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Archive pour la catégorie ‘Jeux Vidéo’

God of War : le plus beau jeu vidéo de la 8e génération de consoles

God of war

God of war

Cela faisait huit ans que nous attendions fébrilement le retour du demi-dieu spartiate Kratos, exterminateur des seigneurs de l’Olympe.
Un antihéros en quête de vengeance, père d’un garçon assassiné, époux d’une femme assassinée…
God of War 3 nous avait laissé avec un Kratos condamné à l’exil, malgré le dénouement qui avait vu la mort, à la suite d’un combat mémorable, de son père Zeus, dieu des dieux.
Huit années, c’est ce qu’il aura fallu au studio de Sony Santa Monica pour mettre au point une véritable suite. Nous disons bien « suite » et non « reboot ». Fort heureusement, Cory Barlog, le producteur et réalisateur du jeu, a catégoriquement refusé de faire table rase du passé, et inscrit au contraire ce nouveau God of War dans la continuité du 3 e épisode.
À l’annonce de cette nouvelle, les fans de la saga, dont je fais partie, ont ressenti un grand soulagement.

L’héritage de Kratos est intact, et ce nouvel opus va donc poursuivre une aventure démarrée en 2005, avec God of War 1.
Souvenez-vous, Kratos vient d’achever sa vengeance en tuant les maîtres dieux de l’Olympe, dont son propre père, Zeus. Pour trouver une paix intérieure, il choisira l’exil, quittera la Grèce antique pour le nord de l’Europe, plus précisément à Midgard, la contrée aux neuf royaumes, gouvernée avec cruauté par les dieux d’Asgard, dont le chef est Odin, équivalent de Zeus.

L’histoire démarre alors que la seconde épouse de Kratos vient de mourir. Mais le spartiate n’est pas seul, il a un fils, Atreus. Ils vivent depuis des années au sein d’une forêt de Midgard, à Fauvebois, dans une modeste hutte.
Alors qu’il vient d’immoler le corps de sa bien-aimée, mère d’Atreus, Kratos et celui-ci s’apprêtent à partir pour un long périple dans le but de répandre les cendres de la défunte, depuis le plus haut sommet de Midgard. Mais voilà, Odin et ses fils, qui règnent d’une main
de fer sur Asgard et Midgard, ayant eu vent de la présence de ce tueur de dieux, feront tout pour l’éliminer, et donc l’empêcher d’accomplir sa quête.

Si God of War ne fait pas table rase du passé, il bénéficie néanmoins d’une refonte totale de son Gameplay. Exit la vue du dessus avec un chemin entièrement balisé. Désormais, Kratos et son fils évolueront dans un monde ouvert, avec un système de caméra placée derrière le héros, directement hérité de Resident Evil 4.

Les combats ne pâtissent absolument pas de cette nouvelle donne. Kratos est particulièrement agile, et des icônes en forme de flèche s’affichent pour signaler aux joueurs de quel côté arrivent les attaques.
Mais surtout, il y a Atreus, archer hors pair et pièce maîtresse du spartiate dans les situations les plus extrêmes. Le fiston maniera son arc avec dextérité et ne représentera en aucun cas une contrainte pour le joueur. Un simple bouton sur la Dual Shock, le carré en l’occurrence, sera nécessaire pour donner des ordres à Atreus et bénéficier ainsi d’une aide salvatrice tout au long du jeu.

Kratos et son jeune fils Atreus

Kratos et son jeune fils Atreus

Le duo formé par Kratos et son fils est au cœur de la narration, avec une écriture qui va sans doute parler aux joueurs ayant la chance d’être père. Le spartiate s’efforcera de protéger son jeune garçon malgré de terribles épreuves, et Atreus n’aura de cesse de vouloir se
rapprocher d’un homme austère, peu affectueux, du moins en apparence.
Mais parlons de ce qui fait le sel du nouvel épisode de la saga, la technique.
On peut le dire, Cory Barlog et ses équipes ont accompli un véritable miracle. Des claques graphiques, on en prend désormais souvent sur Playstation 4, et notamment sur Playstation 4 Pro. Horizon Zero Dawn, Uncharted The Lost Legacy, Uncharted 4, et bientôt, avec Spiderman et Detroit : Become Human.
Mais nous pensons très sincèrement que God of War constitue l’aboutissement ultime d’une technologie, celle de la 8 e génération de consoles. Les décors, les effets de particules, l’éclairage, notamment avec le HDR si vous êtes l’heureux possesseur d’une PS4 Pro, sont saisissants.
Mais aussi l’animation des héros et du bestiaire. Chaque ennemi a bénéficié d’un travail quasiment artisanal pour donner vie aux adversaires de Kratos.
Le monde de Midgard est servi par des graphismes hypnotiques, représentant ce qu’il y a de mieux à l’heure actuelle sur console. Bravo à Sony qui réaffirme sa suprématie sur une concurrence de plus en plus à la ramasse ! Toutefois, cela n’engage que nous.

La presse mondiale est dithyrambique avec un impressionnant 94/100 sur le site metacritic (site américain faisant la synthèse des notes données à un produit de divertissement, ndlr).
Les joueurs du monde entier ont d’ailleurs réservé un accueil triomphal au spartiate avec plus de 3 millions de copies vendues en seulement 3 jours.
Une réussite commerciale et critique largement méritée, car God of War est un jeu généreux, proposant, outre la quête principale qui vous occupera environ 25 heures, des quêtes secondaires et des défis, tous scénarisés, récompensant réellement le joueur.
Il y a tant à dire sur ce nouvel épisode de la saga God of War…

Kratos face au dragon dans une séquence époustouflante.

Kratos face au dragon dans une séquence époustouflante.

Pour conclure, nous aimerions simplement dire « merci ».
Merci à Cory Barlog et à ses équipes du studio Santa Monica d’avoir passé tant d’années à la réalisation de ce projet titanesque. Nous vous invitons d’ailleurs à voir les photos de Cory avant et après la gestation
de God of War, l’homme n’est physiquement plus le même.
Merci à Sony de laisser sa chance aux jeux solo narratifs, résistant ainsi à l’invasion toujours
plus pressante des jeux multi-joueurs.
Enfin, merci au jeu vidéo d’exister, de nous faire rêver en nous embarquant dans des univers aussi fantastiques. God of War, exclusivement sur Playstation 4, en est aujourd’hui le porte-étendard.

Note de la rédaction : 20/20
Disponibilité : Déjà dans les bacs
Prix public : 69 euros
Machine : Exclusivement sur PS4/Pro

Laurent Amar

NI NO KUNI II sur PS4 et PS4 Pro : l’avènement d’un nouveau chef-d’œuvre

NI NO KUNI 2 : "L'avènement d'un nouveau royaume".

NI NO KUNI 2 : « L’avènement d’un nouveau royaume ».

