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Archive pour la catégorie ‘Jeux Vidéo’

« Horizon : Zero Dawn », le plus beau de tous les « open world », sur PS4 et PS4 Pro

Horizon : Zero Dawn

Horizon : Zero Dawn

Guerrilla Games est un studio néerlandais, qui développe des jeux exclusivement sur les consoles de Sony. Il est en outre l’auteur d’une saga vidéo-ludique, désormais célèbre dans le monde, « Killzone », dont les quatre épisodes sont sortis successivement sur PlayStation 2, 3 et 4.

En finalisant la production de « Killzone : Shadow Fall », l’un des jeux de lancement de la PS4, le studio déclarait travailler sur une nouvelle propriété, beaucoup plus ambitieuse que le FPS guerrier qu’il avait créé. Il s’agissait, vous l’aurez compris, de « Horizon », un RPG futuriste d’une ampleur rarement égalée.
Une démo fut dévoilée à l’E3 2015 et aussitôt, « Horizon » recueillit tous les suffrages, notamment celui du « meilleur jeu » de ce congrès dédié aux jeux vidéo.

Plusieurs années après, manette en main, nous sommes devant notre écran de télévision en train de nous essayer à « Horizon : Zero Dawn », la nouvelle production de Guerrilla, attendue comme le messie par les fans de jeux d’aventures en monde ouvert.
L’action se déroule dans un univers post-apocalyptique, où l’humanité n’est plus que l’ombre d’elle-même, réduite à vivre, ou plutôt à survivre, en tribus comme durant l’âge du fer.

Seulement voilà, sur une planète où la nature a définitivement repris ses droits, les humains ne sont plus l’espèce dominante sur terre. Désormais, ce sont les machines, monstres de métal aux formes animales, tels des dinosaures robotiques.

Aloy, l’héroïne que nous contrôlerons, est une jeune chasseresse et archère, qui n’est pas sans nous rappeler, dans son style, Katniss Everdeen de « Hunger Games ».
Altruiste et courageuse, Aloy, de la tribu Nora, quittera sa région natale pour une quête initiatique, à la recherche de ses origines, et afin de savoir pourquoi l’humanité s’est effondrée sous le joug des machines qu’elle a engendrées.

Tout d’abord, citons le point le plus positif du jeu : sans conteste Aloy, dont nous sommes littéralement tombés amoureux à la rédaction de Stars-média, c’est en effet une immense réussite. Aloy est une ravissante rouquine avec des taches de rousseur.
Sans être un canon de beauté aux formes généreuses, à l’instar d’une Lara Croft, Aloy s’avère charmante. Agile et sympathique, son abnégation et sa volonté de comprendre le monde qui l’entoure feront d’elle un personnage quasi messianique.

Aloy admirant les panoramas de Horizon

Aloy admirant l’un des nombreux panoramas de « Horizon »

L’autre réussite artistique de « Horizon » est son monde totalement ouvert. C’est bien simple, on est au niveau, d’un point de vue graphique, de « Uncharted 4 », mais avec les contraintes techniques de l’ « open world », d’où la performance des développeurs de
Guerrilla. La variété des paysages, les panoramas à couper le souffle, notamment quand Aloy se trouve tout en haut de montagnes enneigées, les effets de lumière en fonction de la météo, l’aube et le crépuscule, l’éclairage de la lune, qui, la nuit venue, transperce les
arbres. L’intégralité du jeu vous flatte la rétine, et vous vous surprendrez souvent à contempler les merveilles du monde dans lequel vit notre héroïne, avant de vous engager plus loin dans l’aventure.

Enfin, les machines, de catégories et de tailles différentes, sont époustouflantes de réalisme. C’est un véritable bonheur de les chasser et de les détruire, notamment à l’aide de l’arc. Car Aloy possède deux armes pour venir à bout de ces monstres mécanisés : l’arc, qui se décline en plusieurs modèles, et la lance pour les combats au corps-à- corps.
Comme pour tout bon RPG qui se respecte, vous devrez remplir peu à peu un arbre de compétences avec les points acquis au cours de vos combats.
Plus vous avancerez dans l’aventure, plus vous accomplirez de quêtes annexes, plus vous tuerez de machines et plus vous aurez de points pour améliorer les capacités d’Aloy.
Nous nous inclinons face au tour de force réalisé par les équipes néerlandaises de Guerrilla Games.

Non seulement leur jeu est sublime, mais l’histoire est passionnante, et l’on a hâte de découvrir en compagnie de notre belle rouquine la raison pour laquelle l’humanité en est arrivée là.

Aloy en pleine action

Aloy en pleine action

L’aventure en ligne droite est plutôt courte et efficace, mais nous vous conseillons de parcourir de long en large cet univers envoûtant, que les graphistes de Guerrilla ont créé, de toute évidence, avec l’amour du travail bien fait.
Enfin, si vous possédez un téléviseur 4K UHD, vous atteindrez le nirvana avec une qualité d’image jamais atteinte, cela grâce à la puissance de la PS4 Pro sur laquelle nous avons effectué ce test. Sinon, la version full HD à l’animation et aux graphismes améliorés, toujours grâce à la Pro, saura vous combler.

Alors, ne manquez pour rien au monde votre rendez-vous avec la belle Aloy, vous n’arriverez plus à vous passer d’elle, ni de l’univers inquiétant et majestueux de « Horizon : Zero Dawn ».

Chapeau bas aux petits gars de Guerrilla Games, leur blockbuster vidéo-ludique, exclusivement sur PS4 et PS4 Pro, constitue une réussite.

Laurent Amar

Note de la rédaction : 20/20
Prix public : environ 69 euros
Éditeur : Sony
Disponibilité : Déjà dans les bacs

Skyrim, sur PS4 et PS4 Pro : vivez une autre vie, dans un autre monde

Skyrim

Skyrim Special Edition

Il y a six ans, sortait sur console et PC un jeu vidéo d’une richesse visuelle et narrative exceptionnelle, le cinquième épisode de la série Elder Scrolls, Skyrim.

Le soft vous emmenait en Bordeciel, une contrée sauvage où se mêlent vallées boisées, sommets enneigés et plaines glacées.

L’histoire fait irrémédiablement penser aux légendes nordiques, ou même aux ouvrages du grand Tolkien. Les dragons, disparus depuis des milliers d’années, ressuscitent les uns après les autres.
Belliqueux et sans pitié, ils détruisent tout sur leur passage, mais vous, Dovahkiin, l’« Enfant de Dragon » aux pouvoirs surnaturels, allez devoir affronter cette étrange malédiction et vivre une aventure dans un territoire en monde ouvert (« open world », ndlr), parmi les plus vastes proposés dans un jeu vidéo.

Six ans plus tard, l‘excellent éditeur américain Bethesda nous offre un remaster salvateur de cette œuvre vidéo-ludique majeure, qui marqua toute une génération de joueurs.

Pourquoi salvateur ? Parce que la PlayStation 3 et la Xbox 360 souffraient le martyre à faire tourner Skyrim correctement, le jeu disposait d’un monde ouvert extrêmement dense.
La puissance de la nouvelle PlayStation 4, notamment de la PS4 Pro via un patch, allait enfin rendre hommage à cette débauche de technologie en accordant au soft une fluidité sans faille, ainsi qu’une remise à jour graphique en 1080p, vraiment appréciable.

