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Archive pour la catégorie ‘Théâtre’

Interview de Julie Judd, à l’affiche actuellement dans la pièce « Alma Mahler »

Julie Judd

Julie Judd

Actuellement à l’affiche de l’excellente pièce « Alma Mahler » au théâtre du Petit Montparnasse, Julie Judd est une jeune comédienne qui peut tout jouer, même cette grande dame, icône de la modernité féminine du XX e siècle. Nous tenions à en savoir plus sur Julie, Interview :

Bonjour Julie, pourrais-tu te présenter à mes lecteurs qui, peut-être, ne te connaissent pas encore ?

Bonjour Laurent, avec plaisir. Julie Judd, actrice franco-anglaise, mon père est anglais et ma mère française. J’ai la chance de travailler régulièrement en France à la télévision, au théâtre mais également au cinéma.

As-tu toujours voulu devenir comédienne ?

Oui, absolument.
Quand j’étais enfant, je regardais « La Petite Maison dans la prairie » et déjà, je rêvais d’aller courir dans les bois avec Laura Ingalls (rires). Plus sérieusement, ma grand-mère était actrice et j’ai toujours adoré la voir sur scène, sentir l’odeur des coulisses.
En grandissant, j’ai eu envie de servir des auteurs en me mettant à leur disposition, ce qui est le principe même de l’acteur.
J’aime par-dessus tout avoir des émotions, les sublimer et les offrir au public.

Tu as joué dans de nombreux films et téléfilms. À ce jour, quelle est ton expérience la plus enrichissante ?

Le film que j’ai tourné avec Raoul Ruiz, « Une place parmi les vivants », sélectionné à la Mostra de Venise. Le tournage, extraordinaire, a eu lieu en Roumanie alors que l’action se déroule à Montmartre. La façon dont Raoul m’a dirigée à l’époque était incroyable. Il m’a dit cette phrase magnifique : « Pour ce rôle, j’aurais voulu Arletty ou Marilyn Monroe, malheureusement, elles ne
sont plus disponibles, alors je t’ai choisie, je voulais que ce soit toi, mais avec un peu d’Arletty et un peu de Marilyn Monroe. »

Julie sur scène dans Alma Malher

Julie sur scène dans Alma Malher

À la fin, après avoir visionné maintes fois « Hôtel du Nord », je réussissais à parler comme Arletty.
J’avais l’impression d’être vraiment dirigée, et à la fois pas du tout, car sur le plateau, je me sentais totalement libre. Ce fut une expérience passionnante. Raoul avait ce grain de folie que j’aimerais retrouver chez la jeune génération de réalisateurs.

Parle-nous de la pièce de théâtre dans laquelle tu joues actuellement, « Alma Mahler ».

Il s’agit d’une pièce de Marc Delaruelle, mise en scène par Georges Werler, avec Stéphane Valensi et Geneviève Casile.
Cette dernière et moi-même interprétons Alma Mahler à différentes périodes de son existence.
Je joue Alma de 19 à 40 ans, et Geneviève tout le reste de sa vie.
C’était un honneur de jouer cette femme anti-conventionnelle, très libérée. Elle était du siècle dernier, elle est ce que j’appellerais aujourd’hui une « starfuckeuse ».

Elle n’est sortie qu’avec des grands artistes, des génies. Elle avait un don pour sentir qui avait du talent et l’œuvre de sa vie fut de faire émerger les hommes qu’elle a aimés.
Elle fut véritablement une découvreuse de talents et de chefs-d’œuvre.
Alma a eu une vie belle, mais aussi douloureuse.

Tu connaissais cette femme avant de l’interpréter ?

Absolument pas, je n’avais jamais entendu parler d’elle.
Lorsque, en 2012, on m’a remis le script de la pièce pour une première lecture, je me suis dit que le parcours de cette femme était absolument incroyable.
Elle est très loin de ce que je suis, mais cela m’a passionnée d’entrer dans sa peau, c’est une femme magnifique.

"Alma Malher" affiche officielle

« Alma Malher » affiche officielle

Que dirais-tu à Alma Mahler si tu l’avais en face de toi ?

Je la remercierais d’avoir existé, car elle m’aura donné d’immenses moments de joie sur scène et je lui dirais que tous les soirs, je pleure avec elle les enfants qu’elle a perdus.

Tes projets, Julie ?

Pour l’instant, je ne peux rien dire, mais dès que cela sera signé, je t’en parlerai, cher Laurent (rires).

Ton mot de la fin ?

J’aimerais dire à tes lecteurs qu’il y a plein de raisons de venir voir le spectacle « Alma Mahler » au Petit Montparnasse. Face à l’Amérique de Trump, il est important de se pencher sur la condition des femmes, et la France est un pays qui sait le faire.
Alma Mahler était une éternelle amoureuse, donc la pièce s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes. Celles-ci se reconnaîtront dans son parcours et les hommes aimeront son tempérament de feu.

Les spectateurs croiseront également tous les grands de la « Vienne » du siècle dernier, et bien sûr Gustave Mahler, notre génie. Ils apprendront beaucoup de choses sur la vie de cet homme, l’un de nos plus grands compositeurs.
Pour finir, j’ai une grande amitié pour celle que l’on surnommait « la Reine » à la Comédie-Française, Geneviève Casile.
Donc, « Venez voir la Reine » (rires).

Propos recueillis par Laurent Amar

« Les Choristes » aux Folies Bergères, vous allez vous régaler.

Victor Le Blond, Patrick Zard, Michel Pilorgé, Jean-Louis Barcelona, Aude Candela et Christophe Barratier - Filage de la pièce "Les Choristes" aux Folies Bergère à Paris. Le 17 février 2017 Crédit photo : Cyril Moreau

Victor Le Blond, Patrick Zard, Michel Pilorgé, Jean-Louis Barcelona, Aude Candela et Christophe Barratier. Crédit photo : Cyril Moreau/Best images

« Vois sur ton chemin », « Caresse sur l’océan », le jeune Morhange, le petit Pépinot, Clément Mathieu et l’internat « Fond de l’étang » font  maintenant partie du patrimoine culturel français, témoins d’une époque révolue, d’une France disparue mais qu’il est si bon de se rappeler.