Il aura fallu attendre sept longues années pour que le célèbre studio Level-5 nous propose une suite à sa saga NI NO KUNI.
Le premier épisode avait été réalisé en coproduction avec l’estimable studio Ghibli, désormais reconnu dans le monde entier pour ses films d’animation.
Mais pour le deuxième épisode, Level-5 a décidé de rompre cette association, sans doute pour des raisons financières, et de se lancer seul dans la production de ce nouveau J-RPG (« Japan Role Playing Game » ou jeu de rôle à la japonaise, ndlr).
Seul, pas tout fait puisque, de la collaboration avec Ghibli, reste la présence de Yoshiyuki Momose, ex-animateur du studio fondé par Hayao Miyazaki, et du compositeur Joe Hisaishi.
Le jeu se situe environ cent ans après les évènements de « NI NO KUNI : La vengeance de la sorcière céleste », sorti à l’époque sur PS3.
Il raconte l’histoire d’un enfant roi, Evan, monarque du royaume de Carabas, contrée où vit la peuplade des Mistigris, autrement dit des « Chats ».
Suite au coup d’État fomenté par le chef des « Souris » Ratoleon, Evan devra s’exiler et, avec l’aide de ses amis, notamment celle de Roland venant de notre propre monde, il créera un royaume nommé « Espérance ». Evan aura ainsi pour but de faire régner la paix entre toutes les contrées.

Parlons tout d’abord des points forts de ce NI NO KUNI II, en particulier l’écriture !
Les dialogues sont stupéfiants de justesse et d’humour. Mention spéciale à la traduction française, qui se permet même le luxe de trouver des noms et des sous-titres aux différents « boss » à travers des jeux de mots, parfois dignes des ex-auteurs des « Guignols de l’info » sur Canal +.
Nous sommes là dans une localisation de haute tenue et nous félicitons et remercions pour cela Bandai Namco France.
Le personnage de Roland est sans doute le plus intéressant, avec celui d’Evan, et le plus développé. Il vient de notre monde, où il était apparemment président des États-Unis, téléporté dans l’univers de NI NO KUNI suite à l’explosion nucléaire dans laquelle il périra.
Roland jouera le rôle de père spirituel pour Evan, et l’aidera à accomplir sa glorieuse destinée, celle de créer « Espérance : le royaume aux millions de sourires ».

Le royaume d'Evan

Le royaume d’Evan

Nous en venons alors au deuxième point fort : les thématiques abordées. Sous couvert de messages naïfs et enfantins, NI NO KUNI 2 propose des sujets plutôt étonnants dans un jeu vidéo : la spoliation et la déportation de tout un peuple dans une sorte de ghetto ; la dictature, interdisant l’amour entre deux êtres ; les dangers de la technologie et de la pollution qui en découle, et même la trahison.
Vous serez étonné par la maturité finale de l’ensemble, dissimulée sous une couche d’enfantillage.

La partie visuelle constitue un véritable enchantement pour la rétine.

Dans la plus pure tradition des RPG japonais, vous parcourrez des prairies verdoyantes, des rivières, des montagnes enneigées, des déserts brûlants, des océans. Vous n’aurez pas de perspective 3D en traversant le monde de NI NO KUNI II.
Nous vous conseillons d’ailleurs de jouer sur PS4 Pro en 4K HDR si vous possédez un téléviseur compatible, vous n’allez pas en revenir !

Les déplacements se feront sur une sorte de « map » en vue isométrique avec des personnages représentés par des avatars en style « Chibi ».
Nous mettrons ce dernier aspect du jeu dans les points faibles. Nous aurions de loin préféré traverser ces paysages en vue réelle avec nos vrais personnages, plutôt qu’en vue « map ». Nous imaginons que si Level-5 a opté pour cette option, c’est par manque de temps.
En revanche, dès que vous entrez dans une ville ou dans un sanctuaire, ou bien en démarrant un combat, la vue redevient normale et là, c’est magnifique, la direction artistique est magistrale, tout comme la partition musicale de Joe Hisaishi, digne des plus grands compositeurs de blockbusters hollywoodiens.

Roland, Evan et des Mousses

Roland, Evan et des Mousses

Enfin, soulignons que le gameplay est enrichi par un aspect stratégie et par un mode bataille. Vous devrez en effet guerroyer avec vos armées et vaincre les troupes adverses voulant nuire à « Espérance ». Vous devrez aussi faire de la gestion, comme un vrai chef d’État, en choisissant de développer votre château et donc de le rehausser, l’agrandir et surtout l’améliorer, ce qui sera indispensable à la poursuite de l’aventure.
Nous aurions tant de choses à dire sur ce nouveau jeu, disponible dans le commerce depuis le 23 mars dernier, mais nous vous conseillons de vous le procurer le plus vite possible.
C’est une véritable perle vidéo-ludique proposée par Bandai Namco et le studio Level-5. Evan, Roland et leurs amis vous attendent pour une quête spirituelle et personnelle, celle de l’avènement d’un enfant roi et de son royaume aux millions de sourires.

NI NO KUNI II, édité par Bandai Namco, est disponible en exclusivité sur PS4 et PS4 Pro.
Note de la rédaction : 18/20

Laurent Amar

Capcom démocratise la chasse aux monstres avec l’excellent « Monster Hunter World » sur PS4 Pro

Monster Hunter World

Monster Hunter World

La saga « Monster Hunter » représente pour Capcom une licence tout aussi importante et puissante que celle de « Resident Evil ».
Le premier épisode, sorti au Japon en 2002, sur PlayStation 2, remporta un succès immense et inattendu.
Plusieurs itérations sortirent sur différentes consoles, notamment sur celles de Nintendo, avec d’excellents épisodes, à l’exception de « Monster Hunter XX » sur Switch.

Cela n’était pas dû à la qualité du soft, mais aux médiocres capacités de la console hybride. « Monster Hunter » proposait un gameplay attrayant. Imaginez-vous en trappeur, braconnier ou chasseur, votre mission est de sauver un village ou une communauté en allant traquer les monstres fantastiques qui les menacent, le tout dans un univers d’Héroic Fantasy.
Le jeu se résume à une sorte de « beat them all », en plus sophistiqué, avec une importante composante RPG.
Assez hermétiques au marché mondial, les pontes de Capcom conçurent « Monster Hunter » comme une saga visant le public japonais. Mais peu à peu, l’aura de la licence et le succès aidant, les méchants monstres à abattre ne tardèrent pas à conquérir toute la planète.

Il ne restait plus qu’à trouver, pour les équipes de l’éditeur japonais, une jouabilité digne de ce nom, capable de séduire les gamers les plus exigeants, n’appréciant guère les commandes approximatives et complexes, inhérentes à ce type de production.
Et voici que débarque sur console nouvelle génération « Monster Hunter World » ! Véritable bijou de technologie, le jeu se veut facile d’accès, avec un visuel enfin au niveau des productions occidentales de qualité.

