilyne », Adeline d’Hermy. La dernière nommée (on dit nommée et non pas « nominée », ndlr), Lætitia Dosch, est la vedette du long-métrage très remarqué d’Antony Cordier, « Gaspard va au mariage ».
Pour les acteurs prétendant au prix Patrick-Dewaere, citons les trois nommés, Vincent Macaigne, Finnegan Oldfield ou Nahuel Pérez Biscayart.

C’est au mois de juin qu’aura lieu la cérémonie de remise des prix, nous n’avons pas encore la date précise mais Stars-media ne manquera pas de vous en informer.
Elle sera retransmise sur la chaîne Paris Première et présentée par l’excellent Éric Naulleau et sa complice pour cette soirée, l’animatrice Valérie Amarou.
Pour conclure, nommons les partenaires de cet évènement cinématographique majeur. Parmi eux, le joaillier Charriol et son ambassadrice de charme Marie-Olga Charriol. Leurs créations ne manqueront pas de sublimer les comédiennes en lice pour l’obtention du prix Romy-Schneider.
Et comment ne pas mentionner l’un des plus beaux hôtels de Paris, le Lancaster, qui a accueilli la conférence de presse et les dîners du jury ? Charriol et le Lancaster, deux magnifiques écrins pour recevoir l’équipe de deux prix désormais indispensables au cinéma français, pourvoyeurs des stars de demain.

Laurent Amar

Interview du créateur de « La Nuit des Publivores », Jean-Marie Boursicot

28906806_10156062797192092_167817788_n

Jean-Marie Boursicot

Qui aurait cru qu’une nuit au Grand Rex entièrement consacrée aux films publicitaires puisse connaître un tel succès depuis près de trente-sept ans ? C’est pourtant le pari fou relevé haut la main par le créateur de « La Nuit des Publivores », l’étonnant et atypique Jean-Marie Boursicot. Nous sommes allés à sa rencontre pour en savoir plus sur ce spectacle cinématographique pas tout à fait comme les autres. Interview :

Bonjour Jean-Marie Boursicot, comment est née cette fameuse « Nuit des Publivores » ?

Bonjour cher Laurent, amateur de cinéma, je ramassais des films dans les poubelles des salles. Bien évidemment, on ne jetait pas les longs-métrages, mais uniquement les films de confiseries diffusés à l’entracte. J’adorais cela et c’est devenu ma collection d’enfant.
Après mes études de droit, je suis entré dans une agence de publicité. Je me suis rendu compte alors que ce type de société ne conservait rien en termes de films publicitaires. En 1980, j’ai donc décidé de me lancer dans la gestion d’une cinémathèque dédiée à ces derniers.
Personne n’ayant voulu m’aider à l’époque, la seule façon que j’ai trouvée pour faire vivre cette cinémathèque fut de créer un spectacle de cinéma de publicité.
Et depuis trente-sept ans, je produis un spectacle, « La Nuit des Publivores ». Ce show me permet en plus de faire partager ma passion de la publicité, non pour l’aspect purement publicitaire de ces films, mais bien pour leur qualité cinématographique.

Que pensez-vous de la publicité française et européenne en général ?

En France, il n’y a plus de publicités vraiment intéressantes. On va donc les chercher ailleurs. Nous avons des films d’Afrique du Sud, du Brésil, d’Argentine, de Russie, alors qu’en Europe, c’est un peu triste, à part en Italie. Mais les films français sont hélas moins représentés dans « La Nuit des Publivores ».

Comment expliquez-vous le succès de « La Nuit des Publivores », malgré la recrudescence d’espaces publicitaires à la télévision ?

La nuit des publivores

La nuit des publivores

Quand j’ai créé ce spectacle, personne ne croyait à son succès. Qui aurait pu imaginer que des gens zappant les publicités à la télévision paieraient pour venir en voir ? Mais, comme moi, ils souhaitent assister à un spectacle de films publicitaires artistiques et très intéressants. Ils viennent également faire la fête, car ne l’oublions pas, « La Nuit des Publivores » est avant tout une soirée festive.

Quel est le déroulé d’une telle nuit ?

Il y a quatre parties d’une heure et demie, avec trois entractes durant lesquels les spectateurs peuvent se lever et consommer au bar. Nous aurons cette année Orangina qui offrira gratuitement des boissons aux Publivores. Nous avions d’excellentes relations avec la marque de glaces Miko, mais le fait qu’ils aient été rachetés par Unilever nous a privés des glaces, ils ont préféré mettre leur argent ailleurs. Nous aurons également des animations, comme un hypnotiseur ou même un ballet indien. Et pour rappel, ce sera de 23 heures à 6 heures du matin.

Votre mot de la fin aux lecteurs de Stars-media ?

Si vous avez envie de vous amuser intelligemment, de voyager dans trente ou quarante pays tout en restant dans votre fauteuil, participez à « La Nuit des Publivores » ! Vous verrez des films qui viennent du monde entier, d’une excellente qualité, et avec les sous-titres.