Venons-en à ce qui nous intéresse le plus, les graphismes. C’est au niveau technique que l’on réalise la pertinence de cette version remasterisée.
La physique de l’eau, de la neige, les effets spéciaux, notamment les particules volant dans les airs, et bien sûr l’animation des ennemis, tout a été optimisé, de façon à vous faire vivre une aventure plus incroyable que jamais, tout cela pour la modique somme de 39 euros.

Skyrim sur PS4

Skyrim sur PS4

Le jeu ne rame jamais et les environnements ont même été retravaillés, notamment certaines textures, le tout en Full HD. Skyrim Remastered est un jeu dont l’aspect visuel n’a rien à envier aux productions plus récentes.

De plus, l’équipée est longue, très longue. La quête principale vous amènera à découvrir ce qu’il se trame en Bordeciel et pourquoi les dragons sont de retour.

Mais vous aurez aussi d’innombrables grottes ou donjons facultatifs à visiter, pour améliorer vos compétences. Vous avancerez ainsi plus rapidement dans l’aventure principale.

Il est difficile de définir ce que l’on ressent en jouant à Skyrim. Le titre de cet article est « Vivez une autre vie dans un autre monde ». C’est cela, vous vous promenez en liberté dans une contrée imaginaire que n’aurait pas reniée l’auteur du « Seigneur des anneaux », avec une gestion réaliste du climat et du cycle jour/nuit.

Mention spéciale aux contrées de Bordeciel, avec des aurores boréales sublimes ; on se croirait réellement en Europe du Nord.
Si vous avez envie de vous évader, de vivre une aventure dans une région mystérieuse et moyenâgeuse, alors Skyrim Remastered est fait pour vous.

Grâce à une prouesse graphique et visuelle fonctionnant enfin à plein rendement, à la puissance de la nouvelle machine de Sony, vous en aurez pour votre argent.

Les légendes du Nord vous attendent, les dragons de même, prenez votre fourrure et vos armes, puis partez vivre une autre vie, dans un autre monde, celui de Bordeciel.

Laurent Amar

Note de la rédaction : 18/20
Éditeur : Bethesda
Disponibilité : Déjà dans les bacs
Prix public : 39 euros
Plate-forme : PS4, PS4 Pro et Xbox One

« The Last Guardian » ancre définitivement le jeu vidéo dans le patrimoine artistique mondial

la-jaquette-francaise

La jaquette française

Neuf ans, il aura fallu neuf longues années au génial développeur japonais Fumito Ueda pour nous offrir sa création la plus riche. Cette richesse ne vient pas seulement du scénario, d’une sensibilité et d’une subtilité rarissimes dans le monde du cinéma ou de la télévision, mais également d’une technologie qui pousse la PlayStation 4 dans ses derniers retranchements, y compris pour sa version « Pro ».

C’est d’ailleurs sur cette dernière que nous avons testé la nouvelle production du célèbre studio First Party de Sony, Team Ico, avec comme maître d’œuvre celui de « Ico » et de « Shadow of the Colossus ».

Le pitch de « The Last Guardian » est très simple et pourtant…
Un jeune garçon et une immense créature, Trico, à la fois chat, chien et souris, se retrouvent enfermés dans une caverne sombre et humide. Ils ne se connaissent pas, le garçon n’a aucune idée de ce qu’il fait ici, en présence de cet étrange animal. Cependant, il remarque de graves blessures sous les plumes de son corps, témoins d’un combat et d’une capture cruels.
Le garçon, c’est-à-dire vous, apprendra à apprivoiser cette bête géante, à devenir son ami et à s’enfuir avec elle de cette forteresse isolée.

Dès le début du jeu, on remarque la patte de Fumito Ueda, un environnement dénué de toute activité humaine, majestueux par sa taille et doté d’une nature omniprésente.
Comme pour « Ico » et « Yorda », le joueur ressent ici une véritable empathie vis-à-vis de son compagnon à plumes, il souffre réellement lorsque Trico se fait attaquer par les automates voulant, coûte que coûte, le retenir dans la forteresse.

On se prend d’affection pour Trico comme on le ferait pour un chiot ou un chaton : quand il est fatigué ou affamé, on se dépêche d’aller lui chercher de la nourriture ; quand il est criblé de lances, on se hâte de les lui retirer et ses cris de douleur nous déchirent le cœur.
Concernant l’immersion dans l’aventure, « The Last Guardian » relève du chef-d’œuvre.
Les graphismes sont superbes et l’animation de Trico bluffante.

Trico et son ami en pleine nature

Trico et son ami en pleine nature

Il faut voir la créature sauter d’un pont à l’autre, avec le garçon sur son dos, traversant ainsi d’immenses précipices. Cette cité abandonnée de laquelle nos deux héros doivent s’échapper n’a pour compagnie que le sifflement du vent, témoin d’une civilisation disparue, mais avec, en toile de fond, une nature ayant repris ses droits.

Les jeux de lumière sont très réussis et le soft ne souffre d’aucun bug, mis à part quelques problèmes de caméra. En effet, cette dernière est difficile à manier, avec un temps de latence entre le moment où vous tournez la molette du paddle et celui où celle-ci réagit.
De plus, elle a du mal à se positionner correctement en fonction de la place qu’occupent Trico et votre personnage, le garçon, à l’écran. Cependant, l’animal géant ne réagit pas bêtement à vos instructions, tel un classique avatar de jeu vidéo. Non, les concepteurs lui ont donné une intelligence artificielle qu’il vous faudra comprendre et apprivoiser, comme avec un être vivant. Et c’est parfois un peu frustrant de ne pas voir Trico réagir comme vous le souhaiteriez. Il est capricieux et pour lui faire effectuer un simple saut, il faudra vous y reprendre à deux fois.
Malgré tout, ces menusproblèmes s’effacent rapidement devant la beauté immuable des décors et la puissance scénaristique qui se dégagent de cette aventure vidéo-ludique pas tout à fait comme les autres.

On comprend alors que la conception de « The Last Guardian » ait pris autant de temps. Annoncé depuis 2006 sur PlayStation 3, maintes fois repoussé, le jeu a finalement basculé sur PlayStation 4, avec, entre temps, un renoncement de Ueda et une démission de Sony Entertainment.

D'incroyables effets de perspective

D’incroyables effets de perspective

Nous saurons, des années plus tard, la raison d’une gestation aussi longue et compliquée.

La PS3 n’avait pas la puissance nécessaire pour donner vie aux rêves de Fumito Ueda. Les animations de Trico sont très gourmandes en ressources, qu’il s’agisse de ses plumes en mouvement ou du déplacement de son corps dans un environnement à la profondeur de champ impressionnante. La grande sœur de la PS4 aurait peiné à gérer tout cela. Ueda s’en est aperçu apparemment trop tard. Les pontes de Sony lui auraient donc demandé soit d’annuler le jeu, soit de le reporter jusqu’à la sortie de la PlayStation 4 et accessoirement de la PS4 Pro, console la plus puissante de tous les temps. Fort heureusement, Ueda a choisi la deuxième option.
Plus incroyable, il s’est excusé du retard de « The Last Guardian » auprès des fans, dans une lettre rendue publique. Son humilité, unanimement saluée, est hautement estimable.