L’histoire vous met dans la peau d’un chasseur, dont l’apparence physique est entièrement paramétrable et membre de la « Commission des chasseurs », faisant route vers « le nouveau monde ».
Cette terre tout aussi luxuriante que dangereuse est habitée par des monstres plus terrifiants les uns que les autres et qu’il faudra bien éliminer pour continuer l’aventure.
3326642-9913596330-327687En partant de votre QG, l’extraordinaire ville d’Astera, où vous prendrez connaissance de vos quêtes et où vous améliorerez vos compétences, un univers s’offrira à vous avec les zones bien connues des joueurs : la forêt, les volcans, les montagnes enneigées, les déserts, etc.

L’aspect multi-joueurs est largement exploité dans ce « Monster Hunter World », mais le plus impressionnant est sans conteste la qualité graphique. Sur PS4 Pro, le jeu est splendide et les monstres sont animés de façon quasi naturelle. Le travail effectué par les graphistes et les animateurs de Capcom est aussi titanesque que louable. « Monster Hunter World » remporte un triomphe à travers le monde, avec déjà 6 millions d’exemplaires vendus.

Mais elle constitue surtout une œuvre chargée de symboles, notamment celui de la résurrection du jeu vidéo japonais.
Bravo Capcom ! À Stars-media, nous avons adoré. Si vous êtes les heureux propriétaires d’une PS4 Pro, même d’une simple PS4, n’hésitez pas, partez à l’aventure, la communauté des chasseurs vous attend, et les monstres également !

Laurent Amar

Note de la rédaction : 17/20
Éditeur : Capcom
Disponibilité : Déjà dans les bacs

Sony refait une beauté à « Shadow of the Colossus », le chef- d’œuvre de Fumito Ueda

Shadow of the Colossus

Shadow of the Colossus sur PS4 et PS4 Pro

En 2005, sortait sur PS2 une œuvre très particulière dans le paysage vidéo-ludique japonais et occidental.
Un jeu vidéo qui conte une histoire étrange, celle d’un chevalier voulant ressusciter sa bien-aimée.

Pour cela, il doit se rendre, avec le cadavre de la défunte, dans une terre mystérieuse, pour ne pas dire mystique. Là, des divinités lui imposent d’aller abattre 16 majestueux colosses, habitants de cette contrée d’une beauté évidente, mais quasiment dénuée de toute vie.
Wander, le personnage que vous incarnez, part donc combattre ces entités monstrueuses, en apparence, dans l’espoir de ressusciter sa belle. Mais voilà, les choses ne sont pas aussi simples.

Fumito Ueda, déjà auteur du fantastique « Ico », signe avec « Shadow of the Colossus » un véritable chef-d’œuvre, une tragédie grecque à dimension poétique inhabituelle dans un jeu vidéo.
L’ampleur des colosses à abattre, monstres géants représentant à eux seuls un niveau tout entier, mais également ces chevauchées fantastiques à travers des paysages envoûtants font de « Shadow… » le premier jeu d’action contemplatif de l’Histoire.
Aujourd’hui, Sony Japan Studio, en association avec le studio texan Bluepoint Games, a judicieusement décidé de remettre au goût du jour cette perle vidéo-ludique.

Attention, il ne s’agit pas d’un remaster, à l’instar de celui de la PS3 sortie en 2011 qui permettait au jeu de tourner enfin convenablement. En effet, la faible puissance de la PS2 empêchait à l’époque « Shadow of the Colossus » de s’épanouir visuellement. Bug de collisions, ralentissement, frame rate et caméra parfois à la ramasse, Ueda demanda beaucoup trop à la console en lui faisant cracher ses tripes.

Non, rien de cela, nous avons droit désormais à une nouvelle race de jeu vidéo, « le remake ». Il ne s’agit pas d’un reboot, mais du même jeu, avec le même contenu, cependant réalisé avec les technologies d’aujourd’hui grâce à la toute-puissance de la PS4, et à fortiori de la PS4 Pro.
shadow-of-the-colossus-screen-01-ps4-eu-30oct17Et le travail effectué par les ingénieurs de Bluepoint Games est tout simplement époustouflant, avec une fluidité de tous les instants, surtout si vous possédez une PS4 Pro.

Grâce à cette dernière, vous aurez le choix entre les modes cinématiques avec une résolution augmentée ou un mode « performances » bénéficiant d’un frame rate à 60 images/seconde. Dans les deux cas, le jeu est sublimé et Fumito Ueda qui, précision importante, n’a pas pris part à la production de ce remake, peut être fier du travail accompli et de l’hommage à son œuvre par le studio texan.

Des contrées désertiques, des forêts luxuriantes dignes du « Seigneur des anneaux », des lacs inquiétants, et surtout 16 colosses plus majestueux les uns que les autres, voici ce qui vous attend avec « Shadow of the Colossus » version 2018. Si vous aviez joué à l’œuvre originale, redécouvrez-la impérativement ; sinon, jetez-vous sur le remake sans aucune hésitation.
Wander, avec son fidèle destrier Agro, souhaite faire revivre sa bien-aimée, aidez-les du mieux que vous pourrez, envers et contre tout.

Note de la rédaction : 18/20
Éditeur : Sony
Plate-forme : Exclusivement sur PS4 et PS4 Pro
Disponibilité : Déjà dans les bacs

Laurent Amar

« Dragon’s Dogma : Dark Arisen » sur PS4, plus beau, plus fluide et encore plus jouissif

Dragon's Dogma version PS4

Dragon’s Dogma version PS4

Il y a cinq ans, sortait un RPG emblématique de l’ère PS3 et Xbox 360, « Dragon’s Dogma ».
Une réponse de l’industrie vidéoludique japonaise au hit en puissance de Bethesda,
« Skyrim ».
Nous ne reviendrons pas sur l’histoire ou le gameplay de ce jeu désormais culte, nous vous invitons plutôt à relire notre test de l’époque, qui avait encensé le titre de Capcom, en suivant ce lien : http://www.stars-media.fr/dragonsdogmadarkarisen- test/

Nous vous proposons aujourd’hui une mise à jour de ce test, avec la sortie du portage sur Playstation 4 et sur Xbox One de « Dragon’s Dogma : Dark Arisen ».
Comme l’indique le titre de cet article, le jeu profite donc de performances largement accrues, grâce à la toute-puissance des consoles de nouvelle génération.
Par quoi cela se traduit-il ? Bien entendu, par une augmentation de la résolution ; le jeu passe désormais en Full HD 1080p avec un Frame rate de 30 fps constant et nous sommes enfin débarrassés du format cinéma et de ces deux horribles bandes noires qui nuisaient à la lisibilité du jeu. De plus, il est entièrement débuggé.

En revanche, il s’agit bien d’un portage, pas d’une remasterisation, les textures ne sont pas retravaillées, les cinématiques restent en 720p et il y a, hélas, toujours autant de clippings. Si cela pouvait se comprendre à l’époque, à cause de l’importance du monde ouvert, c’est moins pardonnable avec cette version PS4.