Sorti en 2004, le film « les Choristes », réalisé et coécrit par Christophe Barratier, avait enchanté petits et grands et suscité bon nombre de vocations, chez les plus jeunes rêvant d’intégrer une chorale.
Ce film a révélé Jean-Baptiste Maunier, acteur désormais reconnu et pièce maîtresse de la troupe des « Enfoirés ». En outre, le long-métrage eut une carrière internationale, avec une consécration à la cérémonie des Oscars, en 2005, grâce à l’interprétation de « Vois sur ton chemin », en français s’il vous plaît, par la star mondiale Beyoncé.

Puis il y eut les concerts des « Choristes » en France et en Europe, qui connurent un triomphe, avec Jean-Baptiste en leader. Ce succès sera même suivi par celui d’une émission de téléréalité sur M6, « Le Pensionnat », reprenant les codes éducatifs des années 1950 en France, tout comme le film dont elle s’inspire.
« Les Choristes » furent un véritable phénomène de société, auprès d’une population en quête de valeurs perdues.

Forcément, les producteurs essayèrent de faire durer le plaisir. Ils proposèrent alors à Barratier, qui fort heureusement refusa, l’idée saugrenue d’une suite, « Les Choristes 2 ». Il en était bien sûr hors de question. En revanche, adapter le film en spectacle musical séduisit le réalisateur, il y a plusieurs années déjà.
Et ce rêve de voir sur scène tous ces petits chanteurs formidables est enfin devenu réalité. Sous l’impulsion de TF1 et du groupe Lagardère Active, le spectacle musical (ce n’est pas une comédie, il y a de nombreux dialogues, ndlr) « Les Choristes » est visible aux Folies Bergère depuis le 23 février.
Barratier est toujours à la mise scène, et cela se voit, le show est parfaitement exécuté.

Jean-Louis Barcelona - Filage de la pièce "Les Choristes" aux Folies Bergère à Paris. © Cyril Moreau / Bestimage

Jean-Louis Barcelona – Filage de la pièce « Les Choristes » aux Folies Bergère à Paris.
© Cyril Moreau / Bestimage

Pour succéder à Gérard Jugnot dans le rôle de Clément Mathieu, la production a fait appel au comédien de la publicité de Cetelem, sosie de Polnareff, Jean-Louis Barcelona. L’acteur est parfait, notamment dans ses mimiques de chef d’orchestre face aux choristes.

Concernant ces derniers, les acteurs du film étant évidemment trop âgés pour reprendre leur rôle, Barratier a choisi les petits chanteurs de La Maîtrise des Hauts-de-Seine, pour leur succéder.
Orchestrée par l’excellent Gaël Darchen, cette jeune troupe, contrairement au film, compte également des filles, au nombre de quatre.

Pour une histoire se passant dans un internat de garçons, c’est assez étonnant, mais cela fait partie des indispensables concessions que Barratier a dû accepter afin de décliner son film en un spectacle vivant.
Les chants d’origine comptaient des voix féminines, bien sûr invisibles dans le long-métrage pour la cohérence de l’histoire ; nous sommes dans les années 1950 et la mixité dans les internats français n’existait pas encore.
Là, on est sur scène, en direct et on ne peut se passer de ces voix d’ange pour un chant parfait.

Les protagonistes du spectacle ne sont pas forcément ceux que l’on croit.
Les choristes assurent avec brio l’aspect chant et musique, mais comme il s’agit avant tout d’une pièce de théâtre, certes chantante, Clément Mathieu, l’odieux Mondain, la mère de Pierre Morhange et le directeur de l’internat, Rachin, sont les véritables héros du spectacle.
Choix tout à fait compréhensible, les enfants sont de merveilleux chanteurs, mais pas des comédiens de théâtre.

LES CHORISTES

LES CHORISTES

« Les Choristes » aux Folies Bergère sont un mélange, une alchimie, qui fonctionne parfaitement entre l’histoire du film racontée sur scène, les choristes de la Maîtrise des Hauts-de-Seine et des acteurs formidables et enthousiastes, mention spéciale à la sublime Aude Candela.
Le show est une réussite indéniable et nous vous encourageons à aller le voir, en famille, car les petits seront tout aussi enchantés que les grands.

Enfin, lors de la générale de presse le jeudi 2 mars, en présence de nombreuses stars, dont Michel Drucker, Grégoire ou encore Daniel Levy, le célèbre comédien Jacques Perrin, coproducteur du film et oncle de Christophe Barratier, nous fit l’honneur et le plaisir de monter sur scène à la fin du spectacle. Un grand moment.

Pour conclure, rendons hommage au compositeur Bruno Coulais, ce symphoniste à l’origine de la plupart des chansons du film, ainsi que du spectacle, connues de tous les Français et pas que.
« Les Choristes : le spectacle musical », c’est actuellement aux Folies Bergère, à Paris et bientôt en tournée dans toute la France.

Laurent Amar

Interview de Thierry Samitier, héros de « Nos chers voisins », sur TF1

Thierry Samitier

Thierry Samitier

Il incarne l’un des rôles principaux, Aymeric Dubernet-Carton, dans la série à succès « Nos chers voisins », sur TF1. Actuellement, il triomphe sur scène dans « Parcours du (con)battant », à la Comédie Saint-Michel. À cette occasion, Stars-media a rencontré Thierry Samitier, un comédien multicarte et d’une vraie gentillesse.

Bonjour Thierry, je suis ravie de vous retrouver pour cette interview.

Bonjour Sabrina. Moi aussi.

Qu’est-ce qui vous a amené à monter sur les planches ?

J’étais fan de Jacques Brel, de Georges Brassens, de Barbara. Ce sont eux qui m’ont donné envie. Leur univers reflétait ce qu’ils étaient profondément. Ils soignaient leurs blessures à travers leur art, et celles des autres également. Je trouve ça très beau.

L’humour, c’est votre vocation ?

Selon moi, l’humour n’est pas une vocation. Il n’y a pas de vocation. La seule que nous ayons, c’est d’être nous-mêmes. Ce qui n’est pas toujours facile.

Quelle serait votre définition de l’humour ?

C’est un certain regard sur les choses et sur soi-même. Un regard détaché, amusé sur nos peurs, nos désirs, nos limites. C’est un pas de côté que l’on fait, au lieu de rester au premier degré et de vivre les choses avec gravité. L’humour, c’est le contraire de la gravité.