En conclusion, nous vous recommandons de ne pas passer à côté de ce jeu en marge de la production vidéo-ludique actuelle. Entre enchantement, mélancolie et poésie, « The Last Guardian » vous conduira dans un monde étrange, en compagnie d’un animal légendaire, puissant et inoubliable.
Note de la rédaction : 17/20

Éditeur : Sony
Disponibilité : déjà dans les bacs
Prix public : environ 59 euros
Plate-forme : exclusivement sur PS4 et PS4 Pro

« Rise of the Tomb Raider » sur PS4 Pro, tout simplement grandiose

Jaquette Officielle

Jaquette Officielle

En 2013, sortait sur Xbox 360 et PlayStation 3 le reboot d’une série culte de l’industrie vidéo-ludique, « Tomb Raider ». Reboot pas vraiment, nous parlerons plutôt de préquelle, car ce nouvel opus revenait sur les origines de Lara Croft et nous racontait comment la belle était devenue une aventurière.

Tout changeait dans ce reboot, le gameplay, l’interface, le physique de Lara moins aguicheur, et surtout sa psychologie. Fini, la super-héroïne qui n’a peur de personne et dézingue les méchants à tour de bras. Lara est désormais une jeune femme sensible, vulnérable, traumatisée par le suicide de son père. La saga « Uncharted » de Naugthy Dog fut un modèle pour les développeurs, qui s’en sont largement inspirés. Bien leur en a pris. En effet, le gameplay et la technique de cette série phare du studio First Party de Sony atteignent des sommets.

« Tomb Raider » 2013 était tout simplement génial, par sa technique, son ambiance et son histoire. Lara Croft était devenue une héroïne attachante, on souffrait ou l’on s’émerveillait à ses côtés en traversant l’île du Yamataï, au large du Japon.

« Tomb Raider » sur PS3 et sa version remasterisée sur PS4 étaient remarquables ? « Rise of the Tomb Raider » est tout simplement grandiose !

Après une exclusivité d’un an sur les machines de Microsoft, cette suite tant attendue arrive enfin sur PlayStation 4 et surtout sur PlayStation 4 Pro. C’est sur cette dernière que nous avons effectué notre test et autant vous le dire, ce fut incroyable !
Revenons rapidement sur le pitch.

Lara découvre que son père, décédé, a passé sa vie à chercher un artefact surnaturel portant le nom de « source divine ». Ce dernier se trouve au cœur d’une mystérieuse cité, Kitej.
D’après la légende, la source divine offrirait l’immortalité à celui qui réussirait à s’en approcher. Pour l’instant, rien de très original me direz-vous. Attendez un peu, cela devient intéressant. Au cours d’un voyage archéologique en Syrie, Lara va apprendre que cette source divine y fut découverte mais rapportée à des milliers de kilomètres de là, en Sibérie très exactement, par un mystérieux prophète et son peuple, les natifs, au cours du X e siècle. Ceux-ci sont inlassablement pourchassés par les trinitaires, sorte de secte créée par le Vatican pour s’emparer de l’artefact et anéantir ce prophète qui ose se comparer à Dieu.

Lara dans un tombeau en Syrie, le 1er du jeu

Lara dans un tombeau en Syrie, le 1er du jeu

Lara va se retrouver dans la glaciale Sibérie, à la recherche de Kitej et du prophète, afin d’accomplir la destinée de son père.

Il faut préciser que les religions et l’ésotérisme, contrairement pour la littérature, le cinéma ou encore la bande dessinée, ne sont pas les bienvenus dans un jeu vidéo. Nintendo, par exemple, interdit catégoriquement toute connotation religieuse ou tout signe ostentatoire dans le contenu d’un jeu tournant sur l’une de ses consoles. C’est ainsi depuis la naissance de l’industrie vidéo-
ludique, dans les années 1970, sans doute parce que le jeu vidéo s’adressait à des enfants avant de conquérir un public adulte.

Les scénaristes de « Rise of the Tomb Raider » ont donc, avec prudence, franchi un grand pas dans le déroulement d’un jeu en intégrant pour la première fois la notion du « divin » ouvertement chrétienne.

Comme nous l’avons dit, nous avons eu la chance de tester « Rise of the Tomb Raider » avec le patch PS4 Pro, car la rédaction de Stars-media est l’heureuse propriétaire de la nouvelle version de la console de Sony.

Et croyez-nous, vous allez en prendre plein la vue. Les décors sibériens s’avèrent sublimes, avec une profondeur de champ rarement atteinte, des graphismes d’une richesse visuelle inédite. Chaque décor s’affichant sur l’écran est chargé de détails en tout genre, comme ceux de l’épisode du Goulag ou de la Vallée géothermique. Mais surtout, « Rise of the Tomb Raider » bénéficie de la puissance de la PS4 Pro pour l’animation des scènes d’action. Les explosions de portes, de véhicules, de grenades ou de murs vous pétaradent à la figure à une vitesse encore jamais obtenue, même sur console de dernière génération.

Rien ne rame et Lara Croft, à un rythme infernal, vous emmène dans les endroits majestueux et glacials de la Sibérie, avec en plus des références historiques passionnantes sur ces camps de la mort abandonnés, version soviétique, où se déroule une grande partie du jeu.

Lara en pleine exploration du Manoir Croft

Lara en pleine exploration du Manoir Croft

Passons à l’excellente idée de l’épisode de 2013, aujourd’hui sublimée, « les Tombeaux ».

Ces niveaux « bonus », qui n’ont pas d’incidence sur la trame principale, sont encore plus envoûtants, plus travaillés, plus complexes. Les développeurs ont apporté un soin particulier à ce qui, en 2013, constituait l’une des grandes réussites du reboot. Même si les Tombeaux que vous explorerez et dont vous viendrez à bout n’influeront pas sur l’histoire de votre aventure, ils vous
apporteront de nouvelles capacités qui faciliteront votre progression.
Ne passez surtout pas à côté des Tombeaux et visitez-les.

Parmi les contenus additionnels (DLC), se trouve « Baba Yaga »,la méchante sorcière, là aussi arrêtons-nous un moment, cela vaut le coup.
Les développeurs de Crystal Dynamics sont très bien informés. Effectivement, les Russes, notamment ceux des régions reculées telles que la Sibérie, sont très superstitieux. Ils croient à peu près à tout et à n’importe quoi. La magie, la sorcellerie et les démons sont plus qu’un folklore, c’est pour eux une réalité et ce, depuis fort longtemps. Les superstitions sont ancrées dans la culture russe et l’histoire
de la sorcière Baba Yaga illustre parfaitement cette particularité. En pleine aventure, Lara Croft fait la connaissance d’une jeune femme la suppliant de secourir son grand-père, parti se venger d’une prétendue sorcière du nom de Baba Yaga.D’abord incrédule, Lara acceptera la mission. Nous vous conseillons vivement cette aventure supplémentaire, un peu courte certes, mais passionnante, et qui en dit long sur les croyances ancestrales de la paysannerie sibérienne. Preuve ultime de l’énorme travail de recherche effectué par les scénaristes de ce nouvel épisode.

Lara en pleine action

Lara en pleine action

Enfin, un mot sur les personnages-clés de l’histoire, bien écrits, bien dessinés, avec une mention spéciale au très étrange Joseph. Ambigu jusqu’à la fin, avec son aspect « christique », il vous guidera tout au long de votre aventure, même si, peu à peu, vous devinerez sa véritable identité et ses réelles motivations.

Voilà, nous avons dit beaucoup de choses sur « Rise of the Tomb Raider ». Cependant, le contenu de cet épisode est si faramineux que nous n’avons, hélas, ni la place, ni le temps de tout aborder.