On pouvait tout à fait supprimer ces clippings, comme les personnages qui s‘affichent au dernier moment ou ces éléments du décor qui apparaissent progressivement.
Mais vous aurez droit, avec cette nouvelle version, à un jeu toujours aussi génial, qui gagne pour l’occasion en fluidité et en résolution.
Sans oublier son excellent DLC très « Dark-soulien » dans sa conception : « Dark Arisen ».
Même son titre est un clin d’œil à la saga de From Software.
Certes, il ne s’agit pas d’une véritable refonte du soft, mais qu’importe, « Dragon’s Dogma »  est une merveille et vous prendrez toujours autant de plaisir à parcourir les collines verdoyantes et chaotiques de Gransys en compagnie, bien sûr, de vos fameux « pions ».

Laurent Amar

Éditeur : Capcom
Plate-forme : PS4, Xbox One et PC
Disponibilité : Déjà dans les bacs et en téléchargement

« Qui es-tu ? » sur PS4, éclats de rire garantis entre amis

Qui es-tu ?

Qui es-tu ?

Sony aime faire ce dont vous rêvez, c’est bien connu, mais la célèbre marque japonaise aime également innover, notamment en matière de jeu vidéo.
Alors, les petits génies du département PlayStation ont créé une nouvelle gamme de jeux à vocation communautaire, baptisée « PlayLink ».
Les abonnés du PlayStation Plus sont chanceux car ils peuvent télécharger ces nouveaux produits gratuitement. Et la première itération de cette gamme se nomme « Qui es-tu ? ».

Il s’agit d’un quiz, mais très original.
Les différents joueurs doivent répondre à des questions croustillantes les concernant.
Conçu pour deux à cinq joueurs, « Qui es-tu ? » vous permettra d’aborder différents thèmes, et lorsque vous prendrez connaissance des réponses de vos amis, attendez-vous à des éclats de rire !
Plus de 1 000 questions sont disponibles.
Convivialité et proximité font le charme de ce quiz très particulier.

Néanmoins, l’atout principal du jeu est ailleurs. En effet, toujours désireux de démocratiser le jeu vidéo, Sony a pour une fois laissé de côté l’emblématique manette pour le Smartphone ; « Qui es-tu ? » nécessite en effet l’utilisation de votre téléphone portable connecté à votre PS4 ou PS4 Pro. Vous allez devoir dessiner, mais aussi imiter vos amis grâce à la caméra frontale des selfies. Aux joueurs ensuite de décider qui est parvenu à proposer la meilleure imitation, avec des points engrangés en fonction des réponses communes.
De nombreuses fonctionnalités de votre téléphone seront mises à contribution. Mieux vous répondrez aux questions, mieux vous saurez relever des défis, plus vous aurez de chances de remporter la victoire. Le jeu est plein d’originalité et d’humour, fait pour rapprocher, et non pour isoler les joueurs, saluons cette belle initiative qui fait le lien entre les gamers et les casuals.
Merci et bravo Sony !

« Qui es-tu ? » : disponible en téléchargement sur le PS Store à 19 euros, ou gratuit pour les abonnés du PlayStation Plus

« Uncharted : The Lost Legacy » : un nouveau départ

Uncharted : The Lost Legacy

Uncharted : The Lost Legacy

« Uncharted 4 » se terminait par un Nathan Drake rangé, marié, pour le meilleur et pour le pire, avec Elena Fisher. Finie, la vie de pilleur de tombes, d’explorateur de donjons et de découvreur de cités légendaires ! Nous pensions que la saga « Uncharted », fer de lance de feu la PS3 et vitrine technologique de la PS4 et de la PS4 Pro, était terminée.
Que nenni ! Au contraire, avec « The Lost Legacy », c’est un nouveau départ.

Nouveau départ certes, mais sans Nathan. Pour lui, plus question de jouer les Indiana Jones !

Alors, qui pour prendre la relève ? Bien évidemment, l’ancien flirt de Nathan, Chloe Frazer, que nous avions découverte dans l’inoubliable « Uncharted 2 », perle vidéo-ludique hors norme !
Chloe fera également une courte apparition dans le 3e épisode, moins réussi, mais tout aussi spectaculaire. Belle à se damner, avec une trempe d’amazone, courageuse et humaniste, un peu folle, Chloe était la candidate idéale selon les équipes du studio Naughty Dog pour nous faire vivre de nouvelles aventures.

Mais voilà, Chloe ne sera pas seule, mais accompagnée d’un personnage rencontré dans « Uncharted 4 », ex-présidente de la compagnie Shoreline, la fameuse Nadine Ross. Plus redoutable, plus virulente, plus « agressive », à fleur de peau, Nadine, combattante hors pair, qui porte d’ailleurs bien son nom, fera avec sa partenaire un tandem de feu qui sied parfaitement à l’environnement de leur nouveau lieu de tribulations… l’Inde.
« Uncharted : The Lost Legacy » se passe en effet dans le « sous-continent », comme on surnomme ce pays, l’un des plus beaux au monde.

Et c’est plus précisément dans les Ghats occidentaux, région montagneuse indienne, que se déroule l’action de ce nouvel opus.
Chloe et Nadine s’associent pour rechercher la légendaire défense en or de Ganesh, souverain déchu du royaume Hoysala. Pour ce faire, elles devront affronter le terrible chef des rebelles Asav, ancien amant de Nadine. Les rebelles, en général considérés comme des héros dans les films ou les jeux d’aventures, sont ici décrits comme une bande de voyous mettant l’Inde à feu et à sang.
Nadine et Chloe auront fort à faire pour arracher la défense des mains de l’ignoble Asav et de ses hommes, mais aussi pour résoudre toutes les énigmes et autres obstacles que les anciens sujets de Ganesh auront mis sur leur route.

Chloe et Nadine

Chloe et Nadine

Pour aborder le cœur du sujet, parlons des qualités du jeu, et elles sont nombreuses.
Vous l’aurez deviné, les graphismes sont simplement… comment dire ? C’est du jamais vu ! Plus impressionnant que « Uncharted 4 », plus esthétique que « Horizon : Zero Dawn », à cette date, « The Lost Legacy » est le plus beau jeu vidéo de tous les temps. Il faut voir ces paysages des Ghats occidentaux, ces panoramas à couper le souffle, ces effets de lumière envoûtants, le monde ouvert du 4e chapitre, magnifique jusque dans ses moindres recoins, et que vous aurez tout le loisir de visiter. De plus, les créateurs de Naughty Dog se payent le luxe de nous proposer une quête annexe. Longue et passionnante, pas forcément utile pour la suite de l’aventure, mais très intéressante.

L’autre qualité du jeu, Neil Druckmann (scénariste de « The Last of Us », ndlr) oblige, réside dans l’écriture. Les phases de dialogues sont hilarantes, à l’instar des autres volets de la saga, sous les enjeux dramatiques de l’histoire, les répliques fusent et un second degré y est omniprésent. Allez, je ne résiste pas à l’envie de vous citer un échange entre Nadine et Chloe lors d’une phase d’exploration.