« La nuit des publivores », c’est le samedi 24 mars de 23H à 6H du matin au Grand Rex : 1, Boulevard Poissonnière à Paris 2ème
Réservation sur le site officiel : www.publivores.com

Propos recueillis par Laurent Amar

Sortie cinéma : « Et mon cœur transparent »

« Et mon cœur transparent »

« Et mon cœur transparent »

Quoi de plus étrange de se rendre compte le jour où sa femme meurt que celle qu’on a tant aimé et tant chéri, est en fait une parfaite inconnue ? Un constat des plus déstabilisants que va devoir affronter Lancelot Rubinstein, un correcteur de textes. Irina, la ténébreuse rebelle engagée, était caméraman. Elle voyageait beaucoup. Mais que faisait-elle réellement ? Qui était-elle en vérité ?
Quels secrets cachait-elle ? Comment sa voiture a pu quitter la route et se retrouver au fond du lac ? La vie de Lancelot va littéralement voler en éclat. Elle va basculer dans les abîmes de la détresse, la spirale infernale des sentiments. La souffrance, le chagrin, les remords, les regrets et la dérive vont progressivement laisser place aux vraies interrogations. Lancelot a subitement le besoin compulsif de comprendre et de savoir. Mais où est le vrai du rêve ?

« Et mon cœur transparent » est un thriller Intriguant réalisé par les frères Vital-Durand. Adapté du roman éponyme de Véronique Ovaldé (paru en 2008 aux Éditions de l’Oliver) son intrigue policière est menée de façon déconcertante par les interprétations talentueuses de Julien Boisselier et Caterina Murino. Une intrigue dramatique quelque peu décalée à l’humour noir, à mi-chemin entre le réel et l’inconscient, tournée en Corse, Marseille et en Provence, que Stars Média a eu le privilège de voir en avant-première lors d’une soirée exceptionnelle donnée au Gaumont-Opéra lundi soir, avant sa sortie en salles le 16 mai prochain – www.destinydistribution.com

« Et mon cœur transparent », un film de Raphaël et David Vital-Durand, avec Julien Boisselier, Caterina Murino, Serge Riaboukine, Sara Giraudeau, Magaly Berdy, Michel Bompoil, Michel Ferracci et Kelly da Costa.

Par Daphné Victor, en exclusivité pour stars-media.fr

Myriade de stars dans la suite « pré-César » 2018

Julie Ferrier dans la suite Pré César

Julie Ferrier dans la suite Pré César

La suite « pré-César » est une véritable caverne d’Ali Baba dédiée aux stars, notamment aux actrices et aux acteurs nommés pour la cérémonie des César, ou devant remettre une statuette à l’un des lauréats.
Se trouvant au 7e étage du palace Napoléon, avenue de Friedland, la suite « pré-César » constitue l’un des endroits les plus privés et les plus prisés de Paris.
Seuls peuvent s’y rendre, outre les peoples jouissant d’une forte actualité, des journalistes triés sur le volet dont votre humble serviteur.

Les marques ayant répondu à l’appel de Nathalie Dubois, inventrice de ce concept qui fait rêver le commun des mortels, ont toutes proposé des produits de grande qualité. Il pouvait s’agir de leurs best-sellers, ou bien de leurs nouveautés ou encore d’un concept inédit.

Citons le traiteur Reynaud, avec ses spécialités en pot et en conserverie, notamment de délicieuses rillettes de homard ou de bar sauvage, desquelles nous nous sommes régalés.
Les coussins de lit Teo Jasmin, brodés et aux visuels  toujours aussi craquants, chatons ou chiots en casquette, chapeaux ou lunettes de soleil. Irrésistibles, surtout pour les filles.
Les bougies parfumées enchanteresses « bougies de Charroux », déjà là dans la suite « pré-César » l’an passé, avec une nouveauté cette fois, le parfum Barbe à Papa – on en croquerait – senteur  dont nous vous avions parlé dans Stars-media lors de notre visite en 2017 dans la suite de Nathalie Dubois, « La Cristallerie des parfums ».
Le parfumeur de niche est venu présenter aux célébrités ses trois nouvelles fragrances « Aeria Luxe Boisée Fleurie » : Alkar, Oris, Sirius.
À titre personnel, nous avons craqué pour Alkar, savoureusement épicé, tout en restant doux et élégant.
Mention spéciale à une marque à succès de jeans 100 % français (cocorico, ndlr), au nom tout à fait original « 1083 », créée par de jeunes entrepreneurs talentueux et courageux.
Particularités de leurs vêtements homme/femme : ils sont 100 % coton bio et entièrement fabriqués en France. Les stars de passage dans la suite « pré-César » auront certainement apprécié la démarche.
Pour les célébrités ayant une grosse fringale, quoi de mieux qu’un délicieux « french burger » concocté par les chefs de « Bus Burger »

La Cristallerie des parfums » est venue présenter aux célébrités ses trois nouvelles fragrances « Aeria Luxe Boisée Fleurie » : Alkar, Oris, Sirius.