Racontez-nous un peu votre carrière.

J’ai commencé par écrire des chansons, dans l’émotionnel, au premier degré. Peu à peu, j’ai tourné mes chansons en dérision. Ensuite, il y a eu les sketches, et un one-man- show, que j’ai joué dans une crêperie. J’ai beaucoup tourné en France dans les cafés théâtres, j’ai fait des festivals, j’ai été produit à la Comédie de Paris. Repéré par CANAL +, la chaîne m’a donné une chronique dans « Nulle part ailleurs ». Puis j’ai écrit deux comédies, « Ta gueule, je t’aime » et « Concessions », et pour « Scènes de ménages » et d’autres séries. Plus tard, j’ai participé au casting de « Nos chers voisins », et joué dans « Nelson » avec Chantal Ladesou.
Mais auparavant, j’avais eu une vie de musicien, et une vie d’économiste.

Parlez-nous de votre nouveau spectacle, « Parcours du (con)battant ».

C’est l’histoire d’un gars amoureux qui colle l’affiche de son spectacle chez le boucher, le boulanger, le médecin de sa copine… qui l’a plaqué il y a six mois. Il est sûr qu’elle se trouve le soir dans le public. Il lui explique qu’il va mieux, qu’il a fait de la méditation, de la psychothérapie, de la réflexologie plantaire, etc.,  qu’il a trouvé un équilibre, une présence, une douceur. Mais il le fait avec une telle avidité, une telle exubérance…, on comprend qu’il a toujours de gros problèmes. En fait, c’est un cri d’amour.

D’où tirez-vous toute cette énergie sur scène ?

C’est le public qui me la donne. Une équipe de foot ou de rugby gagne plus souvent à la maison qu’à l’extérieur : il y a une énergie porteuse, qui transcende. Le véritable travail n’est pas de mettre de l’énergie, mais d’être assez ouvert pour recevoir celle que le public vous donne.

Avez-vous encore le trac avant de monter sur scène ?

Oui, toujours. Comme quand je parle à une fille que j’ai envie de séduire. Celui qui n’a pas le trac, c’est qu’il s’en fout. Ou alors il maîtrise tellement son truc qu’il est devenu fonctionnaire. J’espère avoir toujours le trac.

Quel est votre meilleur souvenir sur les planches ?

Des fous rires avec le public. Des gens qui entrent un peu coincés et qui finissent morts de rire. Cet abandon, c’est jouissif. Ce qui est jouissif au fond, c’est de perdre le contrôle.

Quelle envie est-elle prédominante, celle de jouer ou celle d’écrire ?

Ce sont deux plaisirs différents, mais le meilleur, c’est celui qu’on partage.

Quel rôle rêveriez-vous d’interpréter ?

Cyrano de Bergerac, parce qu’il porte une blessure universelle. On a tous un gros nez quelque part.

Qu’apporte le fait de jouer dans une série comme « Nos chers voisins » ?

Du plaisir, de la notoriété, des rencontres. Ça permet aussi de concrétiser un métier, souvent abstrait. Ça donne une légitimité.

Quels sont vos projets à la télévision, au théâtre, au cinéma ?

Un programme court que j’ai écrit pour la télé, et que j’interprète, « Rendez-vous… ». La sortie du film « Daddy cool » au cinéma en octobre, aux côtés de Vincent Elbaz et de Laurence Arné. À partir de mars, mon one-man- show, « Parcours du (con)battant », tous les VENDREDIS ! à 19 h 45, à la Comédie Saint-Michel. Peut-être une grande salle à partir de juin, c’est en négociation. Ma chronique chaque mercredi à 8 h 55 sur France Musique, « La chronique du siècle ».

Un petit mot pour les lecteurs de Stars-media ?

Venez me voir à la Comédie Saint-Michel le vendredi. C’est une petite salle qui permet de se voir, presque de se toucher. Cette intimité est magique. Bises à vous tous.

Propos recueillis par Sabrina Fraty, en exclusivité pour Stars-media

Interview exclusive du chansonnier Paul Dureau, actuellement au théâtre des 2 Ânes.

Paul Dureau

Paul Dureau

Bonjour Paul, pourrais-tu te présenter à mes lecteurs qui, peut-être, ne te connaissent pas encore ?

Hello Laurent ! Paul Dureau, 21 ans, parisien et souriant à la fois ! Bon et joyeux vivant. Je suis chansonnier et imitateur au théâtre des deux Ânes et j’anime depuis cinq ans l’émission radiophonique « Le Clan des Chansonniers.

Peux-tu nous expliquer la particularité des humoristes que l’on appelle « chansonniers » ?

Dans le fond, un chansonnier est un humoriste qui traite sur scène de l’actualité et principalement de celle de la politique. L’idée est de faire rire aux dépens d’infos pas toujours très gaies.

Dans la forme, le chansonnier, c’est d’abord une façon de s’exprimer et de voir les choses. Nous considérons l’actualité et la vie sous un prisme souriant, léger. Il y a une dimension poétique et insouciante chez les chansonniers. Contrairement à certains confrères amuseurs qui confondent le plaisir de rire et le désir de nuire, nous ne faisons qu’égratigner nos cibles. Et si nous ridiculisons un peu la République et ses représentants, c’est parce que nous sommes au fond très français. « Qui aime bien châtie bien »…

Ton spectacle se joue au théâtre des 2 Ânes, à Paris, un lieu culte dans lequel tes pères se sont produits, je pense notamment à Jean Amadou. Une grande responsabilité pour toi ?

Une énorme responsabilité. Il existe une tradition centenaire aux 2 Ânes. Tous les plus grands du genre y sont venus. René Dorin, Jean Poiret, Pierre Dac, Pierre-Jean Vaillard, Jean Rigaux, Robert Rocca… Et Jacques Mailhot, mon cher directeur. La responsabilité est d’autant plus importante pour moi que je suis le seul. Aucun autre jeune chansonnier ne se trouve dans la nouvelle génération d’humoristes.

Paul Dureau sur scène

Paul Dureau sur scène

Par effet de vague, ils se lancent plutôt dans le stand-up. Mais attention, si j’essaye de reprendre la tradition, il importe aussi de la dépoussiérer. Je suis un « chansonnier 2.0 ».