Nadine : Tu as vu ? C’est un trébuchet !
Chloe : Pourquoi tu dis trébuchet, tu ne peux pas dire tout simplement catapulte ?
Nadine : Un trébuchet est une catapulte géante, qui permet d’envoyer des projectiles plus gros.
Chloe : Et comment tu sais cela, toi ?
Nadine : J’ai lu ça en allant sur Wikipédia, comme tout le monde !

Je ne sais pas vous, mais moi, cela me fait rire. Et tous les dialogues du jeu sont du même acabit.

« The Lost Legacy » était prévu à l’origine pour un DLC, une extension téléchargeable de « Uncharted 4 », mais les pontes de Sony et de Naughty Dog ont décidé d’en faire un jeu à part entière.

Les panoramas sublimes de "The Lost Legacy".

Les panoramas sublimes de « The Lost Legacy ».

Donc, ne vous attendez pas à la même durée de vie qu’un épisode classique de la saga et encore moins à celle du 4e épisode, un poil longuet. L’aventure principale et la quête annexe se boucleront en une huitaine d’heures, mais quelles heures !

Chloe et Nadine, dignes héritières de Nathan Drake, désormais à la retraite avec sa lourdingue Elena Fisher (le personnage, fort sympathique lors des deux premiers épisodes, fut massacré à partir du 3e par les scénaristes) vous feront partager un voyage inoubliable.
Un voyage à la recherche d’un royaume déchu, et de son plus bel artefact, la corne de Ganesh.
Jetez-vous sur ce nouvel opus de « Uncharted ». En outre, le prix est mini, 29 euros, cela ne vaut vraiment pas le coup de se priver.

Sony nous livre là un merveilleux cadeau pour la rentrée, histoire de rêver encore un peu avant de revenir à la dure réalité.
Merci Sony, et bravo Naughty Dog !

Note de la rédaction : 19/20
Éditeur : Sony
Date de sortie : Déjà dans les bacs
Prix : 29 euros
Plate-forme : PS4 et PS4 Pro (PS4 Pro machine conseillée)

« Horizon : Zero Dawn », le plus beau de tous les « open world », sur PS4 et PS4 Pro

Horizon : Zero Dawn

Horizon : Zero Dawn

Guerrilla Games est un studio néerlandais, qui développe des jeux exclusivement sur les consoles de Sony. Il est en outre l’auteur d’une saga vidéo-ludique, désormais célèbre dans le monde, « Killzone », dont les quatre épisodes sont sortis successivement sur PlayStation 2, 3 et 4.

En finalisant la production de « Killzone : Shadow Fall », l’un des jeux de lancement de la PS4, le studio déclarait travailler sur une nouvelle propriété, beaucoup plus ambitieuse que le FPS guerrier qu’il avait créé. Il s’agissait, vous l’aurez compris, de « Horizon », un RPG futuriste d’une ampleur rarement égalée.
Une démo fut dévoilée à l’E3 2015 et aussitôt, « Horizon » recueillit tous les suffrages, notamment celui du « meilleur jeu » de ce congrès dédié aux jeux vidéo.

Plusieurs années après, manette en main, nous sommes devant notre écran de télévision en train de nous essayer à « Horizon : Zero Dawn », la nouvelle production de Guerrilla, attendue comme le messie par les fans de jeux d’aventures en monde ouvert.
L’action se déroule dans un univers post-apocalyptique, où l’humanité n’est plus que l’ombre d’elle-même, réduite à vivre, ou plutôt à survivre, en tribus comme durant l’âge du fer.

Seulement voilà, sur une planète où la nature a définitivement repris ses droits, les humains ne sont plus l’espèce dominante sur terre. Désormais, ce sont les machines, monstres de métal aux formes animales, tels des dinosaures robotiques.

Aloy, l’héroïne que nous contrôlerons, est une jeune chasseresse et archère, qui n’est pas sans nous rappeler, dans son style, Katniss Everdeen de « Hunger Games ».
Altruiste et courageuse, Aloy, de la tribu Nora, quittera sa région natale pour une quête initiatique, à la recherche de ses origines, et afin de savoir pourquoi l’humanité s’est effondrée sous le joug des machines qu’elle a engendrées.

Tout d’abord, citons le point le plus positif du jeu : sans conteste Aloy, dont nous sommes littéralement tombés amoureux à la rédaction de Stars-média, c’est en effet une immense réussite. Aloy est une ravissante rouquine avec des taches de rousseur.
Sans être un canon de beauté aux formes généreuses, à l’instar d’une Lara Croft, Aloy s’avère charmante. Agile et sympathique, son abnégation et sa volonté de comprendre le monde qui l’entoure feront d’elle un personnage quasi messianique.

Aloy admirant les panoramas de Horizon

Aloy admirant l’un des nombreux panoramas de « Horizon »

L’autre réussite artistique de « Horizon » est son monde totalement ouvert. C’est bien simple, on est au niveau, d’un point de vue graphique, de « Uncharted 4 », mais avec les contraintes techniques de l’ « open world », d’où la performance des développeurs de
Guerrilla. La variété des paysages, les panoramas à couper le souffle, notamment quand Aloy se trouve tout en haut de montagnes enneigées, les effets de lumière en fonction de la météo, l’aube et le crépuscule, l’éclairage de la lune, qui, la nuit venue, transperce les
arbres. L’intégralité du jeu vous flatte la rétine, et vous vous surprendrez souvent à contempler les merveilles du monde dans lequel vit notre héroïne, avant de vous engager plus loin dans l’aventure.

Enfin, les machines, de catégories et de tailles différentes, sont époustouflantes de réalisme. C’est un véritable bonheur de les chasser et de les détruire, notamment à l’aide de l’arc. Car Aloy possède deux armes pour venir à bout de ces monstres mécanisés : l’arc, qui se décline en plusieurs modèles, et la lance pour les combats au corps-à- corps.
Comme pour tout bon RPG qui se respecte, vous devrez remplir peu à peu un arbre de compétences avec les points acquis au cours de vos combats.
Plus vous avancerez dans l’aventure, plus vous accomplirez de quêtes annexes, plus vous tuerez de machines et plus vous aurez de points pour améliorer les capacités d’Aloy.
Nous nous inclinons face au tour de force réalisé par les équipes néerlandaises de Guerrilla Games.

Non seulement leur jeu est sublime, mais l’histoire est passionnante, et l’on a hâte de découvrir en compagnie de notre belle rouquine la raison pour laquelle l’humanité en est arrivée là.

Aloy en pleine action

Aloy en pleine action

L’aventure en ligne droite est plutôt courte et efficace, mais nous vous conseillons de parcourir de long en large cet univers envoûtant, que les graphistes de Guerrilla ont créé, de toute évidence, avec l’amour du travail bien fait.
Enfin, si vous possédez un téléviseur 4K UHD, vous atteindrez le nirvana avec une qualité d’image jamais atteinte, cela grâce à la puissance de la PS4 Pro sur laquelle nous avons effectué ce test. Sinon, la version full HD à l’animation et aux graphismes améliorés, toujours grâce à la Pro, saura vous combler.