La Cristallerie des parfums » est venue présenter aux célébrités ses trois nouvelles fragrances « Aeria Luxe Boisée Fleurie » : Alkar, Oris, Sirius.

Ces spécialistes du hamburger vous en proposeront pour tous les goûts et surtout, vous les feront déguster en vous baladant dans tout Paris, car, comme son nom l’évoque, le restaurant n’est ni plus ni moins qu’un véritable bus. Sensations fortes garanties !

Nous ne pouvons citer toutes les marques présentes, elles furent bien trop nombreuses.
Parmi les stars croisées dans cette suite de rêve, se trouvaient Gérard Jugnot, Frédérique Bel, Nozha Khouadra, Mélanie Thierry, Valérie Kaprisky ou bien encore Alexandra Vandernoot.

Pour conclure ce reportage, nous ne pouvions nous passer des impressions de la maîtresse de cérémonie, Nathalie Dubois, créatrice de la « suite cadeaux des pré-César » et du Festival de Cannes.

Bonjour Nathalie Dubois, quelles sont les nouveautés aujourd’hui dans la suite des « pré-César » ?

Bonjour Laurent, nous avons voulu proposer à nos célébrités de nouvelles marques avec de jeunes créateurs. Nous offrons des cadeaux axés sur le bien-être, le bio et surtout le « made in France » que j’avais très envie de mettre en avant pour cette édition 2018.

Nous avons du véritable champagne, des macarons made in France. Des choses également très intéressantes pour le bien-être comme des patchs antiradiation Fazup.

Quelles sont les stars emblématiques ayant visité la suite cette année ?

Gérard Gugnot Laurent Amar et Nathalie Dubois

Gérard Jugnot, Laurent Amar et Nathalie Dubois

À mes yeux, toutes les stars sont emblématiques, elles ont toutes un charme particulier.
Nous avons eu beaucoup de nommées aux César ce matin comme Mélanie Thierry, Laetitia Dosch, Stéfi Celma et de nombreux remettants également.

Rendez-vous au Festival de Cannes, Nathalie ?

Absolument Laurent, et toujours au Carlton. Comme j’ai un bureau au Japon, on va présenter des marques japonaises et je peux même te dire que nous proposerons un produit révolutionnaire, comme une bouteille d’eau qui infuse de l’hydrogène.
C’est une petite révolution au Japon et cela existe depuis 1960. Nous offrirons des petites bouteilles à transporter sur soi, pleines de bienfaits pour la santé. Rendez-vous donc à Cannes !

Propos recueillis par Laurent Amar

« En tout bien tout honneur » Un court métrage inspiré d’une histoire vraie

 

VISUEL

Comment une simple rencontre peut basculer vers le chaos absolu ? C’est ce que Benjamin Zeitoun, le producteur comédien, également à d’autres heures, organisateur du Benjamin Show et opticien, a voulu mettre en avant dans son court métrage « En tout bien tout honneur » tiré de faits réels.

Il y incarne un célibataire en quête de l’âme sœur. Une histoire de rencontre des plus banales, qui dans l’objectif d’Olivier Chavarot prend une toute autre dimension. La progression de ses séquences conduit le spectateur à l’imprévisible ; une situation qui va subitement tourner au cauchemar et tomber dans les flammes de l’enfer.

C’est devant l’équipe de Stars Média et un comité restreint d’invités dont le prince Jean-Barthélémy Bokassa,Thierry Benisti et Ludovic Berthilot que la projection de cette comédie dramatique a eu lieu en avant-première avant la grande soirée de lancement en mars.

Par Daphné Victor en exclusivité pour Stars Média

« En tout bien tout honneur » réalisé par Olivier Chavarot avec Benjamin Zeitoun Aurélia Montea, Malcolm Conrath et Lucienne Moreau.

L’actrice Karine Ventalon dit tout à Stars-media sur sa carrière et sur ce qu’elle pense de l’affaire Weinstein

Karine Ventalon

Karine Ventalon Crédit photo @Lou Sarda

La jeune comédienne Karine Ventalon s’est confiée à Stars-media dans une interview vérité.
Nous avons eu la chance de faire sa rencontre lors de la projection à la SACD, à Paris, de la pièce de théâtre « Fratricide » avec Pierre Santini et Jean-Pierre Kalfon.
Karine a ainsi pu nous parler de son début de carrière très prometteur.

Bonjour chère Karine, pourrais-tu te présenter à mes lecteurs, pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Bonjour cher Laurent, je suis comédienne et j’ai commencé, comme beaucoup, par le théâtre. J’ai suivi le Cours Florent, ainsi qu’une école d’acting à New York, ayant une licence d’anglais, cela m’a permis de m’essayer à la méthode américaine.
J’ai écris des pièces, que j’ai mis en scène et dans lesquelles j’ai joué.

