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vue par Laurent Amar
et son équipe

Archive pour la catégorie ‘Jeux Vidéo’

Il était une fois la 3D dans les jeux vidéo

La Nintendo 64, première console à proposer de vrais jeux vidéo en 3D

La Nintendo 64, première console à proposer de vrais jeux vidéo en 3D

L’industrie vidéo-ludique est née dans les années 1970, avec les premières consoles aux allures de gros blocs en béton armé. Sur l’écran, seuls apparaissaient des traits en guise de décor, et des points en guise de personnages, car quelques pixels seulement étaient affichables. Évidemment, une unique couleur était disponible, c’était la joyeuse époque du monochrome sur nos volumineux téléviseurs cathodiques.

Puis arriva la seconde génération de consoles, avec plus de couleurs et de pixels, notamment la console Atari 2600 ou encore la CBS Colecovision.  Pourtant, même si nous en sommes actuellement à la huitième génération, il y eut deux révolutions dans l’histoire du jeu vidéo : une en 2007 ; et une autre, la première, qui changea à jamais le visage du loisir numérique, en 1996, avec la naissance de la cinquième génération : la Sega Saturn, la PlayStation de Sony et la fameuse Nintendo 64.

La révolution de 2007 concernait le passage à la haute définition, qui transforma radicalement le confort visuel d’un jeu vidéo, permettant au gamer une lecture plus nette et plus agréable.

Celle de 1996, la plus importante, fut l‘ajout d’une troisième dimension, la profondeur. Souvenez-vous ! Avant, dans un jeu vidéo, vos déplacements se limitaient à la verticalité et  à l’horizontalité. Les premiers jeux vidéo en véritable 3D apparurent avec des titres mythiques tels que « Tomb Raider », « Super Mario 64 » ou « Zelda Ocarina of Time ».

Mais les jeux d’action/aventure ou les FPS (First-person shooter) ne furent pas les seuls à profiter du réalisme apporté par cette troisième dimension. Il y eut aussi les jeux de simulation de vie, comme les célèbres « Sims », ou, plus originaux, les jeux de casino.
roulette-en-ligneIl fallait voir les accros aux jeux de hasard transpirer et stresser devant une roulette 3D virtuelle et la petite bille blanche s’arrêtant peu à peu sur le bon numéro… ou pas.
Ils s’y croyaient, et pourtant, ils se trouvaient chez eux, devant leur télévision, manette en main, et certainement pas dans un casino de Las Vegas.

La troisième dimension dans le jeu vidéo apporta aux joueurs une sensation de réalisme jamais atteinte. Le début d’une grande et belle aventure qui trouve son aboutissement aujourd’hui, grâce à l’apparition  des casques de réalité virtuelle.

La 3D changea à jamais notre façon d’appréhender un jeu vidéo, pour le plus grand plaisir des joueurs invétérés, dont nous faisons partie à Stars-media.

Laurent Amar

 

« Uncharted 4 », l’ultime merveille de Naughty Dog

Uncharted 4

Uncharted 4: A Thief’s End

Depuis les débuts de la PlayStation 3, la série « Uncharted » constituait une référence dans l’univers vidéo-ludique pour son degré d’excellence, autant sur le plan technique que sur le plan scénaristique.
Certes, le premier épisode montrait des carences dans la réalisation, mais déjà, nous sentions chez le studio Naughty Dog la volonté d’offrir une production largement supérieure aux autres.

Ce fut chose faite, en partie seulement, car la véritable claque viendra deux ans plus tard, avec la sortie, en 2009, d’une œuvre imparable, implacable, un pur chef-d’œuvre, « Uncharted 2 ». Avec son rythme effréné et ses scènes d’action déjantées auxquelles succédaient des séquences contemplatives, comme ce village tibétain apparaissant après le niveau du train, il aura laissé bouche bée nombre de joueurs et d’observateurs spécialistes du jeu vidéo.

Difficile d’atteindre à nouveau une telle perfection avec « Uncharted 3 » ! Effectivement, même si la partie technique était toujours aussi impressionnante, le plaisir de manier notre héros Nathan Drake se révélait inégal, sans doute à cause de phases de jeu maladroites ou répétitives, et d’une histoire ressemblant trop à la précédente.

« Uncharted Collection », sorti l’année dernière, venait parfaire la réalisation des trois épisodes en les adaptant sur PlayStation 4 et permettait de rehausser le niveau visuel en les faisant tourner en 1080p et en 60 images/seconde. Ce fut un véritable plaisir de redécouvrir ces jeux d’exception, dans les meilleures conditions possibles, grâce à la puissance de la nouvelle console de Sony.

Forcément, un épisode exclusif à la PS4 de « Uncharted » fut rêvé par les fans de Nathan Drake et de sa bande d’explorateurs.

Elle se sera fait attendre, cette suite, ultime épisode de la saga. Le titre du jeu ne ment pas, « A Thief’s End » – La fin d’un voleur -, référence directe au métier du héros, pilleur de tombes.
Le jeu démarre par l’évasion de Nathan de son orphelinat. Nous avions ainsi, à l’instar de «Uncharted 3 », des informations directes et précieuses sur l’enfance et les origines du héros.

Puis vient une séquence, plus contemporaine dans la vie de Nathan, dans une prison sud-américaine, où il devra chercher des indices sur un hypothétique trésor, avec la complicité d’un gardien corrompu. Le trésor en question est celui d’un célèbre pirate, Henry Avery, fil conducteur du jeu.

Elena et Nathan passent des jours paisibles

Elena et Nathan passent des jours paisibles

Le récit de « Uncharted 4 » est délibérément décousu : après cette scène, arrive un autre flash-back, car Nathan Drake est aujourd’hui « retiré des affaires » et coule des jours paisibles avec la belle Elena Fisher en Malaisie, où il occupe un poste de plongeur sous-marin.

Nos tourtereaux sont désormais mariés, mais Nathan s’ennuie ferme dans cette vie rangée. Il regrette sa vie d’aventurier à la recherche de trésors et de cités perdues.
Une séquence stupéfiante vient illustrer ce sentiment. Nathan, toujours sous votre contrôle, explore le grenier du confortable appartement qu’il occupe avec Elena. Là, se trouvent les différents artéfacts découverts, ou pillés, au fil de ses aventures. On en reconnaîtra certains, que le héros nous décrit. Bien entendu, nous partageons la nostalgie de
Nathan, car en réalité, ces trésors, nous, joueurs, les avons trouvés au cours des trois précédentes aventures.

Ensuite, Sam, le grand frère de Nathan, réapparaît, menacé de mort par un parrain de la pègre s’il ne retrouve pas dans les six mois le fameux trésor de Henry Avery le pirate. Ni une ni deux, Nathan invente une histoire à son épouse et se lance dans une nouvelle aventure, celle de trop, pour le meilleur, mais surtout pour le pire, d’où le titre de ce quatrième épisode.