Parle-nous de ton nouveau show, « Politic Circus », tu l’adaptes en temps réel en fonction de l’actualité. Comment arrives-tu à écrire aussi vite ?

« Politic Circus » suit au jour le jour la campagne présidentielle 2017. C’est le seul spectacle qui évolue constamment. Les deux derniers quinquennats ont tellement donné l’impression d’un gigantesque bazar que tous les Français auraient pu trouver ce titre pour désigner la situation dans laquelle nous vivons.
L’idée du spectacle est de tourner l’actualité en dérision, et quelle meilleure période que la campagne présidentielle pour le faire ? Tout va plus vite : les bourdes, les trahisons, les affaires de sexe… Campagne démultipliée qui plus est, grâce aux deux primaires. Pour moi, c’est une époque bénie. Rendez-vous compte, en seulement un mois : Copé et ses pains au chocolat, Juppé qui a la super pêche »chez « Prisunic ». Sarkozy battu, Fillon ressuscité, Hollande à la retraite… Il n’y a qu’à se baisser.

Quels sont les hommes politiques que tu préfères brocarder ?

Ceux qui font le plus sourire le public. Hollande était un personnage de choix. Pendant la campagne présidentielle, tous les candidats seront brocardés de la même façon, mais, en général, j’aime assez m’en prendre aux ministres en place, car ce sont eux qui agissent.

"Politic Circus", actuellement au Théâtre des 2 Annes

« Politic Circus », actuellement au Théâtre des 2 Annes

Najat Vallaud-Belkacem, Ségolène Royal et Jean-Vincent Placé me semblent à un degré d’incompétence et d’arrogance assez inédit. À droite, Fillon et Juppé sont de bonnes cibles.

Avec l’abdication de Hollande et la chute de Sarkozy, ne viens-tu pas de perdre tes meilleurs « clients » ?

Ce fut la Saint-Barthélemy des locataires de la rue du Faubourg-Saint- Honoré. Effectivement, perdre les deux, coup sur coup… C’est dur ! Snif ! Mais ça va permettre de faire entrer de l’air frais dans la classe politique.

Tes projets, Paul ?

Je suis en discussion avec une grande radio pour un format humoristique inédit. Et une tournée s’annonce pour « Politic Circus » à partir du mois de mai.

Ton mot de la fin ?

Venez au théâtre des deux Ânes découvrir, ou redécouvrir, un spectacle d’humour politique.
Car la seule promesse vraisemblable de nos dirigeants, c’est de nous offrir pour longtemps encore de quoi sourire.

Propos recueillis par Laurent Amar

« Renata », une pièce de théâtre à ne pas manquer, au Comédie Bastille

"Renata" au Comédie Bastille

« Renata » au Comédie Bastille

Rire aux éclats en assistant à une pièce de théâtre n’arrive pas si souvent. Pourtant, il y en a une au Comédie Bastille, à Paris, qu’il ne faut pas rater.
La mise en scène, l’intelligence du texte, l’interprétation et surtout, l’intrigue, d’une habileté et d’une originalité sans faille, font du spectacle « Renata » un divertissement de haute volée. Avec, en prime, à la fin, un fort joli message sur la tolérance et le droit à la différence.

Un Juif argentin, richissime, vient de décéder dans son hôtel particulier. Le couple de domestiques, sans scrupule, qui s’occupe de la maison, reste alors à ses côtés, avec leur fils et la femme de chambre, en attendant l’enterrement.
L’homme en question était veuf, son épouse Renata ayant disparu depuis plusieurs années sans laisser de traces. C’est alors qu’une idée diabolique vient à l’esprit du couple. Travestir leur fils pour le transformer en Renata et ainsi s’emparer de l’héritage que celle-ci aurait dû toucher. Oui, mais voilà, entre le notaire et la fausse épouse, les choses ne se dérouleront pas exactement comme prévu.

Tout d’abord, mention spéciale à la mise en scène de Stéphan Druet, qui présente les protagonistes au public avec un jeu de lumière très réussi.
Les comédiens sont formidables, avec en tête bien évidemment Sebastiàn Galeota, dans un double rôle, celui du fils et de Renata. La transformation est impressionnante, et son jeu hilarant.
Citons également la ravissante et irrésistible Sophie Mounicot, qui incarne la méchante maîtresse de maison. Dans un style pouvant évoquer celui de Chantal Ladesou, fort heureusement en beaucoup plus drôle.

Notons les excellentes performances de Philippe Saïd, Emma Fallet, Antoine Berry-Roger, interprètes respectivement du maître de maison, de la femme de chambre et du fameux notaire.
Nous ne vous en dirons pas plus, sachez simplement que les journalistes et les différentes personnalités présentes ce jour-là pour la générale, à laquelle nous avons assisté, sont tous ressortis enchantés.

En somme, nous vous recommandons chaudement d’aller voir « Renata », au Comédie Bastille, jusqu’au 5 février prochain à Paris. Vous passerez un moment de détente et de rire grâce à des comédiens épatants et à une morale ancrée plus que jamais dans l’actualité.

Laurent Amar

Stars-media vous présente la jeune comédienne Clémentine Lebocey

Clémentine Lebocey

Clémentine Lebocey

À l’occasion du spectacle « Anquetil tout seul » au studio Hébertot à Paris, nous avons fait la connaissance d’une jeune comédienne talentueuse, aux cheveux blonds et aux yeux bleus qui captent forcément le regard.

Il s’agit de Clémentine Lebocey, qui interprète Janine, l’épouse iconique de Jacques Anquetil, le charismatique coureur cycliste. Le titre de la pièce n’est pas un hasard, ce champion incontestable était mal aimé des médias de l’époque, car ils lui préféraient de loin l’éternel second, Raymond Poulidor.
À cause de ce mépris, Anquetil demeura, pour les générations de Français qui suivirent, inconnu du grand public, et même de votre humble serviteur.
Ah, les médias français !