Désormais disponible sur PlayStation 4 et sur PlayStation 4 Pro, « Rise of the Tomb Raider » est l’excellent élève de la console la plus puissante de tous les temps. Le jeu vous émerveillera par son visuel, son histoire et bien sûr par le charme de Lara Croft. Elle vous attend, rejoignez-la dans ses aventures sibériennes.

Bravo Crystal Dynamics, la dragée haute à « Uncharted » est largement tenue !

Laurent Amar

Éditeur : Square Enix
Prix public : 69 euros
Plate-forme : PS4, PS4 Pro, Xbox One, Xbox 360 et PC
Disponibilité: Déjà les bacs

Il était une fois la 3D dans les jeux vidéo

La Nintendo 64, première console à proposer de vrais jeux vidéo en 3D

La Nintendo 64, première console à proposer de vrais jeux vidéo en 3D

L’industrie vidéo-ludique est née dans les années 1970, avec les premières consoles aux allures de gros blocs en béton armé. Sur l’écran, seuls apparaissaient des traits en guise de décor, et des points en guise de personnages, car quelques pixels seulement étaient affichables. Évidemment, une unique couleur était disponible, c’était la joyeuse époque du monochrome sur nos volumineux téléviseurs cathodiques.

Puis arriva la seconde génération de consoles, avec plus de couleurs et de pixels, notamment la console Atari 2600 ou encore la CBS Colecovision.  Pourtant, même si nous en sommes actuellement à la huitième génération, il y eut deux révolutions dans l’histoire du jeu vidéo : une en 2007 ; et une autre, la première, qui changea à jamais le visage du loisir numérique, en 1996, avec la naissance de la cinquième génération : la Sega Saturn, la PlayStation de Sony et la fameuse Nintendo 64.

La révolution de 2007 concernait le passage à la haute définition, qui transforma radicalement le confort visuel d’un jeu vidéo, permettant au gamer une lecture plus nette et plus agréable.

Celle de 1996, la plus importante, fut l‘ajout d’une troisième dimension, la profondeur. Souvenez-vous ! Avant, dans un jeu vidéo, vos déplacements se limitaient à la verticalité et  à l’horizontalité. Les premiers jeux vidéo en véritable 3D apparurent avec des titres mythiques tels que « Tomb Raider », « Super Mario 64 » ou « Zelda Ocarina of Time ».

Mais les jeux d’action/aventure ou les FPS (First-person shooter) ne furent pas les seuls à profiter du réalisme apporté par cette troisième dimension. Il y eut aussi les jeux de simulation de vie, comme les célèbres « Sims », ou, plus originaux, les jeux de casino.
roulette-en-ligneIl fallait voir les accros aux jeux de hasard transpirer et stresser devant une roulette 3D virtuelle et la petite bille blanche s’arrêtant peu à peu sur le bon numéro… ou pas.
Ils s’y croyaient, et pourtant, ils se trouvaient chez eux, devant leur télévision, manette en main, et certainement pas dans un casino de Las Vegas.

La troisième dimension dans le jeu vidéo apporta aux joueurs une sensation de réalisme jamais atteinte. Le début d’une grande et belle aventure qui trouve son aboutissement aujourd’hui, grâce à l’apparition  des casques de réalité virtuelle.

La 3D changea à jamais notre façon d’appréhender un jeu vidéo, pour le plus grand plaisir des joueurs invétérés, dont nous faisons partie à Stars-media.

Laurent Amar

 

« Uncharted 4 », l’ultime merveille de Naughty Dog

Uncharted 4

Uncharted 4: A Thief’s End

Depuis les débuts de la PlayStation 3, la série « Uncharted » constituait une référence dans l’univers vidéo-ludique pour son degré d’excellence, autant sur le plan technique que sur le plan scénaristique.
Certes, le premier épisode montrait des carences dans la réalisation, mais déjà, nous sentions chez le studio Naughty Dog la volonté d’offrir une production largement supérieure aux autres.

Ce fut chose faite, en partie seulement, car la véritable claque viendra deux ans plus tard, avec la sortie, en 2009, d’une œuvre imparable, implacable, un pur chef-d’œuvre, « Uncharted 2 ». Avec son rythme effréné et ses scènes d’action déjantées auxquelles succédaient des séquences contemplatives, comme ce village tibétain apparaissant après le niveau du train, il aura laissé bouche bée nombre de joueurs et d’observateurs spécialistes du jeu vidéo.

Difficile d’atteindre à nouveau une telle perfection avec « Uncharted 3 » ! Effectivement, même si la partie technique était toujours aussi impressionnante, le plaisir de manier notre héros Nathan Drake se révélait inégal, sans doute à cause de phases de jeu maladroites ou répétitives, et d’une histoire ressemblant trop à la précédente.

« Uncharted Collection », sorti l’année dernière, venait parfaire la réalisation des trois épisodes en les adaptant sur PlayStation 4 et permettait de rehausser le niveau visuel en les faisant tourner en 1080p et en 60 images/seconde. Ce fut un véritable plaisir de redécouvrir ces jeux d’exception, dans les meilleures conditions possibles, grâce à la puissance de la nouvelle console de Sony.

Forcément, un épisode exclusif à la PS4 de « Uncharted » fut rêvé par les fans de Nathan Drake et de sa bande d’explorateurs.

Elle se sera fait attendre, cette suite, ultime épisode de la saga. Le titre du jeu ne ment pas, « A Thief’s End » – La fin d’un voleur -, référence directe au métier du héros, pilleur de tombes.
Le jeu démarre par l’évasion de Nathan de son orphelinat. Nous avions ainsi, à l’instar de «Uncharted 3 », des informations directes et précieuses sur l’enfance et les origines du héros.

Puis vient une séquence, plus contemporaine dans la vie de Nathan, dans une prison sud-américaine, où il devra chercher des indices sur un hypothétique trésor, avec la complicité d’un gardien corrompu. Le trésor en question est celui d’un célèbre pirate, Henry Avery, fil conducteur du jeu.

Elena et Nathan passent des jours paisibles

Elena et Nathan passent des jours paisibles

Le récit de « Uncharted 4 » est délibérément décousu : après cette scène, arrive un autre flash-back, car Nathan Drake est aujourd’hui « retiré des affaires » et coule des jours paisibles avec la belle Elena Fisher en Malaisie, où il occupe un poste de plongeur sous-marin.

Nos tourtereaux sont désormais mariés, mais Nathan s’ennuie ferme dans cette vie rangée. Il regrette sa vie d’aventurier à la recherche de trésors et de cités perdues.
Une séquence stupéfiante vient illustrer ce sentiment. Nathan, toujours sous votre contrôle, explore le grenier du confortable appartement qu’il occupe avec Elena. Là, se trouvent les différents artéfacts découverts, ou pillés, au fil de ses aventures. On en reconnaîtra certains, que le héros nous décrit. Bien entendu, nous partageons la nostalgie de
Nathan, car en réalité, ces trésors, nous, joueurs, les avons trouvés au cours des trois précédentes aventures.

Ensuite, Sam, le grand frère de Nathan, réapparaît, menacé de mort par un parrain de la pègre s’il ne retrouve pas dans les six mois le fameux trésor de Henry Avery le pirate. Ni une ni deux, Nathan invente une histoire à son épouse et se lance dans une nouvelle aventure, celle de trop, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, d’où le titre de ce quatrième épisode.