Des panoramas splendides

Des panoramas splendides

Concernant l’aspect technique du jeu, notamment le graphisme, Naugthy Dog pousse la PlayStation 4 dans ses ultimes retranchements, offrant un résultat magistral. Pour beaucoup, « Uncharted 4 » constitue le plus beau jeu vidéo de tous les temps sur console !

La végétation, les ruines, les effets aquatiques, les panoramas à couper le souffle, tout dans« Uncharted 4 » incite à la contemplation et à l’émerveillement, et en 1080p et 60 images/seconde, une prouesse !

Nous nous attarderons surtout sur la qualité d’écriture de ce chapitre final. La géniale directrice de création pour les trois premiers épisodes, Amy Hennig, s’étant fait remercier, avec les honneurs, par la direction du studio au début du développement – Stars-media lui rend hommage – laisse la place, mais pas à n’importe qui, à l’équipe de « The Last of Us », considéré également comme un chef-d’œuvre vidéo-ludique.

Nous sommes alors dans une narration et une scénarisation beaucoup plus proches du cinéma que du jeu vidéo. La dramaturgie de « Uncharted 4 », avec cette nouvelle équipe, est poussée à son paroxysme, moins dramatique et sombre que « The Last of Us », malgré tout plus mélancolique que les trois précédents épisodes, essentiellement fondés sur le flegme et l‘humour, dans chaque situation.

La jouabilité et le gameplay restent les mêmes, hormis le grappin, la jeep et le crochet qui permet à Nathan d’escalader des endroits où il ne peut se suspendre seul.

La mise en scène est toujours aussi diaboliquement efficace et la modélisation des visages nous fait naviguer au milieu d’un océan de photoréalisme.

Des balades en jeep

Des balades en jeep

Des défauts dans « Uncharted 4 » ? Un seul, il n’égale pas le fameux deuxième épisode, « Among Thieves ». Mais c’est impossible, même avec les consoles de nouvelles générations, car l’effet de surprise était là.

Ce fut la même chose pour les fans de « Zelda », après la sortie de « Ocarina Of Time » et de « Majora’s Mask » sur N64. Les autres épisodes n’étaient pas moins bons, mais les fans avaient côtoyé les cieux, et il fallut bien redescendre.

Cela dit, « Uncharted 4 » est une merveille, l’aboutissement d’une saga à la recherche des vestiges de civilisations anciennes et oubliées, mais aussi de joutes épiques. Nathan Drake, Elena, Sam et le sympathique Sully vous attendent pour vivre leur ultime aventure, ne les décevez pas !

Laurent Amar

Jeux sur PC et Jeux en Ligne : La Russie est-elle Victime d’une Propagande Négative ?

Coupe du monde 2018 en Russie

Coupe du monde 2018 en Russie

La Russie a hâte d’accueillir la Coupe du Monde FIFA 2018, et l’approche de cette grande manifestation placera bientôt le pays au centre de l’arène sportive. Personne ne peut ignorer l’image négative, qui colle à cette superpuissance depuis plusieurs décennies, et il ne serait pas faux de dire que cette image très défavorable est en partie véhiculée par l’Occident.

Certains considèrent qu’il s’agit d’un point de vue plutôt simpliste, cependant des recherches actuelles suggèrent que l’ensemble des médias, y compris les jeux vidéo en ligne, sont soit involontairement, ou dans le cadre d’un point de vue moins optimiste, soit intentionnellement impliqués dans le soutien d’objectifs politiques spécifiques.

Comment cela peut-il être possible, demanderez-vous ? Si l’on jette un regard plus attentif à l’un des éléments clé des jeux vidéo, en l’occurrence le méchant ou l’ennemi, on pourrait commencer par se demander pourquoi tant de menaces en provenance de la Russie en particulier, et s’il s’agit réellement d’une propagande occidentale continuant de véhiculer une image négative de la Russie, quelle place, s’il en est une, tout cela a-t-il dans le monde du sport ?

Sports et Jeux en Ligne – Un Terrain Neutre

A l’aube de la Coupe du Monde de la FIFA 2018, tout le monde s’apprêtera de nouveau à vibrer pour l’un des plus grands moments sportifs de l’année, et pour ce faire le monde gagnerait tant à se débarrasser, par respect pour la Russie, des idées préconçues instillées par les médias. La présence de sites de paris en ligne tels que Betway, qui fournissent des espaces libres de toute propagande, où les amateurs de sport peuvent placer des paris et profitez d’informations en continu sur les jeux, constitue l’un des moyens pouvant permettre de réaliser cela.

Les rebelles russes dans les jeux sur PC

Les films sont souvent considérés comme le précurseur des jeux vidéo, et, si nous nous penchons sur le cinéma, il est facile de voir comment la politique d’une époque dicte la nationalité du méchant de l’histoire. Par exemple dans les années 80 les ennemis de Bond étaient souvent russes, et ceci pouvait être expliqué par le conflit de la guerre froide. Les héros étaient souvent décrits comme étant américains ou anglais et farouchement patriotes.

La représentation de l’ennemi russe a été transférée dans l’industrie du jeu vidéo, avec une recherche révélant que dans les jeux de tir à la première personne (FPS), en particulier, les Russes représentent 21 % des ennemis dans les jeux étudiés. Même avec l’augmentation des préoccupations au niveau mondial, concernant les terroristes en provenance du Moyen-Orient, la recherche indique que les méchants et les criminels russes restent en tête du sondage, lorsqu’il s’agit de préparer le casting d’un jeu sur PC, ils sont suivis en seconde position par les extraterrestres, tandis que les personnages en provenance du Moyen-Orient occupent la 3e position.

L’Influence des Jeux

Quand on sait qu’environ 7 français sur 10 jouent régulièrement à des jeux vidéo, et que le gouvernement déclare que la France est le 2e plus grand producteur de jeux vidéo dans le monde, la position des jeux vidéo en tant que média influent ne fait plus aucun doute. Avec une audience aussi importante, des jeux peuvent être utilisés pour influencer les consommateurs de multiples façons, partant de méthodes en apparence inoffensive de placement de produits, pour aller jusqu’à des méthodes plus « politiques », influençant la façon dont nous considérons certains pays.

Ces facteurs sont-ils un moyen de s’assurer que les joueurs, et donc le public, conservent une attitude négative vis-à-vis d’une superpuissance potentielle, ou cela est-il simplement dû au fait que les méchants Russes sont un concept plus confortable pour les joueurs ? La très médiatisée menace du terrorisme extrémiste religieux en provenance du Moyen-Orient serait très facile à exploiter par les développeurs de jeux, qui pourraient utiliser ces terroristes en tant que méchants dans leurs jeux, surtout si l’on pense que les jeux sont des machines de propagande, et pourtant ils ne le font pas. Les politiciens russes ont publiquement dénoncé la représentation faite de leur pays, et proposent maintenant de présenter une propagande positive, afin de tenter de débarrasser la Russie de son image négative dans les jeux et les films, et l’on ne peut qu’espérer qu’ils y arrivent avant d’accueillir la Coupe du Monde en 2018.