Alors, quand un spectacle théâtral rend enfin hommage à ce champion du tour de France, interprété par un brillant Matila Malliarakis, c’est l’occasion rêvée d’en savoir plus. Clémentine Lebocey, également chanteuse à la voix splendide, nous permet d’en apprendre plus sur Jacques Anquetil, son épouse Janine, et sur la fin de cet homme, mort seul, à l’âge de 53 ans, dans l’indifférence générale. Justice doit être rendue, la belle Clémentine va nous y aider.

Bonjour Clémentine, pourrais-tu te présenter à mes lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Bonjour Laurent, je suis comédienne et chanteuse, je viens de Normandie comme Anquetil ! J’ai fait mes études à l’école d’Art Dramatique de Saint-Étienne, qui est d’ailleurs la ville de Paul Fournel, l’auteur de la pièce « Anquetil tout seul ».

Clémentine Lebocey, Matila Malliarakis et Stéphane Olivié Bisson

Clémentine Lebocey, Matila Malliarakis et Stéphane Olivié Bisson

Puis je suis venue à Paris pour exercer ma profession. Je vois le métier de comédien comme un métier d’artisan. Il prend des formes multiples, un jour je vais être sur scène, le lendemain je donne un atelier théâtre, et le soir je travaille à l’écriture d’une pièce avec un auteur.

Comment en es-tu venue à jouer dans le spectacle « Anquetil tout seul » ?

Je travaille avec Matila Malliarakis, qui interprète le rôle de Jacques Anquetil. Avec notre troupe, « Les Cabarettistes », nous chantons régulièrement sur la péniche Adélaïde, située sur le canal de l’Ourcq.
Roland Guenoun, le metteur en scène, est venu nous voir et m’a proposé de jouer les trois rôles de sa pièce : Janine la femme d’Anquetil, Annie sa belle fille et Sophie sa fille.

Avais-tu entendu parler du coureur cycliste Jacques Anquetil auparavant ?

Pas du tout, je l’ai découvert en travaillant sur la pièce. Pour l’anecdote, j’ai appris par la suite, que mon oncle a livré des engins agricoles au domaine des Elfes, chez Jacques Anquetil ! La boucle est bouclée. C’est un personnage audacieux, il agit en fonction de ses désirs et de sa propre morale. Il est aussi d’une grande honnêteté envers son entourage proche, comme envers le public.

Tu as rencontré la véritable épouse d’Anquetil, Janine ?

Oui, j’ai eu la chance de la rencontrer après la première du spectacle en novembre 2015. Nous avons bu un verre et discuté pendant plus d’une heure, ce fut très sympa.
C’est une femme moderne pour son époque. Il ne faut pas oublier qu’elle évoluait dans un monde d’hommes, et qu’elle a su s’y imposer.
Affiche OfficielleUne révolution pour l’époque. Elle a guidé Jacques Anquetil, et comme l’a dit Philippe Brunel, journaliste de l’Equipe, elle a été pour Jacques ce que Signoret a été pour Montand ou Piaf pour Cerdan. Elle l’a amené vers les sommets.

Quels sont tes projets ?

Un moyen métrage est en cours d’écriture. Avec la compagnie Grand Théâtre nous jouons notre cabaret Chat Noir ! au Théâtre 13 en mai-juin 2017. Avec l’Equipe des Cabarettistes, on organise un Festival au théâtre de l’Opprimé du 5 au 15 janvier.
Un festival qui s’appelle Au temps pour nous. Et puis, bien sur continuer l’aventure Anquetil avec cette formidable équipe, Stéphane Olivié Bisson, Matila Malliarakis et Roland Guenoun.

Avec quel réalisateur et quels comédiens rêverais-tu de tourner ?

J’aime beaucoup le travail d’Alain Guiraudie, notamment son dernier film Rester Vertical. Et dans un tout autre genre, j’adore le travail de Wes Anderson. Il y a aussi des comédiennes qui m'inspirent, comme Vimala Pons ou encore Juliette Binoche. Je trouve qu’elles font preuve de beaucoup d’audace dans leurs créations, tout en restant très humaines.

Un mot sur ta carrière de chanteuse ?

J’ai commencé le chant avec la troupe des Cabarettistes et j’ai maintenant plusieurs projets autour de la chanson. J’ai pu discuter avec la chanteuse Enzo Enzo que je trouve absolument formidable. Si je pouvais un jour travailler avec elle, cela serait merveilleux.

Ton mot de la fin ?

Ce matin, j’entendais Christophe André, qui travaille sur la méditation, parler de l’enthousiasme. Le projet « Anquetil tout seul » n’aurait jamais pu aboutir sans enthousiasme. Ce n’est pas naïf d’être d’une nature enthousiaste, bien au contraire.

Propos recueillis par Laurent Amar

Stars-media vous présente la comédienne Alix Schmidt

Alix Schmidt

Alix Schmidt

Bonjour Alix Schmidt, pourrais-tu te présenter à mes lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Bonjour Laurent ,
Je suis comédienne depuis plus d’une dizaine d’années et je partage mon travail entre des rôles au cinéma, à la télévision, y compris les web-séries, au théâtre, mais aussi en prêtant ma voix pour des doublages de films (Gone Girl, the Program, La La Land), et des
voix off pour des séries documentaires tv (Vétérinaires, leur vie en direct – TF1)

J’ai un parcours un peu atypique car il y a quelques années, à peine mon métier de comédienne entamé, j’ai tout lâché pour me vouer à la chanson : j’ai été la meneuse de revue du show « Les Folie’s de Paris » dans la salle de spectacle du casino l’Eldorado à Reno, aux Etats-Unis. J’y chantais chaque soir des classiques de la chanson française devant 800 personnes. Ça a été une sorte d’American Dream, quoi !

Puis de retour en France, j’ai monté mon propre groupe de rock dans lequel j’ai écrit, composé et chanté. J’ai autoproduit ainsi avec mes musiciens l’album « Alix au pays des merveilles » et donné plus 250 concerts à travers la France. J’ai eu la chance de vivre des
moments magiques comme ce concert au Festival M6 Live à Bandol devant 10,000 personnes ou bien dans la très belle salle de La Machine du Moulin Rouge (anciennement La Loco).
Ça a été une belle parenthèse de 7 ans dans ma vie et puis l’envie de retourner au cinéma et sur les planches m’a à nouveau regagnée et je suis revenue à mes premières amours : le cinéma et le théâtre.

D’où t’est venue cette passion pour le métier de comédienne ?