Alors, ne manquez pour rien au monde votre rendez-vous avec la belle Aloy, vous n’arriverez plus à vous passer d’elle, ni de l’univers inquiétant et majestueux de « Horizon : Zero Dawn ».

Chapeau bas aux petits gars de Guerrilla Games, leur blockbuster vidéo-ludique, exclusivement sur PS4 et PS4 Pro, constitue une réussite.

Laurent Amar

Note de la rédaction : 20/20
Prix public : environ 69 euros
Éditeur : Sony
Disponibilité : Déjà dans les bacs

Skyrim, sur PS4 et PS4 Pro : vivez une autre vie, dans un autre monde

Skyrim

Skyrim Special Edition

Il y a six ans, sortait sur console et PC un jeu vidéo d’une richesse visuelle et narrative exceptionnelle, le cinquième épisode de la série Elder Scrolls, Skyrim.

Le soft vous emmenait en Bordeciel, une contrée sauvage où se mêlent vallées boisées, sommets enneigés et plaines glacées.

L’histoire fait irrémédiablement penser aux légendes nordiques, ou même aux ouvrages du grand Tolkien. Les dragons, disparus depuis des milliers d’années, ressuscitent les uns après les autres.
Belliqueux et sans pitié, ils détruisent tout sur leur passage, mais vous, Dovahkiin, l’« Enfant de Dragon » aux pouvoirs surnaturels, allez devoir affronter cette étrange malédiction et vivre une aventure dans un territoire en monde ouvert (« open world », ndlr), parmi les plus vastes proposés dans un jeu vidéo.

Six ans plus tard, l‘excellent éditeur américain Bethesda nous offre un remaster salvateur de cette œuvre vidéo-ludique majeure, qui marqua toute une génération de joueurs.

Pourquoi salvateur ? Parce que la PlayStation 3 et la Xbox 360 souffraient le martyre à faire tourner Skyrim correctement, le jeu disposait d’un monde ouvert extrêmement dense.
La puissance de la nouvelle PlayStation 4, notamment de la PS4 Pro via un patch, allait enfin rendre hommage à cette débauche de technologie en accordant au soft une fluidité sans faille, ainsi qu’une remise à jour graphique en 1080p, vraiment appréciable.

Venons-en à ce qui nous intéresse le plus, les graphismes. C’est au niveau technique que l’on réalise la pertinence de cette version remasterisée.
La physique de l’eau, de la neige, les effets spéciaux, notamment les particules volant dans les airs, et bien sûr l’animation des ennemis, tout a été optimisé, de façon à vous faire vivre une aventure plus incroyable que jamais, tout cela pour la modique somme de 39 euros.

Skyrim sur PS4

Skyrim sur PS4

Le jeu ne rame jamais et les environnements ont même été retravaillés, notamment certaines textures, le tout en Full HD. Skyrim Remastered est un jeu dont l’aspect visuel n’a rien à envier aux productions plus récentes.

De plus, l’équipée est longue, très longue. La quête principale vous amènera à découvrir ce qu’il se trame en Bordeciel et pourquoi les dragons sont de retour.

Mais vous aurez aussi d’innombrables grottes ou donjons facultatifs à visiter, pour améliorer vos compétences. Vous avancerez ainsi plus rapidement dans l’aventure principale.

Il est difficile de définir ce que l’on ressent en jouant à Skyrim. Le titre de cet article est « Vivez une autre vie dans un autre monde ». C’est cela, vous vous promenez en liberté dans une contrée imaginaire que n’aurait pas reniée l’auteur du « Seigneur des anneaux », avec une gestion réaliste du climat et du cycle jour/nuit.

Mention spéciale aux contrées de Bordeciel, avec des aurores boréales sublimes ; on se croirait réellement en Europe du Nord.
Si vous avez envie de vous évader, de vivre une aventure dans une région mystérieuse et moyenâgeuse, alors Skyrim Remastered est fait pour vous.

Grâce à une prouesse graphique et visuelle fonctionnant enfin à plein rendement, à la puissance de la nouvelle machine de Sony, vous en aurez pour votre argent.

Les légendes du Nord vous attendent, les dragons de même, prenez votre fourrure et vos armes, puis partez vivre une autre vie, dans un autre monde, celui de Bordeciel.

Laurent Amar

Note de la rédaction : 18/20
Éditeur : Bethesda
Disponibilité : Déjà dans les bacs
Prix public : 39 euros
Plate-forme : PS4, PS4 Pro et Xbox One

« The Last Guardian » ancre définitivement le jeu vidéo dans le patrimoine artistique mondial

la-jaquette-francaise

La jaquette française

Neuf ans, il aura fallu neuf longues années au génial développeur japonais Fumito Ueda pour nous offrir sa création la plus riche. Cette richesse ne vient pas seulement du scénario, d’une sensibilité et d’une subtilité rarissimes dans le monde du cinéma ou de la télévision, mais également d’une technologie qui pousse la PlayStation 4 dans ses derniers retranchements, y compris pour sa version « Pro ».

C’est d’ailleurs sur cette dernière que nous avons testé la nouvelle production du célèbre studio First Party de Sony, Team Ico, avec comme maître d’œuvre celui de « Ico » et de « Shadow of the Colossus ».

Le pitch de « The Last Guardian » est très simple et pourtant…
Un jeune garçon et une immense créature, Trico, à la fois chat, chien et souris, se retrouvent enfermés dans une caverne sombre et humide. Ils ne se connaissent pas, le garçon n’a aucune idée de ce qu’il fait ici, en présence de cet étrange animal. Cependant, il remarque de graves blessures sous les plumes de son corps, témoins d’un combat et d’une capture cruels.
Le garçon, c’est-à-dire vous, apprendra à apprivoiser cette bête géante, à devenir son ami et à s’enfuir avec elle de cette forteresse isolée.

Dès le début du jeu, on remarque la patte de Fumito Ueda, un environnement dénué de toute activité humaine, majestueux par sa taille et doté d’une nature omniprésente.
Comme pour « Ico » et « Yorda », le joueur ressent ici une véritable empathie vis-à-vis de son compagnon à plumes, il souffre réellement lorsque Trico se fait attaquer par les automates voulant, coûte que coûte, le retenir dans la forteresse.

On se prend d’affection pour Trico comme on le ferait pour un chiot ou un chaton : quand il est fatigué ou affamé, on se dépêche d’aller lui chercher de la nourriture ; quand il est criblé de lances, on se hâte de les lui retirer et ses cris de douleur nous déchirent le cœur.
Concernant l’immersion dans l’aventure, « The Last Guardian » relève du chef-d’œuvre.
Les graphismes sont superbes et l’animation de Trico bluffante.