Des panoramas splendides

Des panoramas splendides

Concernant l’aspect technique du jeu, notamment le graphisme, Naugthy Dog pousse la PlayStation 4 dans ses ultimes retranchements, offrant un résultat magistral. Pour beaucoup, « Uncharted 4 » constitue le plus beau jeu vidéo de tous les temps sur console !

La végétation, les ruines, les effets aquatiques, les panoramas à couper le souffle, tout dans« Uncharted 4 » incite à la contemplation et à l’émerveillement, et en 1080p et 60 images/seconde, une prouesse !

Nous nous attarderons surtout sur la qualité d’écriture de ce chapitre final. La géniale directrice de création pour les trois premiers épisodes, Amy Hennig, s’étant fait remercier, avec les honneurs, par la direction du studio au début du développement – Stars-media lui rend hommage – laisse la place, mais pas à n’importe qui, à l’équipe de « The Last of Us », considéré également comme un chef-d’œuvre vidéo-ludique.

Nous sommes alors dans une narration et une scénarisation beaucoup plus proches du cinéma que du jeu vidéo. La dramaturgie de « Uncharted 4 », avec cette nouvelle équipe, est poussée à son paroxysme, moins dramatique et sombre que « The Last of Us », malgré tout plus mélancolique que les trois précédents épisodes, essentiellement fondés sur le flegme et l‘humour, dans chaque situation.

La jouabilité et le gameplay restent les mêmes, hormis le grappin, la jeep et le crochet qui permet à Nathan d’escalader des endroits où il ne peut se suspendre seul.

La mise en scène est toujours aussi diaboliquement efficace et la modélisation des visages nous fait naviguer au milieu d’un océan de photoréalisme.

Des balades en jeep

Des balades en jeep

Des défauts dans « Uncharted 4 » ? Un seul, il n’égale pas le fameux deuxième épisode, « Among Thieves ». Mais c’est impossible, même avec les consoles de nouvelles générations, car l’effet de surprise était là.

Ce fut la même chose pour les fans de « Zelda », après la sortie de « Ocarina Of Time » et de « Majora’s Mask » sur N64. Les autres épisodes n’étaient pas moins bons, mais les fans avaient côtoyé les cieux, et il fallut bien redescendre.

Cela dit, « Uncharted 4 » est une merveille, l’aboutissement d’une saga à la recherche des vestiges de civilisations anciennes et oubliées, mais aussi de joutes épiques. Nathan Drake, Elena, Sam et le sympathique Sully vous attendent pour vivre leur ultime aventure, ne les décevez pas !

Laurent Amar

Jeux sur PC et Jeux en Ligne : La Russie est-elle Victime d’une Propagande Négative ?

Coupe du monde 2018 en Russie

Coupe du monde 2018 en Russie

La Russie a hâte d’accueillir la Coupe du Monde FIFA 2018, et l’approche de cette grande manifestation placera bientôt le pays au centre de l’arène sportive. Personne ne peut ignorer l’image négative, qui colle à cette superpuissance depuis plusieurs décennies, et il ne serait pas faux de dire que cette image très défavorable est en partie véhiculée par l’Occident.

Certains considèrent qu’il s’agit d’un point de vue plutôt simpliste, cependant des recherches actuelles suggèrent que l’ensemble des médias, y compris les jeux vidéo en ligne, sont soit involontairement, ou dans le cadre d’un point de vue moins optimiste, soit intentionnellement impliqués dans le soutien d’objectifs politiques spécifiques.

Comment cela peut-il être possible, demanderez-vous ? Si l’on jette un regard plus attentif à l’un des éléments clé des jeux vidéo, en l’occurrence le méchant ou l’ennemi, on pourrait commencer par se demander pourquoi tant de menaces en provenance de la Russie en particulier, et s’il s’agit réellement d’une propagande occidentale continuant de véhiculer une image négative de la Russie, quelle place, s’il en est une, tout cela a-t-il dans le monde du sport ?

Sports et Jeux en Ligne – Un Terrain Neutre

A l’aube de la Coupe du Monde de la FIFA 2018, tout le monde s’apprêtera de nouveau à vibrer pour l’un des plus grands moments sportifs de l’année, et pour ce faire le monde gagnerait tant à se débarrasser, par respect pour la Russie, des idées préconçues instillées par les médias. La présence de sites de paris en ligne tels que Betway, qui fournissent des espaces libres de toute propagande, où les amateurs de sport peuvent placer des paris et profitez d’informations en continu sur les jeux, constitue l’un des moyens pouvant permettre de réaliser cela.

Les rebelles russes dans les jeux sur PC

Les films sont souvent considérés comme le précurseur des jeux vidéo, et, si nous nous penchons sur le cinéma, il est facile de voir comment la politique d’une époque dicte la nationalité du méchant de l’histoire. Par exemple dans les années 80 les ennemis de Bond étaient souvent russes, et ceci pouvait être expliqué par le conflit de la guerre froide. Les héros étaient souvent décrits comme étant américains ou anglais et farouchement patriotes.

La représentation de l’ennemi russe a été transférée dans l’industrie du jeu vidéo, avec une recherche révélant que dans les jeux de tir à la première personne (FPS), en particulier, les Russes représentent 21 % des ennemis dans les jeux étudiés. Même avec l’augmentation des préoccupations au niveau mondial, concernant les terroristes en provenance du Moyen-Orient, la recherche indique que les méchants et les criminels russes restent en tête du sondage, lorsqu’il s’agit de préparer le casting d’un jeu sur PC, ils sont suivis en seconde position par les extraterrestres, tandis que les personnages en provenance du Moyen-Orient occupent la 3e position.

L’Influence des Jeux

Quand on sait qu’environ 7 français sur 10 jouent régulièrement à des jeux vidéo, et que le gouvernement déclare que la France est le 2e plus grand producteur de jeux vidéo dans le monde, la position des jeux vidéo en tant que média influent ne fait plus aucun doute. Avec une audience aussi importante, des jeux peuvent être utilisés pour influencer les consommateurs de multiples façons, partant de méthodes en apparence inoffensive de placement de produits, pour aller jusqu’à des méthodes plus « politiques », influençant la façon dont nous considérons certains pays.

Ces facteurs sont-ils un moyen de s’assurer que les joueurs, et donc le public, conservent une attitude négative vis-à-vis d’une superpuissance potentielle, ou cela est-il simplement dû au fait que les méchants Russes sont un concept plus confortable pour les joueurs ? La très médiatisée menace du terrorisme extrémiste religieux en provenance du Moyen-Orient serait très facile à exploiter par les développeurs de jeux, qui pourraient utiliser ces terroristes en tant que méchants dans leurs jeux, surtout si l’on pense que les jeux sont des machines de propagande, et pourtant ils ne le font pas. Les politiciens russes ont publiquement dénoncé la représentation faite de leur pays, et proposent maintenant de présenter une propagande positive, afin de tenter de débarrasser la Russie de son image négative dans les jeux et les films, et l’on ne peut qu’espérer qu’ils y arrivent avant d’accueillir la Coupe du Monde en 2018.