Je suis née à Dakar, au Sénégal et après y avoir vécu avec mes parents pendant quelques années, nous sommes revenus nous installer en France, dans la jolie ville d’Avignon – j’imagine certainement pour y retrouver un bout de soleil et de chaleur africaine  –
Ma mère m’a emmenée très tôt voir des films dans un cinéma d’art et d’essai d’Avignon où j’ai découvert comme ça des petits bijoux de films, la plupart des films indépendants, venants de pays du monde entier.
Et puis, bien sûr, tous les étés au mois de juillet, je me précipitais pour voir une quantité incroyable de spectacles (théâtre et musique) pendant le Festival d’Avignon.

Alix Schmidt

Alix Schmidt

Adolescente, pendant les vacances, je montais aussi souvent des petites pièces avec mes cousins qu’on présentait ensuite devant toute la famille et puis je prenais aussi beaucoup de plaisir à inventer ou lire des contes aux enfants, en leur mimant les personnages de l’histoire.

Alors, je pense que ces expériences mises bout à bout, ont développé chez moi l’envie très forte d’évoluer dans le milieu artistique.
Mes parents m’ont alors proposé un deal : avoir 2 diplômes après le Bac, histoire d’avoir des bagages universitaires, pour ensuite me laisser vivre pleinement mes passions et continuer à suivre des cours de théâtre et de chant à Paris.
Défi relevé ! Une Licence d’Anglais et un Deug d’Italien en poche, je suis enfin venue m’y installer.

Quelles sont tes expériences artistiques majeures en tant qu’actrice ?

Au théâtre, je commencerais par la pièce « Antigone » de Sophocle où j’ai interprété le rôle d’Antigone. Ça a été un bonheur et un vrai challenge aussi de m’attaquer à cette tragédie mythique et de me mettre dans la peau de ce personnage qui symbolise à la fois
la révolte, le sacrifice et cette quête absolue du divin.
Il y a aussi le one woman show « Hommes Femmes, Mode d’Emploi » que j’ai joué pendant 3 ans dans de nombreuses villes de France et de Suisse.

J’y interprétais une conférencière qui décryptais avec beaucoup d’humour les relations hommes – femmes.
J’ai adoré vivre ces moments de partage et d’interactivité avec le public !
À la télévision, j’ai joué quelques guests dans des séries et fictions, notamment celui de Betty dans la série « Cain » avec Bruno Debrandt sur France 2  et au cinéma, j’ai eu la chance d’interpréter Eva, l’ex-femme d’Eric Elmosnino dans « Mike », un très beau
biopic réalisé par Lars Blumers.

Bande démo Alix Schmidt. Pour visionner la vidéo, cliquez sur le lien.

Bande démo Alix Schmidt.
Pour visionner la vidéo, cliquez sur l’image.

Justement parle nous de ta collaboration avec Eric Elmosnino dans le film Mike ?

Eric a été une très belle rencontre. C’est avant tout un homme adorable, bienveillant, attentionné et un acteur dont j’admire toutes les facettes et talents : toujours précis, juste et vrai dans toutes ses interprétations, que ce soit au cinéma ou au théâtre.
Il a tout de suite su me mettre à l’aise et me rassurer, en particulier dans une des séquences où je me retrouvais à dialoguer avec lui, dans mon plus simple appareil.

C’est ce genre de scènes que les actrices redoutent toujours un peu car comme vous pouvez l’imaginer, donner la réplique en tenue d’Ève, ça n’est certes pas la tenue la plus lourde ni la plus contraignante à porter, mais pas la plus aisée non plus !
En plus, à l’époque du tournage, Eric venait de recevoir le César du meilleur acteur pour le film « Gainsbourg, vie héroïque » alors j’avoue, ça a été une petite pression supplémentaire.

On a beaucoup discuté avant et après nos scènes : de nos chemins de vie, de théâtre aussi car comme moi, il jouait l’été suivant au Festival d’Avignon. On s’est parlé comme si on se connaissait depuis longtemps et ça a contribué au fait que je me sente aussi à
l’aise et libre dans mon jeu.

Concernant tes actualités, il y a la sortie au cinéma de « Mon père en grand » un film très intimiste, pourrais-tu nous en dire un mot ?

Oui, avec plaisir ! « Mon Père en Grand » est un long-métrage d’autofiction, réalisé au simple moyen d’une caméra de reportage.
Le réalisateur Mathias Renou, également connu en tant qu’acteur dans le film « Après mai » d’Olivier Assayas, signe ici son second long-métrage.
Caméra au poing, il filme sur le vif la rupture de ses parents en participant de façon intégrante au film : il interagit constamment avec nous, sans pour autant apparaître à l’écran. J’y incarne Solange, sa mère, aux côtés du propre père du réalisateur, Serge Renou. On forme un couple qui s’est aimé, se déchire et finit par se séparer : moi, prof de fac, subvenant aux besoins de la famille depuis bien trop longtemps, je suis lassée des échecs à répétition de mon mari, un comédien raté. Et pour retrouver enfin un souffle de vie et de jeunesse, je tombe dans les bras d’un étudiant.

alix-schmidt

Alix Schmidt

C’est là le point de départ d’une sorte de vendetta que va mener le fils contre la mère : se débarrasser de l’amant et offrir un film hommage à son père, comme une revanche sur la vie, dans lequel il l’érige en véritable héros.
C’est un beau film, touchant et original que je défends avec passion et que j’ai pris grand plaisir à tourner.

Le film sort le mercredi 9 novembre au cinéma le Saint-André des Arts (Paris 5 ème ) dans le cycle « Les Découvertes du Saint-André » et sera projeté jusqu’au 21 novembre, puis le mardi 29 novembre et le mardi 6 décembre.
On espère que d’autres cinémas suivront les traces du Saint-André et donneront la chance à ce joli film d’être projeté aussi dans leurs salles.

Tu seras au théâtre également, il me semble ?

Oui, j’y suis déjà depuis le mois de septembre ! Il s’agit du Gendre Parfait ! écrit et joué par l’humoriste Pascal Brau, connu pour ces nombreux passages tv sur France 4 et ces sketches sur Rires et Chansons.
C’est une comédie pétillante à deux personnages où l’on retrouve Sabine et Christophe, en pleine crise de couple, enchaînant joyeuses engueulades, quiproquos, situations loufoques et moments de tendresse.