 

 

Dark Souls III : beau, implacable, viscéral, addictif

Dark Souls III

Dark Souls III

« Vous êtes mort », tel est le leitmotiv de la série vidéo-ludique, les « Souls », initiée par le génialissime studio japonais From Software et son meilleur inspirateur, Hidetaka Miyazaki.
L’essence de ces jeux réside dans une difficulté poussée à son paroxysme, sans qu’aucune concession ne soit faite aux joueurs, à l’inverse des jeux vidéo actuels où l’on prend le gamer par la main.

Cette série a définitivement marqué d’une pierre blanche l’histoire du jeu vidéo.

Qu’il s’agisse de Demon’s Souls ou de Dark Souls I et II, la formule de Gameplay entièrement fondée sur la réussite par l’échec, où l’on doit effectuer un passage plusieurs fois avant d’y arriver, provoque chez le joueur, lors d’une victoire, une jouissance et une satisfaction rarement atteintes dans une autre catégorie de loisirs.

Deux ans après Dark Souls II, et un an après son remastering sur PlayStation 4, Namco Bandai et son studio From Software nous proposent donc le troisième épisode, Dark Souls III.
Celui-ci clôture en apothéose une série de jeux déjà irréprochable, à part quelques carences techniques dues aux faibles moyens mis à la disposition du studio japonais, notamment pour la réalisation des deux premiers épisodes.

L’histoire de Dark Souls III se révèle opaque, hermétique, et en saisir toutes les subtilités n’est pas chose aisée.
En résumé, le feu a disparu du royaume de Lothric. Le héros, le Morteflamme – c’est-à-dire vous – devra remettre sur leur trône les rois des cendres en les affrontant, afin de raviver la flamme symbolique et permettre à cette contrée légendaire de revenir à la vie.
Nous pourrions vous en dire plus, mais nous ne souhaitons pas gâcher votre plaisir. Votre avatar dans le jeu va donc traverser des contrées perdues, en ruine pour la plupart, et peuplées de morts-vivants et de monstres en tout genre qu’il lui faudra combattre. Vous
devrez ainsi recueillir des points d’expérience et augmenter les capacités d’attaque, de défense et de résistance du personnage dont vous aurez le contrôle. En somme, un vrai jeu de rôle pur et dur, mais à la japonaise.

Passons maintenant à la technique, Dark Souls III est beau, non seulement sur le plan graphique, mais surtout sur celui de la direction artistique. Le royaume de Lothric offre des paysages saisissants, en cohérence avec l’univers proposé (ce qui est rarement le cas avecles productions japonaises, ndlr). Les textures sont propres, et les ennemis bien animés. Les gigantesques panoramas, nouveautés de cet épisode, s’avèrent sublimes et parfois vous pourrez vous laisser aller à la contemplation.
Mais le véritable talent de Miyazaki et de son équipe se trouve dans l’architecture des niveaux du jeu, conçus de façon « organique ». Par exemple, chaque secteur d’un niveau communique avec un autre. Il vous faudra pour cela découvrir ou débloquer les raccourcis
qui vous feront accéder plus rapidement à votre objectif final, sans avoir besoin de refaire tout le parcours.

Inutile de vous décrire le soulagement du joueur lorsqu’il découvre enfin le raccourci ou le point salvateur, après de longues minutes passées à combattre des ennemis toujours forts.
Petite précision bien connue des fans des « Souls » : les points d’expérience nécessaires pour triompher d’adversaires de plus en plus puissants s’acquièrent grâce aux «  âmes » recueillies une fois votre ennemi terrassé.

Vous stockez ces âmes au fur et mesure de vos victoires, mais si vous vous faites tuer, vous devrez les laisser sur le lieu de votre mort.

Vous n’aurez alors qu’une seule chance de les récupérer, mais si vous mourez encore avant d’avoir récupéré vos âmes, elles seront définitivement perdues et  vous ne pourrez pas monter en niveau, ou bien il vous faudra terrasser de nouveau tous vos adversaires. Autant vous dire que cette formule de gameplay géniale, mais implacable, impose au joueur une pression constante.

Nous ne pouvions pas terminer ce papier sans vous parler des boss, toujours plus élégants,  animés et dessinés grâce à la puissance des consoles de nouvelle génération. Cet épisode permet enfin aux artistes de From Software de s’exprimer pleinement, sans être restreints sur le plan technique.
Les dix premiers boss peuvent être battus assez facilement, les autres seront plus coriaces mais toujours aussi jouissifs à détruire.

Pour ceux qui n’ont pas encore essayé le jeu, il existe malgré tout une exception dans la facilité toute relative des premiers boss, « le veilleur des abysses ». Ce dernier va vous en faire voir de toutes les couleurs. Mais quelle allure, et quelle mise en scène ! Ce combat
résume à lui seul la maestria de From Software.

Tout bon gamer ne peut pas passer à côté d’une telle production. Vous ne pourrez pas décrocher, le système de jeu vous incitant à aller toujours plus en avant. Nous terminerons cet article par une citation de Gollum, qui illustre parfaitement Dark Souls III : « Une fois qu’il s’est emparé de vous, il ne vous lâche plus. »

Note de la rédaction: 19/20
Editeur: Namco/Bandai
Disponibilité: Déjà dans les bacs
Prix estimé: 70 Euro environ

Laurent Amar

Les stars adorent « Candy Crush »

Candy Crush Jelly Saga

Candy Crush Jelly Saga

Le phénomène « Candy Crush » n’est pas près de s’arrêter. Depuis décembre 2012, après « Candy Crush Saga », puis « Candy Crush Soda Saga », l’éditeur anglo-suédois King vient de lancer la nouvelle version du jeu aux bonbons rigolos : « Candy Crush Jelly Saga ».
Le jeu ne cesse de voir son nombre de fans augmenter, qui atteint désormais 318 millions, ce qui en fait l’un des phénomènes vidéo-ludiques les plus remarquables de ces dernières années.

Le génial créateur de jeu japonais Shigeru Miyamoto lui-même, star de Nintendo, a déclaré dans une interview avoir été peiné de ne pas être l’inventeur de « Candy Crush ».
Mais le commun des mortels n’est pas le seul à s’intéresser à ce jeu, bon à croquer pour les propriétaires de Smartphones.

En effet, des stars planétaires telles que Katy Perry ou Kim Kardashian, grandes joueuses de « Candy Crush », n’ont pas hésité à s’inspirer de leur jeu préféré afin de créer leur propre application dédiée, avec un univers tout aussi chatoyant. Nous n’inventons rien, lisez cet article du célèbre quotidien Les Échos

Le leader du groupe Maroon Five, Adam Levine, lui aussi, a déclaré sur le plateau de l’animatrice américaine Ellen DeGeneres être tellement accro à « Candy Crush » qu’il a « emprunté » l’iPhone de sa copine pendant qu’elle dormait, pour jouer à son jeu préféré.
Lisez cet article de notre confrère Frandoid

De même, le chanteur lyrique américain Josh Groban a avoué être accro à « Candy Crush », à tel point qu’il ne peut s’empêcher d’acheter des sucreries après chaque partie.