 

 

Dark Souls III : beau, implacable, viscéral, addictif

Dark Souls III

Dark Souls III

« Vous êtes mort », tel est le leitmotiv de la série vidéo-ludique, les « Souls », initiée par le génialissime studio japonais From Software et son meilleur inspirateur, Hidetaka Miyazaki.
L’essence de ces jeux réside dans une difficulté poussée à son paroxysme, sans qu’aucune concession ne soit faite aux joueurs, à l’inverse des jeux vidéo actuels où l’on prend le gamer par la main.

Cette série a définitivement marqué d’une pierre blanche l’histoire du jeu vidéo.

Qu’il s’agisse de Demon’s Souls ou de Dark Souls I et II, la formule de Gameplay entièrement fondée sur la réussite par l’échec, où l’on doit effectuer un passage plusieurs fois avant d’y arriver, provoque chez le joueur, lors d’une victoire, une jouissance et une satisfaction rarement atteintes dans une autre catégorie de loisirs.

Deux ans après Dark Souls II, et un an après son remastering sur PlayStation 4, Namco Bandai et son studio From Software nous proposent donc le troisième épisode, Dark Souls III.
Celui-ci clôture en apothéose une série de jeux déjà irréprochable, à part quelques carences techniques dues aux faibles moyens mis à la disposition du studio japonais, notamment pour la réalisation des deux premiers épisodes.

L’histoire de Dark Souls III se révèle opaque, hermétique, et en saisir toutes les subtilités n’est pas chose aisée.
En résumé, le feu a disparu du royaume de Lothric. Le héros, le Morteflamme – c’est-à-dire vous – devra remettre sur leur trône les rois des cendres en les affrontant, afin de raviver la flamme symbolique et permettre à cette contrée légendaire de revenir à la vie.
Nous pourrions vous en dire plus, mais nous ne souhaitons pas gâcher votre plaisir. Votre avatar dans le jeu va donc traverser des contrées perdues, en ruine pour la plupart, et peuplées de morts-vivants et de monstres en tout genre qu’il lui faudra combattre. Vous
devrez ainsi recueillir des points d’expérience et augmenter les capacités d’attaque, de défense et de résistance du personnage dont vous aurez le contrôle. En somme, un vrai jeu de rôle pur et dur, mais à la japonaise.

Passons maintenant à la technique, Dark Souls III est beau, non seulement sur le plan graphique, mais surtout sur celui de la direction artistique. Le royaume de Lothric offre des paysages saisissants, en cohérence avec l’univers proposé (ce qui est rarement le cas avecles productions japonaises, ndlr). Les textures sont propres, et les ennemis bien animés. Les gigantesques panoramas, nouveautés de cet épisode, s’avèrent sublimes et parfois vous pourrez vous laisser aller à la contemplation.
Mais le véritable talent de Miyazaki et de son équipe se trouve dans l’architecture des niveaux du jeu, conçus de façon « organique ». Par exemple, chaque secteur d’un niveau communique avec un autre. Il vous faudra pour cela découvrir ou débloquer les raccourcis
qui vous feront accéder plus rapidement à votre objectif final, sans avoir besoin de refaire tout le parcours.

Inutile de vous décrire le soulagement du joueur lorsqu’il découvre enfin le raccourci ou le point salvateur, après de longues minutes passées à combattre des ennemis toujours forts.
Petite précision bien connue des fans des « Souls » : les points d’expérience nécessaires pour triompher d’adversaires de plus en plus puissants s’acquièrent grâce aux «  âmes » recueillies une fois votre ennemi terrassé.

Vous stockez ces âmes au fur et mesure de vos victoires, mais si vous vous faites tuer, vous devrez les laisser sur le lieu de votre mort.

Vous n’aurez alors qu’une seule chance de les récupérer, mais si vous mourez encore avant d’avoir récupéré vos âmes, elles seront définitivement perdues et  vous ne pourrez pas monter en niveau, ou bien il vous faudra terrasser de nouveau tous vos adversaires. Autant vous dire que cette formule de gameplay géniale, mais implacable, impose au joueur une pression constante.

Nous ne pouvions pas terminer ce papier sans vous parler des boss, toujours plus élégants,  animés et dessinés grâce à la puissance des consoles de nouvelle génération. Cet épisode permet enfin aux artistes de From Software de s’exprimer pleinement, sans être restreints sur le plan technique.
Les dix premiers boss peuvent être battus assez facilement, les autres seront plus coriaces mais toujours aussi jouissifs à détruire.

Pour ceux qui n’ont pas encore essayé le jeu, il existe malgré tout une exception dans la facilité toute relative des premiers boss, « le veilleur des abysses ». Ce dernier va vous en faire voir de toutes les couleurs. Mais quelle allure, et quelle mise en scène ! Ce combat
résume à lui seul la maestria de From Software.

Tout bon gamer ne peut pas passer à côté d’une telle production. Vous ne pourrez pas décrocher, le système de jeu vous incitant à aller toujours plus en avant. Nous terminerons cet article par une citation de Gollum, qui illustre parfaitement Dark Souls III : « Une fois qu’il s’est emparé de vous, il ne vous lâche plus. »

Note de la rédaction: 19/20
Editeur: Namco/Bandai
Disponibilité: Déjà dans les bacs
Prix estimé: 70 Euro environ

Laurent Amar

Les stars adorent « Candy Crush »

Candy Crush Jelly Saga

Candy Crush Jelly Saga

Le phénomène « Candy Crush » n’est pas près de s’arrêter. Depuis décembre 2012, après « Candy Crush Saga », puis « Candy Crush Soda Saga », l’éditeur anglo-suédois King vient de lancer la nouvelle version du jeu aux bonbons rigolos : « Candy Crush Jelly Saga ».
Le jeu ne cesse de voir son nombre de fans augmenter, qui atteint désormais 318 millions, ce qui en fait l’un des phénomènes vidéo-ludiques les plus remarquables de ces dernières années.

Le génial créateur de jeu japonais Shigeru Miyamoto lui-même, star de Nintendo, a déclaré dans une interview avoir été peiné de ne pas être l’inventeur de « Candy Crush ».
Mais le commun des mortels n’est pas le seul à s’intéresser à ce jeu, bon à croquer pour les propriétaires de Smartphones.

En effet, des stars planétaires telles que Katy Perry ou Kim Kardashian, grandes joueuses de « Candy Crush », n’ont pas hésité à s’inspirer de leur jeu préféré afin de créer leur propre application dédiée, avec un univers tout aussi chatoyant. Nous n’inventons rien, lisez cet article du célèbre quotidien Les Échos

Le leader du groupe Maroon Five, Adam Levine, lui aussi, a déclaré sur le plateau de l’animatrice américaine Ellen DeGeneres être tellement accro à « Candy Crush » qu’il a « emprunté » l’iPhone de sa copine pendant qu’elle dormait, pour jouer à son jeu préféré.
Lisez cet article de notre confrère Frandoid

De même, le chanteur lyrique américain Josh Groban a avoué être accro à « Candy Crush », à tel point qu’il ne peut s’empêcher d’acheter des sucreries après chaque partie.

Cependant, pas de danger, ce jeu vidéo pas comme les autres constitue une « addiction douce, il vous fait vous sentir mieux », comme le précisent les récentes déclarations, dans le Time Magazine, du Dr Kimberly Young, spécialiste des cyberaddictions.
Alors, n’hésitez pas à vous régaler des bonbons… de « Candy Crush » bien évidemment !

« Candy Crush » en ligne, c’est par ici !