Jusqu’à maintenant, on est ravis car on a reçu un accueil très chaleureux du public et c’est vraiment l’éclate de monter sur scène tous les samedis !
C’est à 19H, au théâtre le Soum Soum (Paris 2ème ) jusqu’au 17 décembre.

Ton mot de la fin ?

Tout d’abord te remercier pour ta gentillesse et pour m’avoir consacré cette interview.
Et puis, je ne sais pas si ça se dit ou se fait, mais si la réalisatrice Maiwenn venait à lire cette interview, je voudrais qu’elle sache que je serais aux anges de tourner avec elle !

Propos recueillis par Laurent Amar

Stars-media vous présente Nathalie Romier, comédienne et championne de France de magie

Nathalie Romier Crédit photo: Virgile Biechy

Nathalie Romier
Crédit photo: Virgile Biechy


Bonjour Nathalie Romier, pourriez -vous vous présenter à mes lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Bonjour Laurent, j’ai la quarantaine, j’ai un parcours artistique en 2 étapes : d’abord la chanson, 1ère vocation à l’âge de 6 ans, chanter, imiter, et faire le clown aussi.

La 2ème étape, c’est la rencontre avec une attraction (un magicien) qui m’a proposé de me créer un tour (10 ans de travail) et voilà, le travail paie !

Une femme magicienne, de surcroit championne de France, c’est plutôt rare…

Oui c’est rare, en 49 ans de FFAP (Fédération Française des artistes Prestidigitateurs), il n’y avait jamais eu de femme championne de France jusqu’à présent. C’est une première !

Quels sont vos modèles en matières de magiciens…ou de magiciennes ?

Comme j’aime le coté comique des numéros, j’apprécie beaucoup Voronin, un artiste Ukrainien, c’est drôle et décalé. Également Arturo Bracchetti pour ses changements de costumes rapides (Quick change). C’est un régal pour les yeux et il est comique également.

Comment avez vous eu l’idée de mélanger, très habilement, le Music hall et la magie dans votre spectacle ?

Ça me paraissait évident, et c’est grâce à Jérôme Murat (La statue a 2 têtes) qui m’a connu comme chanteuse dans un cabaret : « le canotier du pied de la butte » qui m’a mis le pied dans l’univers de la magie. Comme je changeais de voix en imitant des artistes tels que Bardot, Barbara, Piaf, V. Paradis, etc.

Nathalie Romier

Nathalie Romier sur scène.

Que celui-ci me dit pourquoi tu ne changerais pas de costumes tout en chantant ? Mais ça ne lui a pas suffi, il a vu en moi un coté comique pas vraiment exploité, alors il a crée « La poule Mistinguett » un numéro de music hall décalé avec changement de costumes rapide et un running gag (une poule) qui perturbe mon numéro.

Souhaitez vous continuer dans la magie ? ou bien plutôt vous réorientez vers la chanson ?

Oui je veux continuer dans la magie, mais je n’oublie pas la chanson pour autant, c’est mon cœur, ma vie. J’ai la chance de mélanger les 2 genres. Mais j’ai aussi un spectacle sur E. Piaf qui tourne avec des musiciens classiques et en 1ère partie « la poule Mistinguett » comme à l’époque ou il y avait des attractions avant la vedette.

Vos projets Nathalie ?

Le spectacle Piaf « Olympia 1961 » qui a connu un bon succès au Palace en octobre 2015 peu de temps après la FFAP où je suis devenu championne de France et continuer les TV, galas avec « la poule Mistinguett ».

Votre mot de la fin ?

Allez jusqu’au bout de ses idées, même si le chemin est difficile, il faut y croire jusqu’au bout. Le mental est fondamental !

Propos recueillis par Laurent Amar

Le Huffington Post publie la tribune de Laurent Amar sur le spectacle Ohlala aux Folies Bergère

OhlalaLe Huffington Post publie la tribune de Laurent Amar sur le spectacle Ohlala aux Folies Bergère.
Pour lire l’article directement sur le célèbre site d’Anne Sinclair, cliquez ici

« Notre-Dame de Paris », dans une version plus dramatique, se jouera dès la rentrée au Théâtre Trévise.

Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris

Toute l’équipe de Stars-media est fière et heureuse de vous annoncer son partenariat avec « Notre-Dame de Paris », prochain spectacle de l’enfant prodige de la scène théâtrale française : Julien Romano.

C’est en effet à partir du 15 septembre, et jusqu’au 30 décembre, que se jouera l’une des histoires les plus célèbres au monde, celle des amours tourmentées de la belle Esméralda, de Quasimodo et de Frollo.

Le Théâtre Trévise, situé non loin des Grands Boulevards, accueillera les comédiens pendant les trois mois prévus pour les représentations.
Outre Julien Romano dans le rôle de Frollo, instigateur de cette reprise, et dont nous avions parlé à l’occasion de la pièce de théâtre, très réussie, « L’impasse », nous pourrons retrouver Natasha Moïnpour dans le rôle d’Esméralda et Frédéric Fix dans celui de Quasimodo.

Notons également la présence, à la direction des chorégraphies, d’Anne Rebeschini, et de la costumière de nos trois héros, Emmanuelle Casamata.
Julien Romano nous emmènera cette fois-ci dans un voyage intérieur, une introspection, qui permettra à la partie sombre et torturée des personnages de se révéler au grand jour. Véritable tragédie grecque, qui verra l’aboutissement impossible des sentiments amoureux. C’est à travers la folie, le péché, le désir et surtout l’amour inassouvi que des comédiens talentueux, sous la houlette de Julien Romano, nous emmèneront revisiter Notre-Dame de Paris, dès la rentrée, au Théâtre Trévise.

Laurent Amar

Oscar Sisto se livre à Stars-media lors du Festival de Cannes

 

Oscar Sisto et sa troupe de comédien à Cannes

Oscar Sisto et sa troupe de comédiens à Cannes

Dans le superbe hôtel Majestic de Cannes, face au Palais des festivals, nous avons fait la connaissance d’un des plus brillants professeurs d’art dramatique, Oscar Sisto.
Ce dernier était accompagné d’une troupe formidable de jeunes comédiens auxquels il a fait interpréter des scènes marquantes.