Cependant, pas de danger, ce jeu vidéo pas comme les autres constitue une « addiction douce, il vous fait vous sentir mieux », comme le précisent les récentes déclarations, dans le Time Magazine, du Dr Kimberly Young, spécialiste des cyberaddictions.
Alors, n’hésitez pas à vous régaler des bonbons… de « Candy Crush » bien évidemment !

« Candy Crush » en ligne, c’est par ici !

« Uncharted Collection », trois chefs-d’œuvre en un sur PS4, pour 60 euros seulement

Uncharted Collection, exclusivement sur PS4

Uncharted Collection, exclusivement sur PS4

 

Décors grandioses, aventures épiques, héros décalé, au talent presque surnaturel, et surtout une mise en scène d’un dynamisme incroyable, telles étaient les principales qualités d’ »Uncharted : Drake’s Fortune », sorti sur PlayStation 3 en 2007. Le jeu était alors le porte-étendard de la toute-puissance technologique d’une PS3 au démarrage commercial plutôt poussif.

Ce qu’ignoraient les créateurs du studio de développement Naughty Dog, c’est qu’ils seraient à l’origine d’un nouveau standard de qualité et d’une nouvelle formule de gameplay qui ne cesseraient d’être repris. Exit le monde ouvert, Nathan Drake suivra un chemin tout tracé mais scénarisé, avec une telle maestria que le joueur ne ressentira jamais un tel dirigisme, car les différents lieux visités s’emboîteront parfaitement dans l’histoire.

L’autre grande qualité d’Uncharted réside dans le soin apporté aux seconds rôles, partenaires de Nathan. Qu’il s’agisse de Victor Sullivan, d’Elena Fisher ou même de Chloé Frazer, l’écriture dédiée à chaque personnage captive encore plus le joueur, créant une empathie entre lui et les protagonistes.

Bien entendu, Uncharted, qui signifie « inexploré » en français, est désormais célèbre pour sa technique, notamment graphique. Chaque paysage traversé par Drake au fil de ses trois aventures, « Le Destin de Drake », « Among Thieves » et « L’Illusion de Drake », dernier épisode en date, est d’une beauté absolue, faisant de la série un divertissement vidéo-ludique contemplatif. En effet, le joueur passera beaucoup de temps à faire tourner sa caméra dans tous les sens afin de ne rien rater de ces magnifiques paysages.

Nathan Drake et Elena Fisher

Nathan Drake et Elena Fisher

Ah, la forêt française et son château moyenâgeux, le sous-marin allemand en pleine jungle sud-américaine, ou encore le sublime village tibétain que Nathan Drake visitera en toute quiétude, après une hallucinante scène d’action dans un train, quasiment surréaliste !

Alors, quand, en plein E3 2015, est officiellement annoncée par Sony une remasterisation des trois épisodes d’Uncharted sur PS 4, en attendant l’arrivée du quatrième épisode de la série en mars 2016, sur le même Blu-ray, nous nous sommes dit, gamers invétérés : « C’est Noël avant l’heure. »

Naughty Dog étant bien trop occupé par la finalisation du développement d’Uncharted 4, c’est au studio américain Bluepoint Games qu’a été confiée la lourde tâche de mettre au niveau de la PS4 les trois épisodes PS3. Et autant dire que le travail accompli est titanesque.
La résolution en 1080 p, les 60 images /seconde, les textures et les effets sonores et lumineux entièrement refaits, les petits gars de Bluepoint Games se sont livrés à un véritable travail d’orfèvre. Attention ! Précisons que le matériel d’origine était déjà de très haute volée, à part peut-être le premier épisode, plus maladroit dans ses alternances joutes armées/explorations, et surtout, affublé d’un atroce « tearing », image qui se coupait en deux lorsqu’on bougeait la caméra.

Sur la version remasterisée, le problème a disparu, et c’est un véritable bonheur de redécouvrir le premier épisode avec un tel niveau de finition technique.

Uncharted : Drake’s Fortune, sublimé par la PS4.

Uncharted : Drake’s Fortune, sublimé par la PS4.

Les deux autres épisodes ne sont pas en reste, avec un confort visuel et sonore inégalé, et une jouabilité également revue, finie la lourdingue Sixaxis.

En somme, « Uncharted Collection » vous propose pour 60 euros trois jeux magnifiques, véritable référence du jeu vidéo. On peut dire merci à la PS4 et à Bluepoint Games.

Si vous aviez joué aux trois épisodes d’Uncharted au temps de la PS3, vous allez vous régaler en les découvrant sous un nouveau jour, et si vous ne les connaissez pas, 60 euros à peine pour trois chefs- d’œuvre, c’est une affaire à ne manquer sous aucun prétexte.

Note de la rédaction : 20/20

Éditeur : Sony
Prix public : environ 60 euros
Disponibilité : déjà dans les bacs
Machine : exclusivement sur PS4

Test : « Until Dawn » ou quand le Survival Horror s’inspire du Slasher Movie

ps4_sw_inlay_ud_2d_plus_ed_pegi_copieDepuis longtemps déjà, Hollywood se régale avec les recettes engrangées par les Slasher Movies.
Ces derniers sont des longs métrages où de jeunes beaux gosses et belles nanas, sexy à souhait, vont passer des vacances dans un endroit improbable et se font charcuter les uns après les autres.
Le jeu vidéo n’avait pas fait d’incursion dans ce type de film, et ce, malgré l’avènement du Survival Horror dans les années 1990, car la technique scénaristique et la narration étaient très différentes.

Il y a trois ans, le studio Supermassive Games annonçait en collaboration avec Sony le premier Slasher Movie vidéo-ludique, « Until Dawn ».
Avec l’arrivée de la PS4 en ligne de mire, le studio changea ses plans et décida un portage, un peu tardif, sur la console surpuissante de Sony.

Mais de quoi s’agit-il au juste ? Dix jeunes gens, beaux bien entendu, passent un séjour dans un chalet perdu au sommet d’une montagne enneigée afin de faire leur deuil. Un an plus tôt, dans ce même chalet, deux sœurs faisant partie de la bande ont connu une mort atroce suite à une très mauvaise blague.

Seulement voilà, un tueur fou se met à décimer notre bande de joyeux lurons, totalement isolés du monde extérieur à cause d’une tempête de neige.
L’histoire est bien sûr à prendre au second degré, malgré l’apparence plutôt dramatique des enjeux proposés aux protagonistes.
La mort, la peur, des choix cornéliens dignes de Sophie, et surtout les remords et les regrets, suite au décès de leurs deux copines.
Notons la présence de deux acteurs célèbres, parfaitement modélisés.
En premier lieu, Peter Stormare dans le rôle du psychiatre qui vous fera passer des tests psychologiques assez morbides tout au long du jeu.
En second lieu, la délicieuse, la craquante actrice américaine Hayden Panettiere dans le rôle de Samantha, la ravissante intello de la bande, la plus courageuse et surtout la moins cruche du casting féminin.
Nous n’allons pas nous éterniser sur l’aspect scénaristique et artistique du jeu, parlons maintenant technique.