« Uncharted Collection », trois chefs-d’œuvre en un sur PS4, pour 60 euros seulement

Uncharted Collection, exclusivement sur PS4

Uncharted Collection, exclusivement sur PS4

 

Décors grandioses, aventures épiques, héros décalé, au talent presque surnaturel, et surtout une mise en scène d’un dynamisme incroyable, telles étaient les principales qualités d’ »Uncharted : Drake’s Fortune », sorti sur PlayStation 3 en 2007. Le jeu était alors le porte-étendard de la toute-puissance technologique d’une PS3 au démarrage commercial plutôt poussif.

Ce qu’ignoraient les créateurs du studio de développement Naughty Dog, c’est qu’ils seraient à l’origine d’un nouveau standard de qualité et d’une nouvelle formule de gameplay qui ne cesseraient d’être repris. Exit le monde ouvert, Nathan Drake suivra un chemin tout tracé mais scénarisé, avec une telle maestria que le joueur ne ressentira jamais un tel dirigisme, car les différents lieux visités s’emboîteront parfaitement dans l’histoire.

L’autre grande qualité d’Uncharted réside dans le soin apporté aux seconds rôles, partenaires de Nathan. Qu’il s’agisse de Victor Sullivan, d’Elena Fisher ou même de Chloé Frazer, l’écriture dédiée à chaque personnage captive encore plus le joueur, créant une empathie entre lui et les protagonistes.

Bien entendu, Uncharted, qui signifie « inexploré » en français, est désormais célèbre pour sa technique, notamment graphique. Chaque paysage traversé par Drake au fil de ses trois aventures, « Le Destin de Drake », « Among Thieves » et « L’Illusion de Drake », dernier épisode en date, est d’une beauté absolue, faisant de la série un divertissement vidéo-ludique contemplatif. En effet, le joueur passera beaucoup de temps à faire tourner sa caméra dans tous les sens afin de ne rien rater de ces magnifiques paysages.

Nathan Drake et Elena Fisher

Nathan Drake et Elena Fisher

Ah, la forêt française et son château moyenâgeux, le sous-marin allemand en pleine jungle sud-américaine, ou encore le sublime village tibétain que Nathan Drake visitera en toute quiétude, après une hallucinante scène d’action dans un train, quasiment surréaliste !

Alors, quand, en plein E3 2015, est officiellement annoncée par Sony une remasterisation des trois épisodes d’Uncharted sur PS 4, en attendant l’arrivée du quatrième épisode de la série en mars 2016, sur le même Blu-ray, nous nous sommes dit, gamers invétérés : « C’est Noël avant l’heure. »

Naughty Dog étant bien trop occupé par la finalisation du développement d’Uncharted 4, c’est au studio américain Bluepoint Games qu’a été confiée la lourde tâche de mettre au niveau de la PS4 les trois épisodes PS3. Et autant dire que le travail accompli est titanesque.
La résolution en 1080 p, les 60 images /seconde, les textures et les effets sonores et lumineux entièrement refaits, les petits gars de Bluepoint Games se sont livrés à un véritable travail d’orfèvre. Attention ! Précisons que le matériel d’origine était déjà de très haute volée, à part peut-être le premier épisode, plus maladroit dans ses alternances joutes armées/explorations, et surtout, affublé d’un atroce « tearing », image qui se coupait en deux lorsqu’on bougeait la caméra.

Sur la version remasterisée, le problème a disparu, et c’est un véritable bonheur de redécouvrir le premier épisode avec un tel niveau de finition technique.

Uncharted : Drake’s Fortune, sublimé par la PS4.

Uncharted : Drake’s Fortune, sublimé par la PS4.

Les deux autres épisodes ne sont pas en reste, avec un confort visuel et sonore inégalé, et une jouabilité également revue, finie la lourdingue Sixaxis.

En somme, « Uncharted Collection » vous propose pour 60 euros trois jeux magnifiques, véritable référence du jeu vidéo. On peut dire merci à la PS4 et à Bluepoint Games.

Si vous aviez joué aux trois épisodes d’Uncharted au temps de la PS3, vous allez vous régaler en les découvrant sous un nouveau jour, et si vous ne les connaissez pas, 60 euros à peine pour trois chefs- d’œuvre, c’est une affaire à ne manquer sous aucun prétexte.

Note de la rédaction : 20/20

Éditeur : Sony
Prix public : environ 60 euros
Disponibilité : déjà dans les bacs
Machine : exclusivement sur PS4

Test : « Until Dawn » ou quand le Survival Horror s’inspire du Slasher Movie

ps4_sw_inlay_ud_2d_plus_ed_pegi_copieDepuis longtemps déjà, Hollywood se régale avec les recettes engrangées par les Slasher Movies.
Ces derniers sont des longs métrages où de jeunes beaux gosses et belles nanas, sexy à souhait, vont passer des vacances dans un endroit improbable et se font charcuter les uns après les autres.
Le jeu vidéo n’avait pas fait d’incursion dans ce type de film, et ce, malgré l’avènement du Survival Horror dans les années 1990, car la technique scénaristique et la narration étaient très différentes.

Il y a trois ans, le studio Supermassive Games annonçait en collaboration avec Sony le premier Slasher Movie vidéo-ludique, « Until Dawn ».
Avec l’arrivée de la PS4 en ligne de mire, le studio changea ses plans et décida un portage, un peu tardif, sur la console surpuissante de Sony.

Mais de quoi s’agit-il au juste ? Dix jeunes gens, beaux bien entendu, passent un séjour dans un chalet perdu au sommet d’une montagne enneigée afin de faire leur deuil. Un an plus tôt, dans ce même chalet, deux sœurs faisant partie de la bande ont connu une mort atroce suite à une très mauvaise blague.

Seulement voilà, un tueur fou se met à décimer notre bande de joyeux lurons, totalement isolés du monde extérieur à cause d’une tempête de neige.
L’histoire est bien sûr à prendre au second degré, malgré l’apparence plutôt dramatique des enjeux proposés aux protagonistes.
La mort, la peur, des choix cornéliens dignes de Sophie, et surtout les remords et les regrets, suite au décès de leurs deux copines.
Notons la présence de deux acteurs célèbres, parfaitement modélisés.
En premier lieu, Peter Stormare dans le rôle du psychiatre qui vous fera passer des tests psychologiques assez morbides tout au long du jeu.
En second lieu, la délicieuse, la craquante actrice américaine Hayden Panettiere dans le rôle de Samantha, la ravissante intello de la bande, la plus courageuse et surtout la moins cruche du casting féminin.
Nous n’allons pas nous éterniser sur l’aspect scénaristique et artistique du jeu, parlons maintenant technique.

La belle Samantha face au tueur fou de Until Dawn

La belle Samantha face au tueur fou de Until Dawn

Le gameplay :  

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le gameplay de « Until Dawn » est un mélange des premiers « Resident Evil » et des jeux signés Quantic Dream.
Des caméras fixes avec un léger déplacement latéral autorisé et des QTE, beaucoup de QTE, conférant à l’ensemble une jouabilité des plus minimalistes.
Des QTE pourquoi pas, mais avec en plus les angles de caméra imposés, on a l’impression, finalement, de ne pas faire grand-chose.

Cela se ressent surtout dans les phases d’exploration, avec des personnages qui se déplacent trop doucement à nos yeux. Pourtant, l’histoire est prenante et les personnages sont des plus attachants. Alors on prend plaisir à les diriger, mais le tout aurait mérité de meilleurs réglages.