Dernièrement, j’ai joué la pièce « Le Journal d’une femme de chambre », pour laquelle j’ai obtenu un prix d’interprétation féminine (P’tit Molière de la meilleure comédienne et nomination du Meilleur seul en scène ndlr).

Pourquoi as-tu voulu devenir actrice ? Était-ce pour toi une évidence ?

C’est effectivement devenu une évidence à l’adolescence. Avant, je voulais être vétérinaire (rires).
Étant adolescente, je lisais beaucoup et j’étais une grande rêveuse (c’est d’ailleurs toujours le cas !).
C’est en m’identifiant aux personnages de romans que j’ai eu envie de devenir comédienne.

Quels sont tes plus beaux rôles depuis tes débuts d’actrice ?

Au théâtre, mon plus beau rôle fût dans « Le Journal d’une femme de chambre » justement. J’étais seule sur scène durant plus d’une heure 15, dans un personnage de femme à la fois victime de viol et amoureuse, séductrice, manipulatrice passant donc des larmes au rire.
C’était un rôle très complet où je pouvais explorer une quantité de registres. Et c’est ce que je préfère, les rôles évolutifs qui ne te cantonnent pas dans un seul registre.
J’ai également joué dans plusieurs séries françaises telles que « Section de recherches », « Commissaire Magellan », « Plus Belle la Vie » ainsi que dans des téléfilms. J’adore la télé, j’aimerais en faire davantage à travers un rôle récurrent par exemple. Au cinéma, plusieurs films m’ont marqué : tout d’abord « Fais-moi Plaisir » d’Emmanuel Mouret, c’était mon premier rôle au cinéma donc j’en garde un joli souvenir. J’ai fais une apparition dans « Au-delà » de Clint Eastwood, ce n’était pas un grand rôle, loin de là, mais j’étais très impressionnée ! The hundred- foot journey de Lasse HALLSTROM , j’étais également aux côtés de Jean Dujardin et de Gilles Lellouche dans « Les Infidèles ».

Karine Ventalon au Festival de Cannes en compagnie de Bernard Menez

Karine Ventalon au Festival de Cannes en compagnie de Bernard Menez

J’ai eu le premier rôle féminin dans le film d’Alexandre Messina, « Je t’aime… Filme-moi !», dans un super rôle à contre emploi, film que tu as vu en avant-première, Laurent. Enfin, en automne dernier j’avais un magnifique second rôle dans « Hikikomori » de Sophie Attelann.

Justement, parlons des « Infidèles » avec Jean Dujardin, tu as une scène d’amour plutôt cocasse avec Gilles Lellouche, comment s’est déroulé le tournage ?

Ce genre de scène est toujours stressant à tourner. Moi je n’avais pas réussi à dormir la nuit avant ! (rires) J’étais quasiment nue devant une équipe de trente personnes et je devais faire comme si de rien n’était. Les spectateurs ont l’impression que nous sommes dans une intimité avec le partenaire.

Non, tout est très chorégraphié, chaque geste, chaque place, étaient définis à l’avance ainsi que le timing. Il y avait un grand respect entre comédiens. Fred Cavayé le réalisateur avait pris le temps de discuter de cette scène avec moi en casting et montrer de la nudité, n’était pas le but, d’ailleurs à l’écran on ne voit rien tout est suggéré et c’est que qui fait que la scène est drôle. Sur le plateau l’ambiance était bon enfant, détendue, on s’est amusé.

Que penses-tu en règle générale de la nudité à l’écran ?

Elle n’est pas gênante à mes yeux si la scène est justifiée. Même si on a un peu trop tendance, je trouve, à déshabiller les femmes gratuitement. C’est tellement plus joli de voir des choses suggérées. Surtout que l’imagination du spectateur va toujours plus loin que ce qu’on lui donne à voir ! Dernièrement dans Hikikomori de Sophie Attelann, j’ai une scène dans une baignoire (voir photo ci-jointe). Mais il y avait l’eau, le bain moussant donc cela reste plutôt flou et le plan est beau. De plus cette nudité était justifiée car le film parle de la Femme avec un grand F, de 3 générations de femme qui vivent sous le même toit, il y a ce rapport à la mère, au corps, au ventre, quelque chose de viscérale, une vérité vraie, brute et nue parfois !

Que penses-tu de l’affaire Harvey Weinstein ? As-tu été toi aussi victime de harcèlement sexuel ?

Je trouve cela très bien que les langues se délient et que les actrices victimes de ce genre d’agissement en parlent. Le milieu du cinéma et du show-business en général est très compliqué.
Comme dans tout les domaines où on a d’un côté des personnes en attentent de quelque chose, à savoir du travail, et ceux qui on le pouvoir de vous en donner.