La belle Samantha face au tueur fou de Until Dawn

La belle Samantha face au tueur fou de Until Dawn

Le gameplay :  

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le gameplay de « Until Dawn » est un mélange des premiers « Resident Evil » et des jeux signés Quantic Dream.
Des caméras fixes avec un léger déplacement latéral autorisé et des QTE, beaucoup de QTE, conférant à l’ensemble une jouabilité des plus minimalistes.
Des QTE pourquoi pas, mais avec en plus les angles de caméra imposés, on a l’impression, finalement, de ne pas faire grand-chose.

Cela se ressent surtout dans les phases d’exploration, avec des personnages qui se déplacent trop doucement à nos yeux. Pourtant, l’histoire est prenante et les personnages sont des plus attachants. Alors on prend plaisir à les diriger, mais le tout aurait mérité de meilleurs réglages.

Les graphismes :

De ce point de vue, c’est plutôt joli, même si on éprouve indéniablement les effets secondaires dus au portage à la dernière minute de la PS3 à la PS4. Mais pas plus qu’un « The Last of Us Remastered » ou qu’un « God of War III Remastered ». Les effets visuels de la tempête de neige pour les séquences en extérieur sont en revanche très impressionnants, tout comme la direction artistique du titre, qui arrive à nous terroriser par les décors intérieurs, notamment le terrifiant sanatorium.
Les personnages sont quant à eux parfaitement modélisés, notamment Hayden Panettiere dans la fameuse scène du bain.
Petits coquins, je vous vois venir, il y aura du sang giclant de partout, des tripes charcutées, des boyaux sortant du bide après des morts plus horribles les unes que les autres ! En revanche, même si le sexe est omniprésent dans les sujets abordés par les héros, il n’y aura aucune nudité dans « Until Dawn ». Cela se passe comme ça chez Supermassive Games, on montre du sang, mais pas de seins, no comment !

Hayden Panettiere alias Samantha, dans son bain

Hayden Panettiere alias Samantha, dans son bain

La bande son :

Alors là, chapeau ! Comme on vous l’a dit plus haut, « Until Dawn » n’est rien d’autre qu’un Slasher Movie interactif, la localisation du jeu en français est donc du niveau d’un bon film de cinéma, c’est-à-dire irréprochable. Les comédiens qui doublent les voix dans la langue de Molière ont du talent et ne nous sont pas inconnus. La musique et les bruitages inquiétants vous mettront dans l’ambiance immédiatement.

En conclusion, « Until Dawn » n’est pas seulement une réussite d’un point de vue scénaristique, ce jeu inaugure une nouvelle expérience vidéo-ludique, poussant encore plus les jeux de Quantic Dream avec ce côté contemplatif où l’on participe au déroulement d’une histoire plutôt qu’on la vit.

Vous aurez une multitude de possibilités qui, à chaque fois, changeront radicalement le cours de l’histoire, ce qui confère à « Until Dawn », jeu définitivement hors norme, une durée de vie très importante. Alors ne boudez pas votre plaisir ! Des jolies filles, de l’horreur, du suspense et bien sûr Hayden Panettiere, tout cela justifie amplement le succès mondial de « Until Dawn ». D’ailleurs, une suite serait d’ores et déjà en préparation… et même un film directement tiré du jeu, tiens donc.

Note de la rédaction: 15/20

Éditeur: Sony
Disponibilité: Déjà dans les bacs
Plate-forme: Exclusivement sur PS4
Prix: Environ 70 Euro

Laurent Amar

Metal Gear Solid 5 « The Phantom Pain »: l’héritage Kojima.

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Jaquette officielle PS4

MGS 5 démarre avec une incroyable évasion d’un hôpital chypriote appartenant à la Grande- Bretagne. Snake, héros emblématique de la saga Metal Gear, se réveille d’un coma long de neuf années.
Il a perdu le bras gauche lors de sa précédente aventure, remplacé par une prothèse, ce qui en fait ainsi le premier « homme augmenté » de l’Histoire.
Hideo Kojima est un producteur de jeux hors pair, mais aussi un réalisateur de talent.

La première séquence de MGS 5 où l’on voit Snake, aidé par son frère d’armes Ocelot, s’évader de l’hôpital alors qu’un commando d’élite est à sa poursuite afin de l’abattre, est tout simplement magistrale.
Sans parler de l’apparition, dès le début du jeu, de deux personnages clés, l’homme de flamme et surtout la femme volante, telle un fantôme.

L’action de Metal Gear Solid 5 se situe en 1984 et c’est alors l’Afghanistan, lors de l’invasion soviétique, que Snake devra infiltrer dans le but de se venger de Cipher, organisation crapuleuse, principale cause de son long coma.
Le jeu vous proposera tout d’abord de découvrir la plate-forme pétrolière Mother Base, votre quartier général, que vous pourrez faire évoluer, en fonction des items ramassés au cours du jeu. Vous pourrez également exfiltrer des combattants ennemis que vous aurez assommés ou endormis sans les tuer, en les attachant à des ballons.
Cette mise en bouche terminée, passons aux aspects techniques du jeu.

Les graphismes :
Kojima a fait dépenser beaucoup d’argent à Konami afin de mettre au point un moteur graphique révolutionnaire entièrement adapté aux consoles de nouvelles générations, la PS4 et la XBOX One : le Fox Engine. Autant le dire, celui-ci fait des merveilles. Les plaines d’Afghanistan sont ici reproduites avec une fidélité déconcertante, presque troublante. En effet, le gigantisme de ce pays, trois fois grand comme la France, est parfaitement rendu. La géologie est saisissante de réalisme, surtout en journée. Car MGS 5 gère aussi le cycle jour/nuit, ainsi que les phénomènes météorologiques inhérents à ce pays dévasté par la guerre. Vous pourrez aussi couper à travers champs, la carte à explorer s’avère gigantesque.

Snake

Snake

L’animation :
Là aussi, c’est du travail d’orfèvre.
Kojima est un perfectionniste et cela se voit. L’animation sur PS4, machine sur laquelle a été réalisé le test, n’est presque jamais prise en défaut, même si des dizaines de soldats soviétiques vous font face avec du 60 images/seconde tout en proposant une image en 1080 P.

La traversée des passages afghans, en véhicule, à cheval ou par les airs avec un hélicoptère de soutien, est d’une fluidité exemplaire. Le jeu devient alors contemplatif, on prend un réel plaisir à voir défiler les montagnes et les chemins escarpés d’Afghanistan. L’animation des personnages est parfois un peu raide, mais le travail est de qualité dans l’ensemble. Mention spéciale aux explosions, très réalistes !