Les graphismes :

De ce point de vue, c’est plutôt joli, même si on éprouve indéniablement les effets secondaires dus au portage à la dernière minute de la PS3 à la PS4. Mais pas plus qu’un « The Last of Us Remastered » ou qu’un « God of War III Remastered ». Les effets visuels de la tempête de neige pour les séquences en extérieur sont en revanche très impressionnants, tout comme la direction artistique du titre, qui arrive à nous terroriser par les décors intérieurs, notamment le terrifiant sanatorium.
Les personnages sont quant à eux parfaitement modélisés, notamment Hayden Panettiere dans la fameuse scène du bain.
Petits coquins, je vous vois venir, il y aura du sang giclant de partout, des tripes charcutées, des boyaux sortant du bide après des morts plus horribles les unes que les autres ! En revanche, même si le sexe est omniprésent dans les sujets abordés par les héros, il n’y aura aucune nudité dans « Until Dawn ». Cela se passe comme ça chez Supermassive Games, on montre du sang, mais pas de seins, no comment !

Hayden Panettiere alias Samantha, dans son bain

Hayden Panettiere alias Samantha, dans son bain

La bande son :

Alors là, chapeau ! Comme on vous l’a dit plus haut, « Until Dawn » n’est rien d’autre qu’un Slasher Movie interactif, la localisation du jeu en français est donc du niveau d’un bon film de cinéma, c’est-à-dire irréprochable. Les comédiens qui doublent les voix dans la langue de Molière ont du talent et ne nous sont pas inconnus. La musique et les bruitages inquiétants vous mettront dans l’ambiance immédiatement.

En conclusion, « Until Dawn » n’est pas seulement une réussite d’un point de vue scénaristique, ce jeu inaugure une nouvelle expérience vidéo-ludique, poussant encore plus les jeux de Quantic Dream avec ce côté contemplatif où l’on participe au déroulement d’une histoire plutôt qu’on la vit.

Vous aurez une multitude de possibilités qui, à chaque fois, changeront radicalement le cours de l’histoire, ce qui confère à « Until Dawn », jeu définitivement hors norme, une durée de vie très importante. Alors ne boudez pas votre plaisir ! Des jolies filles, de l’horreur, du suspense et bien sûr Hayden Panettiere, tout cela justifie amplement le succès mondial de « Until Dawn ». D’ailleurs, une suite serait d’ores et déjà en préparation… et même un film directement tiré du jeu, tiens donc.

Note de la rédaction: 15/20

Éditeur: Sony
Disponibilité: Déjà dans les bacs
Plate-forme: Exclusivement sur PS4
Prix: Environ 70 Euro

Laurent Amar

Metal Gear Solid 5 « The Phantom Pain »: l’héritage Kojima.

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Jaquette officielle PS4

MGS 5 démarre avec une incroyable évasion d’un hôpital chypriote appartenant à la Grande- Bretagne. Snake, héros emblématique de la saga Metal Gear, se réveille d’un coma long de neuf années.
Il a perdu le bras gauche lors de sa précédente aventure, remplacé par une prothèse, ce qui en fait ainsi le premier « homme augmenté » de l’Histoire.
Hideo Kojima est un producteur de jeux hors pair, mais aussi un réalisateur de talent.

La première séquence de MGS 5 où l’on voit Snake, aidé par son frère d’armes Ocelot, s’évader de l’hôpital alors qu’un commando d’élite est à sa poursuite afin de l’abattre, est tout simplement magistrale.
Sans parler de l’apparition, dès le début du jeu, de deux personnages clés, l’homme de flamme et surtout la femme volante, telle un fantôme.

L’action de Metal Gear Solid 5 se situe en 1984 et c’est alors l’Afghanistan, lors de l’invasion soviétique, que Snake devra infiltrer dans le but de se venger de Cipher, organisation crapuleuse, principale cause de son long coma.
Le jeu vous proposera tout d’abord de découvrir la plate-forme pétrolière Mother Base, votre quartier général, que vous pourrez faire évoluer, en fonction des items ramassés au cours du jeu. Vous pourrez également exfiltrer des combattants ennemis que vous aurez assommés ou endormis sans les tuer, en les attachant à des ballons.
Cette mise en bouche terminée, passons aux aspects techniques du jeu.

Les graphismes :
Kojima a fait dépenser beaucoup d’argent à Konami afin de mettre au point un moteur graphique révolutionnaire entièrement adapté aux consoles de nouvelles générations, la PS4 et la XBOX One : le Fox Engine. Autant le dire, celui-ci fait des merveilles. Les plaines d’Afghanistan sont ici reproduites avec une fidélité déconcertante, presque troublante. En effet, le gigantisme de ce pays, trois fois grand comme la France, est parfaitement rendu. La géologie est saisissante de réalisme, surtout en journée. Car MGS 5 gère aussi le cycle jour/nuit, ainsi que les phénomènes météorologiques inhérents à ce pays dévasté par la guerre. Vous pourrez aussi couper à travers champs, la carte à explorer s’avère gigantesque.

Snake

Snake

L’animation :
Là aussi, c’est du travail d’orfèvre.
Kojima est un perfectionniste et cela se voit. L’animation sur PS4, machine sur laquelle a été réalisé le test, n’est presque jamais prise en défaut, même si des dizaines de soldats soviétiques vous font face avec du 60 images/seconde tout en proposant une image en 1080 P.

La traversée des passages afghans, en véhicule, à cheval ou par les airs avec un hélicoptère de soutien, est d’une fluidité exemplaire. Le jeu devient alors contemplatif, on prend un réel plaisir à voir défiler les montagnes et les chemins escarpés d’Afghanistan. L’animation des personnages est parfois un peu raide, mais le travail est de qualité dans l’ensemble. Mention spéciale aux explosions, très réalistes !

La durée de vie :

La durée de vie de MGS 5 est immense, nous n’avons terminé que les dix premières missions, aidant grandement à l’apprentissage du gameplay, et seulement 6 % du jeu ont été effectués.
De plus, il y a les missions secondaires, pas franchement indispensables, mais si vous êtes totalement happés par l’univers de Metal Gear Solid 5, vous les accomplirez avec plaisir, ne serait-ce que pour vous promener encore un peu dans les contrées hostiles afghanes.

Snake

Snake

En conclusion:
MGS 5 est un véritable must, une douce friandise sous la forme d’un immense blockbuster vidéo-ludique.
Hideo Kojima a réussi une fois de plus à nous emmener avec lui dans son univers si particulier. La mauvaise nouvelle dans tout cela est que ce grand monsieur, suite à un changement radical de stratégie chez Konami, qui souhaite délaisser la production de triple AAA pour se concentrer sur les smartphones, a décidé de quitter l’éditeur japonais avec pertes et fracas.

Le perdant n’est pas le gamer, Kojima a sans doute déjà un autre éditeur qui souhaiterait l’embaucher, non le perdant, c’est Konami. Laisser partir un artiste pareil, même s’il coûtait cher, se révèle risqué.
Nous le regrettons, mais qu’importe, Kojima laisse en héritage ce dernier chef-d’œuvre d’infiltration et d’action.
Alors ne ratez pas MGS 5.
Note de la rédaction : 18/20

Prix public : 70 euros
Disponible sur : PS4/PS3/XBOX ONE/XBOX 360/PC
Éditeur : KONAMI

Laurent Amar