Certaines personnes fortunées dans ce milieu s’imaginent que, avec de l’argent, on peut tout acheter, y compris les faveurs des actrices. Ces individus promettent du rêve aux comédiennes en espérant obtenir davantage, ce qui est bien sûr inacceptable.
Personnellement, j’ai eu de la chance, je n’ai jamais été « bloquée dans un coin » ; en revanche, j’ai entendu dire dans mon entourage que de jeunes actrices auraient subi des actes de harcèlement.

Comment expliques-tu le fait que ces actrices portent plainte plusieurs années après avoir été victimes de harcèlement ?
received_10215331413947042

Elles n’avaient sans doute pas la possibilité de le faire plus tôt, elles n’auraient peut-être pas été crédibles, ou bien avaient- elles peur d’être blacklistées à Hollywood où Harvey Weinstein est très puissant.

Il n’y a qu’à voir comment sont traitées les victimes de viol en général, leurs paroles sont remises en question, parfois c’est leur parole contre celle de l’autre, malgré des preuves accablantes, on leur dit que ce sont elles qui ont provoqué cela parce qu’elles portaient une jupe, ou que l’agresseur pensait que c’était pas un vrai « NON »lorsque la femme s’est refusée à lui etc.. .
En plus je trouve les peines de prison dérisoires … alors imaginez lorsque la personne que vous accusez est mondialement connue, influente et richissime! Vous vous dites que vous n’avez aucune chance, que vous allez être écrasée, à nouveau détruite …

Quelles sont tes actualités ?

De nombreuses promos, car il y a des films dans lesquels j’ai joué et qui sortent prochainement comme « Je t’Aime Filme Moi » d’Alexandre Messina et « Hikikomori » de Sophie Attelann. Ensuite, un projet théâtral, mais je préfère ne pas en parler avant d’avoir
signé.
Au mois de mars, je jouerai 3 dates (16-17 et 18 mars) du « Journal d’une Femme de Chambre » au théâtre lors d’un festival dédié aux droits des femmes. Tu es bien-sûr invité Laurent ! Je serai également présente au Festival de Cannes pour rencontrer les professionnels du cinéma.

Ton mot de la fin, chère Karine ?

J’aimerais dire à tes lecteurs que j’ai énormément de chance et je remercie la vie de m’avoir donné la possibilité d’exercer ce métier, car c’est un luxe de se lever le matin et de se dire « aujourd’hui, je vais jouer ! »

Propos recueillis par Laurent Amar

« Les joueurs », le film qui nous a fait aimer le poker

Matt Damon lors du 66ème Festival de Venise (Mostra)

Matt Damon lors du 66ème Festival de Venise (Mostra)

On s’intéresse cette fois-ci a un petit bijou des années 1990, j’ai nommé Les joueurs, The Rounders dans la langue de Shakespeare. Sorti en 1998, réalisé par John Dahl, cette plongée passionnante au cœur du poker est à coup sûr un souvenir à garder.

Un film culte, ce n’est que mon humble avis, pour trois principales raisons. Premièrement, il est grandiose, mais c’est subjectif vous me direz. L’histoire est bien ficelée, on assiste à une sorte de quête se déroulant autour des tables de poker les plus pittoresques de New-York et sa lointaine banlieue. Deux amis de toujours, Mike McDermott, campé par Matt Damon, jeune étudiant en droit et accessoirement véritable génie du jeu et Lester Murphy, brillamment interprété par Edward Norton, filou, dans les tous les mauvais coups, doivent « raser » un maximum de tables de poker en un week-end pour éponger leurs dettes respectives. Mike veut réaliser cet exploit grâce à son talent, Lester veut disposer d’une panoplie, disons un peu plus complète…

La deuxième raison est dans le casting. Ces deux stars que sont Matt Damon et Edward Norton, semblent être des choix idéaux pour partager l’affiche de ce film. Johnny Chan, légende du poker, mais du vrai monde pour sa part, y fait également de brèves apparitions. Le personnage de Matt Damon regarde en boucle la main victorieuse mythique de Chan lors des finales des World Series of Poker 1988.

Le personnage le plus marquant est certainement celui du « méchant » Victor KGB, campe par un John Malkovitch des grands soirs.

Edward Norton et Camila_Pitanga lors de l'Equator Prize_2012

Edward Norton et Camila_Pitanga lors de l’Equator Prize_2012

Le casting est également complété par John Turturro et Martin Landau. Goran Visnjic, qui s’illustrera dans la série Urgences, y tient également un petit rôle.

La troisième raison, c’est l’immersion dans le monde du poker. De nombreux grands joueurs vous diront que ce film est le meilleur du genre sur ce jeu, et qu’il est souvent leur film préféré.
Le poker fait souvent rêver, avec ce mélange de discernement psychologique, de vista et de maîtrise des mathématiques. Ce film est une parfaite initiation. Il vous fait suivre et explique les coups de génie de Mike McDermott, dont la devise principale, sur le fait que les choses n’arrivent pas par elles-seules, résume tout du personnage.