Trico et son ami en pleine nature

Trico et son ami en pleine nature

Il faut voir la créature sauter d’un pont à l’autre, avec le garçon sur son dos, traversant ainsi d’immenses précipices. Cette cité abandonnée de laquelle nos deux héros doivent s’échapper n’a pour compagnie que le sifflement du vent, témoin d’une civilisation disparue, mais avec, en toile de fond, une nature ayant repris ses droits.

Les jeux de lumière sont très réussis et le soft ne souffre d’aucun bug, mis à part quelques problèmes de caméra. En effet, cette dernière est difficile à manier, avec un temps de latence entre le moment où vous tournez la molette du paddle et celui où celle-ci réagit.
De plus, elle a du mal à se positionner correctement en fonction de la place qu’occupent Trico et votre personnage, le garçon, à l’écran. Cependant, l’animal géant ne réagit pas bêtement à vos instructions, tel un classique avatar de jeu vidéo. Non, les concepteurs lui ont donné une intelligence artificielle qu’il vous faudra comprendre et apprivoiser, comme avec un être vivant. Et c’est parfois un peu frustrant de ne pas voir Trico réagir comme vous le souhaiteriez. Il est capricieux et pour lui faire effectuer un simple saut, il faudra vous y reprendre à deux fois.
Malgré tout, ces menusproblèmes s’effacent rapidement devant la beauté immuable des décors et la puissance scénaristique qui se dégagent de cette aventure vidéo-ludique pas tout à fait comme les autres.

On comprend alors que la conception de « The Last Guardian » ait pris autant de temps. Annoncé depuis 2006 sur PlayStation 3, maintes fois repoussé, le jeu a finalement basculé sur PlayStation 4, avec, entre temps, un renoncement de Ueda et une démission de Sony Entertainment.

D'incroyables effets de perspective

D’incroyables effets de perspective

Nous saurons, des années plus tard, la raison d’une gestation aussi longue et compliquée.

La PS3 n’avait pas la puissance nécessaire pour donner vie aux rêves de Fumito Ueda. Les animations de Trico sont très gourmandes en ressources, qu’il s’agisse de ses plumes en mouvement ou du déplacement de son corps dans un environnement à la profondeur de champ impressionnante. La grande sœur de la PS4 aurait peiné à gérer tout cela. Ueda s’en est aperçu apparemment trop tard. Les pontes de Sony lui auraient donc demandé soit d’annuler le jeu, soit de le reporter jusqu’à la sortie de la PlayStation 4 et accessoirement de la PS4 Pro, console la plus puissante de tous les temps. Fort heureusement, Ueda a choisi la deuxième option.
Plus incroyable, il s’est excusé du retard de « The Last Guardian » auprès des fans, dans une lettre rendue publique. Son humilité, unanimement saluée, est hautement estimable.

En conclusion, nous vous recommandons de ne pas passer à côté de ce jeu en marge de la production vidéo-ludique actuelle. Entre enchantement, mélancolie et poésie, « The Last Guardian » vous conduira dans un monde étrange, en compagnie d’un animal légendaire, puissant et inoubliable.
Note de la rédaction : 17/20

Éditeur : Sony
Disponibilité : déjà dans les bacs
Prix public : environ 59 euros
Plate-forme : exclusivement sur PS4 et PS4 Pro

« Rise of the Tomb Raider » sur PS4 Pro, tout simplement grandiose

Jaquette Officielle

Jaquette Officielle

En 2013, sortait sur Xbox 360 et PlayStation 3 le reboot d’une série culte de l’industrie vidéo-ludique, « Tomb Raider ». Reboot pas vraiment, nous parlerons plutôt de préquelle, car ce nouvel opus revenait sur les origines de Lara Croft et nous racontait comment la belle était devenue une aventurière.

Tout changeait dans ce reboot, le gameplay, l’interface, le physique de Lara moins aguicheur, et surtout sa psychologie. Fini, la super-héroïne qui n’a peur de personne et dézingue les méchants à tour de bras. Lara est désormais une jeune femme sensible, vulnérable, traumatisée par le suicide de son père. La saga « Uncharted » de Naugthy Dog fut un modèle pour les développeurs, qui s’en sont largement inspirés. Bien leur en a pris. En effet, le gameplay et la technique de cette série phare du studio First Party de Sony atteignent des sommets.

« Tomb Raider » 2013 était tout simplement génial, par sa technique, son ambiance et son histoire. Lara Croft était devenue une héroïne attachante, on souffrait ou l’on s’émerveillait à ses côtés en traversant l’île du Yamataï, au large du Japon.

« Tomb Raider » sur PS3 et sa version remasterisée sur PS4 étaient remarquables ? « Rise of the Tomb Raider » est tout simplement grandiose !

Après une exclusivité d’un an sur les machines de Microsoft, cette suite tant attendue arrive enfin sur PlayStation 4 et surtout sur PlayStation 4 Pro. C’est sur cette dernière que nous avons effectué notre test et autant vous le dire, ce fut incroyable !
Revenons rapidement sur le pitch.

Lara découvre que son père, décédé, a passé sa vie à chercher un artefact surnaturel portant le nom de « source divine ». Ce dernier se trouve au cœur d’une mystérieuse cité, Kitej.
D’après la légende, la source divine offrirait l’immortalité à celui qui réussirait à s’en approcher. Pour l’instant, rien de très original me direz-vous. Attendez un peu, cela devient intéressant. Au cours d’un voyage archéologique en Syrie, Lara va apprendre que cette source divine y fut découverte mais rapportée à des milliers de kilomètres de là, en Sibérie très exactement, par un mystérieux prophète et son peuple, les natifs, au cours du X e siècle. Ceux-ci sont inlassablement pourchassés par les trinitaires, sorte de secte créée par le Vatican pour s’emparer de l’artefact et anéantir ce prophète qui ose se comparer à Dieu.

Lara dans un tombeau en Syrie, le 1er du jeu

Lara dans un tombeau en Syrie, le 1er du jeu

Lara va se retrouver dans la glaciale Sibérie, à la recherche de Kitej et du prophète, afin d’accomplir la destinée de son père.

Il faut préciser que les religions et l’ésotérisme, contrairement pour la littérature, le cinéma ou encore la bande dessinée, ne sont pas les bienvenus dans un jeu vidéo. Nintendo, par exemple, interdit catégoriquement toute connotation religieuse ou tout signe ostentatoire dans le contenu d’un jeu tournant sur l’une de ses consoles. C’est ainsi depuis la naissance de l’industrie vidéo-
ludique, dans les années 1970, sans doute parce que le jeu vidéo s’adressait à des enfants avant de conquérir un public adulte.

Les scénaristes de « Rise of the Tomb Raider » ont donc, avec prudence, franchi un grand pas dans le déroulement d’un jeu en intégrant pour la première fois la notion du « divin » ouvertement chrétienne.