La durée de vie :

La durée de vie de MGS 5 est immense, nous n’avons terminé que les dix premières missions, aidant grandement à l’apprentissage du gameplay, et seulement 6 % du jeu ont été effectués.
De plus, il y a les missions secondaires, pas franchement indispensables, mais si vous êtes totalement happés par l’univers de Metal Gear Solid 5, vous les accomplirez avec plaisir, ne serait-ce que pour vous promener encore un peu dans les contrées hostiles afghanes.

Snake

Snake

En conclusion:
MGS 5 est un véritable must, une douce friandise sous la forme d’un immense blockbuster vidéo-ludique.
Hideo Kojima a réussi une fois de plus à nous emmener avec lui dans son univers si particulier. La mauvaise nouvelle dans tout cela est que ce grand monsieur, suite à un changement radical de stratégie chez Konami, qui souhaite délaisser la production de triple AAA pour se concentrer sur les smartphones, a décidé de quitter l’éditeur japonais avec pertes et fracas.

Le perdant n’est pas le gamer, Kojima a sans doute déjà un autre éditeur qui souhaiterait l’embaucher, non le perdant, c’est Konami. Laisser partir un artiste pareil, même s’il coûtait cher, se révèle risqué.
Nous le regrettons, mais qu’importe, Kojima laisse en héritage ce dernier chef-d’œuvre d’infiltration et d’action.
Alors ne ratez pas MGS 5.
Note de la rédaction : 18/20

Prix public : 70 euros
Disponible sur : PS4/PS3/XBOX ONE/XBOX 360/PC
Éditeur : KONAMI

Laurent Amar

Kratos ressuscite en beauté sur PlayStation 4 avec « God of War 3 » Remastered

God of War III Remastered sur PS4

God of War III Remastered sur PS4

En 2010, sortait le chef-d’œuvre ultime des studios de Sony Santa Monica, « God of War 3 », l’affrontement ultime entre Kratos, le fantôme de Sparte, et les ignobles dieux de l’Olympe, menteurs, manipulateurs et d’un cynisme sans égal.
Avant le combat final entre Zeus et Kratos, ce dernier enverra six pieds sous terre les sbires du roi de l’Olympe, Hadès, Poséidon, Hercule, Hélios, et même le pauvre Héphaïstos.

Les Titans, tout d’abord alliés du guerrier de Sparte, en feront également les frais, notamment Gaia et Kronos.
La performance technique lors de la sortie de « God of War 3 » sur PS3 était remarquable. Pourtant, la promesse, au début de la génération des consoles dont fait partie la PS3, d’offrir des jeux en Full HD à 60 images/seconde, n’a pu être tenue, y compris pour les jeux estampillés Sony.

Cela n’enlevait rien au plaisir de manipuler Kratos au milieu de joutes extraordinaires avec les dieux et les Titans. Nous pensons particulièrement à la lutte avec Chronos faisant jouer à fond la perspective de taille entre le minuscule Kratos et le géant, et bien sûr aux combats contre Hadès, Poséidon et Hercule qui resteront dans les annales du jeu vidéo.
Nous sommes en 2015, place à la PlayStation 4 et à sa puissance qui ont permis aux équipes de Santa Monica de remasteriser « God of War 3 » avec les fameux 1080p et les 60 FPS.

La différence se fait immédiatement sentir. Tout est encore plus beau, plus fluide et des détails, que l’on ne remarquait pas en raison du 720p en 2010, nous sautent au visage. Les effets spéciaux tels que les explosions, les éclairs ou la physique de l’eau sont sublimés.
En revanche, nous devons signaler que les cinématiques n’ont pas été remasterisées en Full HD. Cela dit, la différence entre le 1080p et le 720p se révèle beaucoup moins flagrante qu’à l’époque de la remasterisation des deux premiers « God of War » issu de la PS2 sur PS3, dont les cinématiques n’avaient pas été restaurées. Mais là, nous passions de la définition 720p pour les phases de jeu à la définition standard. Inutile de préciser que cela conférait aux cinématiques un aspect pour le moins crasseux.
Rien de tout cela avec « God of War3 » sur PS4.

Cette remasterisation de grande qualité présente également un mode « photos ». Vous pourrez prendre des clichés des phases de gameplay à n’importe quel moment. Original, mais pas indispensable.
Pour conclure, trois questions viennent à l’esprit à la fin de ce test.

Premièrement, n’aurait-il pas mieux valu réhabiliter « God of War Ascension », le dernier épisode, mésestimé, de la saga, avec une refonte complète en plus d’une remasterisation, plutôt que de proposer une version plus belle et plus propre à un jeu n’ayant plus rien à prouver et se suffisant largement à lui-même ?

Deuxièmement, nous savons qu’un nouveau « God of War » est en préparation dans les studios de Santa Monica. On peut se demander quel sera le scénario puisque Kratos a tué Zeus et tous les plus importants dieux de l’Olympe ? Pourquoi pas une confrontation avec les dieux d’une autre religion, comme celle des Égyptiens de l’époque ? Cela ferait une histoire absolument passionnante.

Enfin, concernant la suite de « God of War », utilisera-t-on encore des angles de caméra fixe, technique peut-être très cinématographique mais plus vraiment en phase avec la technologie de la PlayStation 4 ?

Nous verrons bien ! De toute façon, pour ceux qui l’auraient manqué, « God of War 3 » Remastered sur PS4 s’avère indispensable. Pour les autres, ils auront l’occasion de le redécouvrir dans des conditions optimales.

Laurent Amar

Note de la rédaction : 18/20
Prix environ : 39 euros
Éditeur : Sony
Disponibilité : déjà dans les bacs.

Interview exclusive de Mathieu Manent, directeur éditorial et co-auteur de: « Anthologie Playstation ».

Mathieu Manent

Mathieu Manent

Bonjour Mathieu Manent, pouvons-nous dire que la Playstation a révolutionné l’industrie du jeu vidéo ?

Bonjour Laurent. Oui, c’est une évidence, pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il s’agit d’un nouveau rival pour Sega et Nintendo, les deux constructeurs principaux depuis 1985 au Japon. Ensuite parce que la PlayStation est synonyme de nouvelle technologie : entre la 3D texturée, le CD et la technologie 32 bits, le fossé avec la génération de consoles précédente (SNES/MegaDrive) était assez impressionnant.

De plus elle a permis à de nombreux artistes de concrétiser leur vision du jeu vidéo sans être bridés par les limites technologiques des consoles à cartouche. Enfin, elle a réellement ouvert le jeu vidéo au grand public, en attirant de nouveaux types de joueurs, rassemblant ainsi enfants, ados (son cœur de cible) et jeunes adultes. Et puis surtout, elle a propulsé Sony comme nouveau leader de l’industrie, là où bien d’autres se sont cassé les dents (la CD-i, la 3DO, la Jaguar d’Atari, l’Amiga CD32…) !

Le cas Final Fantasy VII est sans doute l’une des anecdotes les plus passionnantes et intrigantes de cette industrie, pourriez-vous rappeler à nos lecteurs ce qu’il s’est réellement passé entre Nintendo et Squaresoft à l’époque ?