Vous assistez également à des parties aux acteurs variés, devenant une véritable exposition sociologique des joueurs aux États-Unis, où cette pratique reste plus populaire et culturelle qu’en Europe. Vous jouerez ainsi avec des touristes, policiers…  Il y en a pour tous les goûts.

Ce film a eu un impact dans le monde entier et correspond au début de la vague du poker qui s’est installée dans les années 2000. Les supers champions de la discipline d’aujourd’hui, comme le français Bertrand Grospellier, alias ElkY, doivent certainement beaucoup à ce film devenu culte avec le temps. La vague n’est d’ailleurs pas réellement retombée, des champions émergeant
chaque année des quatre coins du monde. Et de se souvenir aussi que le cinéma des 1990s américain nous a laissé de belles pépites, de Usual Suspect à Fight Club.

ElkY

ElkY

 

Le film « Les Schtroumpfs et le Village perdu » va vous faire schtroumpfer de plaisir, en Blu-ray et Blu-ray 4K.

Les Schtroumpfs et le village perdu

Les Schtroumpfs et le village perdu

Les Schtroumpfs furent créés dans les années 1950 par un petit génie belge de la bande dessinée, le célébrissime Peyo. Appartenant à l’élite des éditions Dupuis, Peyo officiait aux côtés d’autres pointures telles que Franquin, créateur de Gaston Lagaffe ou encore Morris, géniteur du cowboy Lucky Luke.

Devant le succès mondial rencontré par les lutins bleus au chapeau blanc, une série télévisée apparut dans les années 1980 et avec elle, la fameuse chanson « Lala la schtroumpf lala », devenue leur hymne officiel. Curieusement, Hollywood mit du temps à s’emparer du phénomène, malgré le triomphe du Grand Schtroumpf et de sa bande de copains outre-Atlantique. Et c’est Sony Pictures qui acheta les droits pour enfin adapter la série télévisée et la bande dessinée. Naîtra un film « hybride », mi-prise de vue réelle, mi-3D de synthèse, pour les Schtroumpfs notamment.

Nous n’épiloguerons pas sur ces deux longs métrages, de qualité finalement assez moyenne. Ils transposaient nos amis bleus de leur univers médiéval dans un Paris et un New York contemporains… Très mauvaise idée.

Puis, en 2017, sort l’excellent « Les Schtroumpfs et le Village perdu », en ce moment même, en Blu-ray, et notamment en Blu-ray 4K.
Plus de prises de vue réelles avec ce reboot (ce n’est pas une suite des deux films, ndlr), mais un véritable dessin animé tout en images de synthèse, et la différence se fait sentir.

Le pitch est parfait pour les plus jeunes, à qui s’adresse en priorité ce film des studios Sony Animation.
Réalisé par l’excellent Kelly Asbury, spécialiste du genre car on lui doit « La Belle et la Bête, le dessin animé de Disney, pas le film – également de Disney d’ailleurs – et « Shrek 2 ».

La Schtroumpfette part à la recherche d’un village légendaire, peuplé de petits êtres ressemblant fort aux Schtroumpfs, en compagnie du Schtroumpf à lunettes, du Schtroumpf costaud et du Schtroumpf maladroit. Plus qu’une simple expédition, ce voyage initiatique sera pour la jolie blonde une quête personnelle sur ses origines.

La Schtroumpfette et le lapin fluorescent.

La Schtroumpfette et le lapin fluorescent.

Une découverte d’elle-même pour comprendre enfin qui elle est, et quelle est sa place au sein de sa communauté. Bien évidemment, le méchant Gargamel et le facétieux Azraël rôderont, dressant sur le chemin de nos quatre héros maints obstacles destinés à les capturer.
Un scénario somme toute assez mature, mais traité avec suffisamment de légèreté pour que tout le monde y adhère.

Petite précision, le Schtroumpf à lunettes n’est absolument plus ce fayot désagréable et mal-aimé qui passait son temps à ennuyer ses copains. Il est devenu un intellectuel fort apprécié, une sorte de sage. Un choix qui peut paraître étrange de la part des scénaristes, mais finalement pas tant que cela, dans un film s’adressant aux plus jeunes, pour lesquels le harcèlement scolaire constitue un fléau dans toutes les écoles de la planète.

Passons au point fort du long métrage, sa technique. Il s’agit là d’une véritable maestria visuelle, notamment dès que les Schtroumpfs pénètrent dans le pays interdit, où se trouve le fameux village.

Des couleurs chaudes, envoûtantes, hypnotiques, ont été utilisées par la production pour donner à cet univers un graphisme évoquant la magie à chaque recoin.
Une animation réalisée avec ce qui se fait de mieux aujourd’hui.
Le design des Schtroumpfs est enfin redevenu équivalent à celui des bandes dessinées, donc au dessin d’origine, et c’est tant mieux.

Avec une fin plutôt sympathique, qui fera sans aucun doute couler une larme chez les plus petits, ce film est le divertissement parfait pour toute la famille.