Comme nous l’avons dit, nous avons eu la chance de tester « Rise of the Tomb Raider » avec le patch PS4 Pro, car la rédaction de Stars-media est l’heureuse propriétaire de la nouvelle version de la console de Sony.

Et croyez-nous, vous allez en prendre plein la vue. Les décors sibériens s’avèrent sublimes, avec une profondeur de champ rarement atteinte, des graphismes d’une richesse visuelle inédite. Chaque décor s’affichant sur l’écran est chargé de détails en tout genre, comme ceux de l’épisode du Goulag ou de la Vallée géothermique. Mais surtout, « Rise of the Tomb Raider » bénéficie de la puissance de la PS4 Pro pour l’animation des scènes d’action. Les explosions de portes, de véhicules, de grenades ou de murs vous pétaradent à la figure à une vitesse encore jamais obtenue, même sur console de dernière génération.

Rien ne rame et Lara Croft, à un rythme infernal, vous emmène dans les endroits majestueux et glacials de la Sibérie, avec en plus des références historiques passionnantes sur ces camps de la mort abandonnés, version soviétique, où se déroule une grande partie du jeu.

Lara en pleine exploration du Manoir Croft

Lara en pleine exploration du Manoir Croft

Passons à l’excellente idée de l’épisode de 2013, aujourd’hui sublimée, « les Tombeaux ».

Ces niveaux « bonus », qui n’ont pas d’incidence sur la trame principale, sont encore plus envoûtants, plus travaillés, plus complexes. Les développeurs ont apporté un soin particulier à ce qui, en 2013, constituait l’une des grandes réussites du reboot. Même si les Tombeaux que vous explorerez et dont vous viendrez à bout n’influeront pas sur l’histoire de votre aventure, ils vous
apporteront de nouvelles capacités qui faciliteront votre progression.
Ne passez surtout pas à côté des Tombeaux et visitez-les.

Parmi les contenus additionnels (DLC), se trouve « Baba Yaga »,la méchante sorcière, là aussi arrêtons-nous un moment, cela vaut le coup.
Les développeurs de Crystal Dynamics sont très bien informés. Effectivement, les Russes, notamment ceux des régions reculées telles que la Sibérie, sont très superstitieux. Ils croient à peu près à tout et à n’importe quoi. La magie, la sorcellerie et les démons sont plus qu’un folklore, c’est pour eux une réalité et ce, depuis fort longtemps. Les superstitions sont ancrées dans la culture russe et l’histoire
de la sorcière Baba Yaga illustre parfaitement cette particularité. En pleine aventure, Lara Croft fait la connaissance d’une jeune femme la suppliant de secourir son grand-père, parti se venger d’une prétendue sorcière du nom de Baba Yaga.D’abord incrédule, Lara acceptera la mission. Nous vous conseillons vivement cette aventure supplémentaire, un peu courte certes, mais passionnante, et qui en dit long sur les croyances ancestrales de la paysannerie sibérienne. Preuve ultime de l’énorme travail de recherche effectué par les scénaristes de ce nouvel épisode.

Lara en pleine action

Lara en pleine action

Enfin, un mot sur les personnages-clés de l’histoire, bien écrits, bien dessinés, avec une mention spéciale au très étrange Joseph. Ambigu jusqu’à la fin, avec son aspect « christique », il vous guidera tout au long de votre aventure, même si, peu à peu, vous devinerez sa véritable identité et ses réelles motivations.

Voilà, nous avons dit beaucoup de choses sur « Rise of the Tomb Raider ». Cependant, le contenu de cet épisode est si faramineux que nous n’avons, hélas, ni la place, ni le temps de tout aborder.

Désormais disponible sur PlayStation 4 et sur PlayStation 4 Pro, « Rise of the Tomb Raider » est l’excellent élève de la console la plus puissante de tous les temps. Le jeu vous émerveillera par son visuel, son histoire et bien sûr par le charme de Lara Croft. Elle vous attend, rejoignez-la dans ses aventures sibériennes.

Bravo Crystal Dynamics, la dragée haute à « Uncharted » est largement tenue !

Laurent Amar

Éditeur : Square Enix
Prix public : 69 euros
Plate-forme : PS4, PS4 Pro, Xbox One, Xbox 360 et PC
Disponibilité: Déjà les bacs

Il était une fois la 3D dans les jeux vidéo

La Nintendo 64, première console à proposer de vrais jeux vidéo en 3D

La Nintendo 64, première console à proposer de vrais jeux vidéo en 3D

L’industrie vidéo-ludique est née dans les années 1970, avec les premières consoles aux allures de gros blocs en béton armé. Sur l’écran, seuls apparaissaient des traits en guise de décor, et des points en guise de personnages, car quelques pixels seulement étaient affichables. Évidemment, une unique couleur était disponible, c’était la joyeuse époque du monochrome sur nos volumineux téléviseurs cathodiques.

Puis arriva la seconde génération de consoles, avec plus de couleurs et de pixels, notamment la console Atari 2600 ou encore la CBS Colecovision.  Pourtant, même si nous en sommes actuellement à la huitième génération, il y eut deux révolutions dans l’histoire du jeu vidéo : une en 2007 ; et une autre, la première, qui changea à jamais le visage du loisir numérique, en 1996, avec la naissance de la cinquième génération : la Sega Saturn, la PlayStation de Sony et la fameuse Nintendo 64.

La révolution de 2007 concernait le passage à la haute définition, qui transforma radicalement le confort visuel d’un jeu vidéo, permettant au gamer une lecture plus nette et plus agréable.

Celle de 1996, la plus importante, fut l‘ajout d’une troisième dimension, la profondeur. Souvenez-vous ! Avant, dans un jeu vidéo, vos déplacements se limitaient à la verticalité et  à l’horizontalité. Les premiers jeux vidéo en véritable 3D apparurent avec des titres mythiques tels que « Tomb Raider », « Super Mario 64 » ou « Zelda Ocarina of Time ».

Mais les jeux d’action/aventure ou les FPS (First-person shooter) ne furent pas les seuls à profiter du réalisme apporté par cette troisième dimension. Il y eut aussi les jeux de simulation de vie, comme les célèbres « Sims », ou, plus originaux, les jeux de casino.
roulette-en-ligneIl fallait voir les accros aux jeux de hasard transpirer et stresser devant une roulette 3D virtuelle et la petite bille blanche s’arrêtant peu à peu sur le bon numéro… ou pas.
Ils s’y croyaient, et pourtant, ils se trouvaient chez eux, devant leur télévision, manette en main, et certainement pas dans un casino de Las Vegas.

La troisième dimension dans le jeu vidéo apporta aux joueurs une sensation de réalisme jamais atteinte. Le début d’une grande et belle aventure qui trouve son aboutissement aujourd’hui, grâce à l’apparition  des casques de réalité virtuelle.

La 3D changea à jamais notre façon d’appréhender un jeu vidéo, pour le plus grand plaisir des joueurs invétérés, dont nous faisons partie à Stars-media.

Laurent Amar