C’est simple. Jusqu’en 1994, Final Fantasy était une série exclusive aux consoles Nintendo mais pour cette nouvelle génération de machines, Squaresoft, qui décide logiquement d’évoluer avec les nouvelles technologies, se trouve confronté à un dilemme. Entre Nintendo qui doit proposer une console puissante mais bridée par son port cartouche en plus d’être retardée (au Japon, la N64 est sortie en avril 1996 et la PlayStation en décembre 1994 !) et Sony qui permettait aux développeurs de ne plus se soucier de l’espace de stockage des données tout en proposant des cinématiques en images de synthèse, l’entreprise a tranché en faveur de Sony.

Prévu à l’origine sur Super Nintendo, puis pressenti pour une sortie sur N64, Final Fantasy VII fut finalement annoncé exclusivement sur PlayStation, provoquant la colère du charismatique PDG de Nintendo de l’époque, Hiroshi Yamauchi. C’est le début d’un conflit entre Nintendo et Squaresoft, qui a duré jusqu’en 2002, année durant laquelle Satoru Iwata a succédé à M. Yamauchi.

Tomb Raider 1: à gauche sur Playstation, à droite sur Saturn.

Tomb Raider 1: à gauche sur Playstation, à droite sur Saturn.

Concernant la 3D et la puissance en général, le fossé était-il si important entre la Saturn et la Playstation 1 ?

Pas vraiment. Enfin une fois encore tout dépend des jeux mais d’une manière générale, la 3D était sensiblement la même, si ce n’est que la Saturn ne gérait pas la transparence et quelques effets d’ombre. Mais lorsqu’on regarde Tomb Raider ou Resident Evil sur l’une ou l’autre machine, difficile de dire à première vue sur quelle console le jeu fonctionne. En revanche, du point de vue des développeurs, la programmation était plus complexe sur Saturn lorsqu’il s’agissait de 3D, la technologie de la Saturn étant davantage conçue pour faciliter la programmation en 2D.

Ce qui est paradoxal, à une époque où la 3D temps réel devenait la norme ! D’ailleurs, c’est assez difficile à croire, mais même au niveau de la 3D texturée, la Saturn est théoriquement plus performante que la console de Sony ! Cette dernière affiche un maximum de 180.000 polygones par secondes, là où la Saturn peut en afficher jusqu’à 300.000.

Comment avez-vous fait pour réunir autant de jeux Playstation pour les chroniquer dans votre nouveau tome de la série « Anthologie » dédiée à la PS1 ?

Et bien contrairement à mon premier livre, Nintendo 64 Anthologie, je n’étais pas seul à écrire sur la PlayStation ! J’ai supervisé une petite équipe de rédacteurs talentueux et réellement passionnés, qui connaissaient parfaitement leur sujet et donc, à nous tous, nous possédions une quantité importante de jeux PlayStation.

Mais bien évidemment, avec plus de 4100 jeux existants sur PS1 (ce qui est colossal, la Nintendo 64, à titre de comparaison, en possède moins de 400), nous n’avions pas tous les titres sous la main. Fort heureusement, l’un de nos rédacteurs est fréquemment en contact avec Bryce Corp, l’un des plus importants collectionneurs de France. Il a d’ailleurs pu nous fournir de véritables raretés et nous a autorisé à photographier plusieurs pièces de sa collection, afin de les inclure dans notre ouvrage. Merci à lui !

Playstation Anthologie Collector Volume 1

Playstation Anthologie Collector Volume 1

Avez vous reçu le soutien de Sony France pour l’élaboration de Anthologie Playstation ?

Tout à fait, l’un des responsables de Sony nous a accordé une interview, et fourni de nombreux clichés officiels d’époque, destinés à promouvoir la console. Mais il n’y a pas que Sony ! Nous avons réussi à avoir de grands noms du jeu vidéo en interview, parmi lesquels Yuji Horii (Dragon Quest), Lorne Lanning (Oddworld), Charles Cecil (Les Chevaliers de Baphomet), des compositeurs, des créatifs, des programmeurs… Nous avons pu obtenir une dizaine d’interviews rien que pour le premier volume, et d’autres sont à venir !

Que pensez-vous des annonces PS4 au dernier E3 et comment imaginez-vous la Playstation 5 ?

C’était incroyable. De mémoire de joueur, je n’ai jamais vu ça dans un salon. Les trois jeux les plus réclamés sur console depuis des années (Shenmue III, The Last Guardian, et le remake de Final Fantasy VII) dévoilés en une seule conférence, c’était fou ! Du coup, la PlayStation 5 n’est pas prête d’arriver, la 4 a de beaux jours devant elle, avec ces futurs hits. Mais la PS5, je l’imagine “autrement”. Plus comme une console de jeu telle qu’on les connait, mais plutôt comme un hardware évolutif qui se rapprocherai davantage du PC… Je vois bien aussi Sony abandonner la numérotation de ses consoles et ne pas l’appeler “PlayStation 5”, pour marquer une rupture… Qui vivra verra.

Quels sont vos futurs projets Mathieu ?

Dans l’immédiat, boucler le volume 3 de l’Anthologie PlayStation ! Pour l’année prochaine, je pense faire une nouvelle anthologie dédiée à une machine de jeux… que je ne nommerai pas tout de suite, c’est encore top-secret ! Du côté de Geeks-Line, un ouvrage dédié à Yu Suzuki est en chantier, auquel je ne participe pas. Quant à moi, j’ai un tout autre projet plus personnel en cours, complètement à part. Je travaille depuis longtemps sur un roman, qui sera plutôt écrit à la manière d’un journal de bord, dans lequel un scientifique met sur papier ses états d’âme vis-à-vis des expériences secrètes qu’il mène dans les années 50. Rien à voir avec le jeu vidéo donc !

Votre mot de la fin pour nos lecteurs ?

J’espère que tous ceux qui ont eu la PlayStation à la fin des années 90 (et ils sont nombreux !) seront heureux de découvrir ou redécouvrir certains de ses titres les plus cultes dans l’Anthologie PlayStation. En ce qui me concerne, c’était un bonheur d’écrire sur le sujet, et j’espère que les lecteurs de Stars-media auront autant de plaisir à le lire !

Propos recueillis par Laurent Amar

« The Witcher 3 : Wild Hunt », le Action/RPG plus mature que jamais.

The Witcher 3: Wild Hunt

The Witcher 3: Wild Hunt

 

En insérant la galette de « The Witcher 3 » dans votre PlayStation 4 (machine utilisée pour ce test, ndlr), ne vous attendez pas à jouer à n’importe quelle action RPG, avec un monde imaginaire, qui sent bon le conte de fées et l’heroic fantasy à la Tolkien, esthétisante à souhait.

Non, grâce à « The Witcher », nous abordons une nouvelle forme de fantasy, la « social fantasy ».
Bien entendu, l’aventure principale vous mettra aux prises avec des chevaliers fantômes et leur destrier, « la Chasse sauvage » comme on les surnomme, mais vous aurez droit également aux quêtes annexes pour lesquelles Geralt de Riv alias « le Sorceleur », dont la spécialité est de chasser les monstres, se trouvera au cœur de drames familiaux, qu’il devra tenter de résoudre.