Alors, n’hésitez pas et ruez-vous sur le Blu-ray, des « Schtroumpfs et le Village perdu » ! Vous ne le regretterez pas et passerez un excellent moment devant votre téléviseur. Et puis entre nous, vous serez d’accord, la Schtroumpfette le vaut bien !

Laurent Amar

« Ghost in the Shell », le film : un fascinant voyage vers le futur

Ghost in the Shell Blu-ray 3D/2D

Ghost in the Shell Blu-ray 3D/2D

Attachez vos ceintures, Paramount Pictures en association avec DreamWorks vous emmène vers un voyage sans retour. Un périple vers un avenir scientifiquement crédible, mais redoutable et anxiogène, et qui pourtant risque de se révéler bien réel.
« Ghost in the Shell », manga signé Masamune Shirow, publié à la fin des années 1980, est enfin adapté au cinéma.

Le réalisateur Rupert Sanders est chargé de mettre en « live » ce standard de la littérature et de l’animation japonaise. Et coup de génie de la production, c’est à la remarquable comédienne Scarlett Johansson que revient le rôle principal du major Mira Killian / Motoko Kusanagi.

Dans un futur proche, que nous pouvons imaginer autour de 2050, dans une ville asiatique ressemblant à Séoul ou à Tokyo (rien n’est précisé à ce niveau par le réalisateur, ndlr), le major Mira Kilian, miracle de la technologie, se doit de faire respecter la justice dans un monde plus dangereux que jamais, où l’industrie de la robotique est en plein développement, où les réseaux sociaux et les connexions se font directement dans notre cerveau ; exit donc les bons vieux Smartphones.
La particularité de Mira est qu’elle est le tout premier être humain à avoir subi une transplantation du cerveau dans un corps entièrement robotisé.

Cela lui confère une force et une agilité à toute épreuve. Seulement voilà, Mira est hantée par son « Ghost », c’est-à- dire sa mémoire antérieure à son nouveau corps de machine.
Au cours d’une enquête sur une série de meurtres, perpétrés au sein même de la compagnie qui l’a créée, le major découvrira la terrible vérité sur son passé et sur son identité.
Comme nous l’avons dit, « Ghost in the Shell » est d’une exactitude scientifique que n’importe futurologue vous confirmera.
Des hologrammes aussi gigantesques que des buildings en guise de panneaux publicitaires, des océans vidés de leurs poissons et dans lesquels il ne reste que des méduses.
Des connexions Internet qui se font directement dans le cerveau, et surtout le major Mira Killian, premier être humain à posséder un cerveau implanté dans un corps artificiel.

La vision de Masamune Shirow, qui date d’il y a presque trente ans, fut d’une exactitude troublante.
Les scientifiques le savent déjà, pour une civilisation avancée, humaine ou extraterrestre, l’enveloppe biologique n‘est qu’une étape intermédiaire vers une enveloppe corporelle entièrement mécanique, cela est prévu pour la fin de ce siècle.
Et beaucoup plus tard, cette enveloppe laissera la place à un superordinateur où seront stockés l’esprit et la mémoire de chaque être humain.
L’ingénieure en chef qui a créé Mira, interprétée par l’actrice française Juliette Binoche, avouera au major son importance pour l’humanité, car elle représente « la toute première d’une nouvelle race d’êtres humains ».
« Ghost in the Shell » relate une histoire que n’aurait sans doute pas reniée un certain Stanley Kubrick !
La réalisation de Rupert Sanders est impeccable, non virtuose certes, mais irréprochable. Mention spéciale à la version 3D du film sur laquelle nous avons effectué cette chronique. C’est simple, chaque plan, chaque séquence, chaque cadrage, est conçu pour le visionnage de « Ghost in the Shell » en 3D ! Pas seulement parce que le film est agrémenté d’effets spéciaux remarquables, mais surtout parce qu’il dispose d’une direction artistique époustouflante !

Cette vision d’un monde futuriste, les design de Mira, avec une Scarlett Johansson plus belle et talentueuse que jamais, les comédiens épatants, tout est fait pour happer le spectateur et ne plus le lâcher par cette débauche de création visuelle, fortement inspirée, il faut bien le dire, du jeu vidéo. N’oublions pas que l’œuvre originale vient du Japon, où le loisir vidéo- ludique fait partie intégrante de la culture.

Mais qu’importe, « Ghost in the Shell » est une réussite totale, scénaristique, artistique, mais aussi éthique et psychologique. Le film, éminemment intelligent, nous fait réfléchir, nous interroge sur le devenir de l’humanité, peut-être trop d’ailleurs, il fut un échec aux États-Unis avec seulement 40 millions de dollars de recettes pour un budget avoisinant les 110 millions. Si la production avait trouvé le moyen de nous refourguer Tony Stark en partenaire de Mira, peut-être nos amis américains seraient-ils allés voir le film ?

Nous vous recommandons de ne pas passer à côté de l’une des œuvres cinématographiques majeures de 2017, si possible en 3D, pour ceux qui ont la chance de posséder un téléviseur compatible.