C’est lors d’une présentation à la presse que nous avons pu rencontrer le créateur de la célèbre « Académie Sisto ».

 Bonjour Oscar Sisto, pourriez-vous vous présenter à mes lecteurs qui, peut-être, ne vous connaissent pas encore ?

Bonjour Laurent Amar. Oscar Sisto, né en Argentine et arrivé en France à l’âge de 21 ans.
Ma vie artistique a commencé sur mon continent d’origine. En effet, j’ai suivi des cours d’art dramatique à New York.

La création de « l’Académie Sisto », en 1998, constitue une étape très importante dans votre carrière ?

Absolument, Laurent. J’ai toujours voulu transmettre ma passion à d’autres, car je suis issu d’une culture où c’est très important.

Quels sont les souvenirs, Oscar, de votre passage à la Star Academy ?

Que de bons souvenirs, ce fut une aventure extraordinaire ! Coacher tous ces jeunes, si talentueux, si différents, m’a rendu très heureux. Ils avaient parfois du mal à trouver leur propre style, car nous leur faisions souvent chanter des tubes interprétés par des stars mondiales. Cependant, découvrir Beyoncé, Madonna, Liza Minnelli ou encore Ray Charles fut une chance pour eux… comme pour moi.

 Qu’êtes-vous venu faire de beau au Festival de Cannes ?

Je viens depuis longtemps au Festival de Cannes, j’ai même animé une soirée au Majestic l’an dernier.
Cette année, j’ai fait venir un groupe de jeunes comédiens qui travaillent avec moi dans un cycle de cinéma.
Nous avons tourné ensemble, durant deux semaines et après six mois de répétitions, des scènes cultes du cinéma. La plupart de ces films ont été projetés, voire primés à Cannes et nous avons eu le plaisir de montrer ces scènes réinterprétées par mes comédiens, ici, au Majestic.

Comment s’est fait le choix des films et des scènes ?

Je voulais savoir ce qu’un comédien était capable de faire à 20 ans et s’il pouvait jouer des scènes qu’on ne lui proposerait que plus tard, dans le cadre d’une formation professionnelle.
Mon choix s’est donc fait en fonction de la personnalité de mes comédiens et de leur niveau.
Nous avons énormément répété et je pense que le résultat est là.

 Concernant « Basic Instinct », comment formeriez-vous une jeune actrice à l’interprétation d’un rôle aussi sulfureux que celui de Catherine Tramell, joué par Sharon Stones ?

Ce qui est intéressant pour une jeune comédienne dans ce type de rôle, c’est l’aspect manipulateur, meurtrier, viscéral du personnage. Quant à l’érotisme du rôle, si le réalisateur est bienveillant, sans idée malsaine derrière la tête, on peut parfaitement jouer une scène d’amour, c’est de l’art, rien d’autre.
Je vais vous raconter une anecdote. Un jour, on a demandé à un comédien de se déshabiller pour une scène de sexe, il a exigé que toute l’équipe de tournage se déshabille, sinon il ne la ferait pas. Tout le monde s’est déshabillé, et la scène a pu être tournée.

Votre mot de la fin, cher Oscar ?

Les gens s’intéressent au Festival de Cannes, lisent les articles, regardent les photos des stars sur le tapis rouge, tout cela est une bonne chose, mais, même à notre niveau, cela reste un grand investissement, économique et humain. Derrière les strass et les paillettes, les smokings, il y a eu six mois de travail et d’investissement personnel et financier. Vos lecteurs doivent le savoir.

Propos recueillis par Laurent Amar

Clara Morgane et le Pink Paradise ressuscitent les spectacles érotiques des années folles

Les danseuses du Pink Paradise Crédit photo: Noël Carrier

Les danseuses du Pink Paradise
Crédit photo: Noël Carrier

Pour une idée, c’est une idée !
Mélanger érotisme, haut lieu parisien dédié à la sensualité, avec des spectacles comiques et burlesques, le tout saupoudré d’une ambiance très années trente, constitue une expérience artistique qui n’avait jamais été tentée.
Mais, avec comme maître – ou plutôt maîtresse – d’œuvre la sublime et très sympathique Clara Morgane, et avec Joanna et Muratt Atik du Pink Paradise, nous pouvions nous attendre à un show des plus réussis… et ce fut le cas.

En effet, le jeudi 10 mars au soir, eut lieu l’inauguration au Pink de ce nouveau spectacle mensuel, intitulé « Le Petit Cabaret de Clara », en l’honneur de la belle Clara Morgane, créatrice de ce show pas comme les autres.

En plus du champagne, du pop-corn et des bonbons, nous avons eu la chance de voir se succéder des comédiens talentueux et imaginatifs, tels que « Le Grand Marabout » et son assistant ou encore le magicien, un tantinet mentaliste, « Marvelous ».
Entre chaque numéro, nous eûmes le droit à la danse érotique de l’une des stripteaseuses du Pink Paradise. Les filles étaient de toute beauté.
Bien sûr, Clara Morgane était aux commandes pour présenter les artistes et mettre l’ambiance. Les photographes étaient ravis de pouvoir la prendre en photo, ainsi que les danseuses du Pink.

Notons que « Le Petit Cabaret de Clara » présentera de nouveaux talents et de magnifiques danseuses au début de chaque mois, au Pink évidemment.
Précisons enfin que ce spectacle imite à merveille les représentations des années trente, qui associaient spectacle vivant et danseuses dénudées, un grand chant du cygne des années folles.
À cette époque, des spectateurs insouciants venaient encore se divertir dans une douceur de vivre touchant à sa fin. La crise, les extrêmes et la guerre allaient bientôt, hélas, sonner le glas de l’effervescence. « Le Petit Cabaret de Clara » rend hommage à ces belles années. C’est une jolie idée, à notre connaissance une première !

Nous avons déjà pris notre abonnement, car du champagne, de l’humour, de la magie, de sublimes danseuses, réunis dans la même soirée, avec la charmante Clara Morgane en prime, cela ne se refuse pas.

« Le Petit Cabaret de Clara », c’est au Pink Paradise, 36, rue de Ponthieu, 75008 Paris.

Laurent Amar