Nous pensons notamment au Baron sanglant et à sa famille, que sa violence a fait fuir, ou plus léger, le chaman, attristé par la perte de la petite biquette, une véritable « compagne » pour lui, inutile de vous faire un dessin.

« The Witcher « comporte beaucoup d’érotisme, beaucoup de nudité. CD Projekt s’adresse à un public adulte, le jeu est violent, sanglant, et Geralt rencontre des personnages féminins très séduisants qui accepteront bien souvent de se dévoiler corps et âme à notre héros.

Le monde de « The Witcher  » est d’une richesse incroyable, le travail effectué par les équipes polonaises de CD Projekt RED se révèle tout bonnement titanesque.
La carte s’avère énorme, plus importante encore que pour Skyrim. Ce qui retient le plus notre admiration, c’est que tout cet univers grouille de vie, avec des peuplades autonomes, totalement gérées par la console.

L’un des personnages sera d’une grande importance dans le jeu, il s’agit de Ciri, la jeune pupille de Geralt, disparue alors qu’elle était sur les traces de « la Chasse sauvage ».
Cette dernière se trouve au cœur de ce troisième épisode. Les graphismes sont d’une beauté envoûtante, mais surtout, la météo et le cycle jour/nuit offrent des jeux de lumière qui rendent presque palpable l’univers dans lequel se déroulent les aventures de Geralt. Avec ses campagnes, ses marécages, ses lieux mystérieux, et des monstres tous plus énormes les uns que les autres.

L’aventure promet d’être longue, plus de 60 heures en ligne droite, plus de 100 heures avec les quêtes annexes. Enfin, nous devons rendre hommage à l’auteur polonais de la saga littéraire « The Witcher », Andrzej Sapkowski. Son univers est non seulement envoûtant, mais largement à la hauteur de son concurrent le plus direct, « Game of Thrones ».
Et pourquoi HBO ou Showtime n’en feraient-ils pas une série ? À bon entendeur !!!

Geralt le Sorceleur vous attend, la chasse au griffon également, si vous êtes friand d’aventures épiques, que vous avez envie de vivre une autre vie, dans un autre monde, alors ne passez pas à côté de « The Witcher 3 : Wild Hunt ».

Note de la rédaction : 17/20

Plate-forme : Xbox ONE, PS4 et PC
Éditeur : NAMCO-BANDAI
Disponibilité : déjà dans les bacs
Genre : action/RPG
Prix public : environ 70 €

Laurent Amar

« Bloodborne » sur PS4… pour mourir de plaisir !

 

Bloodborne

Bloodborne

 

Quand, à Stars-media, nous avons demandé au bureau de presse Sony de pouvoir tester « Bloodborne », celui-ci nous a répondu : « Attention, il ne s’agit pas d’un jeu vidéo comme les autres, c’est un FromSoftware, dans la lignée des Souls (« Demon’s souls » et « Dark Souls » 1 et 2, ndlr). »

Cet avertissement était entièrement justifié. Pourquoi parler dans un magazine dédié au divertissement culturel généraliste d’un jeu – un « action-RPG » en l’occurrence – qui s’adresse en priorité aux hardcore gamers, les vrais, les purs, les tatoués ? Tout simplement parce que « Bloodborne », comme ses trois prédécesseurs, s’avère excellent, addictif, impitoyable. C’est un jeu différent : vous serez punis dès la moindre erreur.

Les concepteurs japonais de FromSoftware ne prendront jamais le joueur de « Bloodborne » par la main pour l’emmener là où il doit aller. Il est seul, les PNJ (personnages non jouables, ndlr) alliés sont rarissimes, et les cinématiques minimalistes.

Tout est fait pour que le joueur se sente seul et abandonné dans l’univers impitoyable d’Yharnam, ville dévastée par une épidémie qui a transformé ses habitants en monstruosités.

Dans « Bloodborne », vous incarnerez un chasseur, arrivant à Yharnam pour y chercher le remède qui permettra de guérir de terribles maladies. La ville évoque une sorte de Londres, dans une époque victorienne fantasmée, dotée d’une architecture improbable et démesurée.

Dès l’entrée en matière, votre avatar sera aux prises avec des créatures de la nuit, plus exactement de la tombée de la nuit. Le jeu débutera en effet au soleil couchant, et se poursuivra lors de sa deuxième moitié dans l’obscurité totale, d’où l’utilité de la torche. Celle-ci, contrairement aux « Souls », n’est pas temporaire, vous pourrez vous en servir tout au long du jeu, elle pourra même brûler vos ennemis.
Finie également « la fiole d’Estus » qui se recharge à chaque feu de camp. Elle est remplacée ici par des fioles de sang, et les feux de camp, qui sauvegardent la partie, par des lampes à huile émettant une lueur violette rassurante, comme pour dire aux joueurs : « Cette lumière, c’est la vie ; tout autour, c’est la mort, les ténèbres. »

Cela vous permettra également de rejoindre « Le rêve du chasseur », sorte de base arrière où vous pourrez vous recharger en items et augmenter vos compétences.

Le level design est dans la lignée des « Souls », sauf dans le deuxième épisode, plus linéaire.
Un seul point de sauvegarde, mais des raccourcis à débloquer afin d’arriver au boss de fin plus rapidement.

Dans « Bloodborne », on meurt toujours autant, en perdant le sang recueilli qui sert de monnaie d’échange dans « Le rêve du chasseur ».
Malgré tout, on sent une difficulté moins intense que dans ses prédécesseurs. On avance, on doit se débrouiller pour savoir où il faut aller, mais on avance, on est rarement bloqué, et c’est une excellente chose.

Pour la partie technique, la direction artistique est tout simplement sublime, les gens de FromSoftware sont de grands artistes, à défaut d’être des techniciens hors pair.
Quelques baisses de frame rate (très rares) sont à déplorer, et surtout, il y a le temps du chargement de la partie à chaque mort ou chaque retour dans « Le rêve du chasseur », près d’une minute, c’est beaucoup trop pour de la PS4, et pour un jeu estampillé Sony.

Pas de panique, un patch arrive très bientôt – avant fin avril – il devrait gommer ce problème, du moins on l’espère.

Il y a beaucoup à dire sur « Bloodborne », son univers est d’une grande richesse, malgré une histoire finalement assez peu explicite, nous vous invitons à le découvrir.

En conclusion, « Bloodborne » constitue une perle. Des jeux comme ça, il y en a peu, alors ne le ratez pas !

Votre aventure dans les contrées dévastées d’Yharnam vous attend, les bêtes immondes aussi, la chasse peut commencer.

Éditeur : Sony
Développeur : FromSoftware
Machine : uniquement sur PS4
Prix public : environ 60 euros
Disponibilité : déjà dans les bacs et sur le PlayStation Store

Laurent Amar