« Ghost in the Shell » :
Éditeur : Paramount
Disponibilité : 31 juillet 2017
Format : DVD, Blu-ray, Blu-ray 3D, Blu-ray 4K et VàD

Laurent Amar

Le HuffPost publie la tribune de Laurent Amar sur Spider-Man Homecoming

Spider-Man Homecoming

Spider-Man Homecoming

Le célèbre magazine Huffington Post France vient juste de publier la nouvelle tribune de Laurent Amar, cette fois-ci dédiée au reboot de Spider-Man « Homecoming ».
Cliquez sur l’image à gauche pour accéder directement à l’article.
Bonne lecture.

La rédaction

« La Grande Muraille » : ambassadeur des blockbusters chinois en Occident

La Grande Muraille

La Grande Muraille

La Grande Muraille est un monument historique inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Il s’agit de la structure architecturale la plus imposante jamais construite par l’Homme, ouvrage titanesque dont la fabrication a pris plus de 1 700 ans, entre le III e siècle avant J.-C. et le XVII e siècle.

Objet de tous les fantasmes, elle fait la fierté de la nation chinoise, mais elle est aussi source de nombreuses légendes. Dans la réalité, elle fut bâtie pour défendre la frontière nord de la Chine contre les attaques de l’Empire mongol et du terrible Gengis Khan. Dans l’histoire du folklore chinois, elle fut érigée afin de protéger la Chine de terrifiants monstres extraterrestres, les Tao-Tei,
émanant d’un astéroïde arrivé sur terre il y a des siècles et voulant envahir l’empire du Levant pour en dévorer ses habitants.

C’est ce postulat qu’ont choisi les producteurs chinois de « La Grande Muraille » pour monter un blockbuster… très particulier.
Les Chinois ont des moyens, ils sont présents activement dans quasiment toutes les industries de l’économie moderne, notamment celle du cinéma.
Avant, ils fabriquaient des films pour leur marché intérieur, mais ça, c’était avant.

Désormais, leur cinéma, plus conquérant que jamais, se lance à l’assaut de la planète, et pour ce faire, rien de tel qu’un film à grand spectacle dont les héros sont bien sûr interprétés par des stars américaines.
C’est Matt Damon qui campera le rôle du guerrier occidental venant au secours des armées chinoises retranchées derrière la Grande Muraille, car attaquées de toutes parts par les horribles Tao-Tei et leur reine.

Damon fait le job, sans plus, motivé sans doute davantage par le pont d’or que lui ont proposé les producteurs chinois que par les qualités scénaristiques du film qui pourtant n’est pas mauvais, loin de là.
Zhang Yimou, réalisateur de bon nombre de superproductions asiatiques, est aux manettes de « La Grande Muraille ».

Le moins que l’on puisse dire est qu’il s’évertue à faire apparaître à l’écran les 135 millions de dollars de budget du film.
L’attaque des Tao-Tei au commencement de l’aventure est tout simplement digne… du « Seigneur des anneaux » de Peter Jackson, à nos yeux le plus grand cinéaste de tous les temps.

Le commandant Lin Mae, alias l’actrice chinoise Jing Tian

Le commandant Lin Mae, alias l’actrice chinoise Jing Tian

Il faut voir les armées chinoises se déployer en attendant d’affronter l’ennemi. Chaque corps d’armée est défini par un code de couleur sur les armures : rouge pour les archers, bleu pour « les femmes volantes » qui doivent intercepter les assaillants au pied de la muraille avec un système proche du saut à l’élastique, ou noir pour les simples fantassins.

Il y a une élégance, un panache, dans la façon qu’a Yimou de mettre en scène les défenseurs de la Chine devant un Matt Damon, alias William, et son compagnon de route, Pedro Pascal, dans le rôle de Pero Tovar, médusés tout comme les spectateurs, par un spectacle si majestueux.
Nous ne nous étalerons pas sur le scénario, d’un classicisme absolu, ce n’est pas l’objectif du film que de raconter un drame intimiste. Mais le spectacle, lui, est bien là, et de ce point de vue, les Chinois ont réussi à égaler les superproductions américaines.
Pour conclure, précisons que nous sommes littéralement tombés amoureux du commandant Lin Mae, interprétée par l’actrice chinoise Jing Tian.

En combattante aguerrie, elle est sublime, et sublimée par la caméra de Zhang Yimou qui apparemment a fait bénéficier sa compatriote d’autant d’attention que la célébrité mondiale Matt Damon.
Ne manquez pour rien au monde « La Grande Muraille », un divertissement haut de gamme, avec en plus Matt Damon et la sublime Jing Tian. La durée du film, 1 h 39, passera à vitesse grand V.

Laurent Amar

« La Grande Muraille » est édité par Universal Vidéo en DVD, Blu-ray, Blu-ray 3D, Blu-ray 4K et VàD.