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vue par Laurent Amar
et son équipe

Archive pour la catégorie ‘Théâtre’

« Totem », le nouveau prodige signé Le Cirque du Soleil.

Totem

Totem

C’est lors d’une soirée privée à Bagatelle, devant les grands médias et nombre de stars, que le Cirque du Soleil a interprété un nouveau spectacle très réussi : Totem.
On ne présente plus cette organisation canadienne créée en 1984. Le Cirque du Soleil, dont le siège se trouve à Montréal, a attiré lors de ses différentes représentations 190 millions de spectateurs dans plus de 450 villes et 40 pays. Au vu de la performance scénique des 1400 artistes que compte la structure québécoise, ce succès n’est pas un mystère.
Totem a déjà triomphé à l’étranger, et le jouer en France est comme une consécration pour ses créateurs, Guy Laliberté et Robert Lepage.

Mais de quoi s’agit-il ? Que nous raconte ce show aux effets spéciaux visuels et mécaniques hors norme ?
Totem, c’est l’histoire de l’humanité racontée en 1 h 30. Le voyage fascinant de l‘espèce humaine à travers le monde et le temps. De la tortue, l’un des plus vieux animaux peuplant la planète, en passant par le singe, l’homme de Néandertal pour arriver enfin à l’homo sapiens, c’est-à-dire nous.

Le tout dans un écrin d’une richesse visuelle à couper le souffle.

En effet, les artistes sur scène, parés de magnifiques costumes créés par Kim Barrett, s’en donnent à cœur joie. Entre des figures acrobatiques et des chorégraphies endiablées sur une musique efficace, jamais l’histoire de l’homme ne nous a paru aussi séduisante.

Précisons que les décors ne sont jamais uniformes ; au contraire, ils changent de configuration en fonction des numéros joués par les comédiens, directement devant les spectateurs, et autant vous dire que c’est impressionnant.

Totem sur scène

Totem sur scène

 

La variété des séquences proposées nous entraîne hors du temps et l’on ne s’ennuie pas une seconde. Les petits s’émerveilleront, les grands acclameront. Totem est un spectacle accessible à tous et transgénérationnel : à travers le récit de l’espèce humaine et de son histoire si fantastique, il rend hommage à chacun d’entre nous. Mais il aborde aussi le destin de l’humanité et son désir de s’émanciper de la planète Terre, son berceau.

Ne ratez surtout pas Totem, un spectacle envoûtant, par Le Cirque du Soleil. Vous avez jusqu’au dimanche 30 décembre 2018 pour venir admirer les artistes de la compagnie québécoise installés à la Plaine des jeux de Bagatelle.
En effet, devant le triomphe de Totem, l’organisateur Live Nation a décidé d’ajouter 32 dates à la programmation initiale, c’est dire l‘engouement du public pour ce bijou des arts du cirque.
Pour la vidéo de présentation, cliquez ici !

Laurent Amar

Énora Malagré réenchante La Dame de chez Maxim, au théâtre du Gymnase

La Dame de Chez Maxim

La Dame de Chez Maxim

Les comédies burlesques, on aime ou on n’aime pas.
Les spectacles théâtraux où les comédiens en font des tonnes, grossissent le trait à l’extrême afin de provoquer le rire sont un exercice toujours compliqué ; là réside tout l’art du théâtre de boulevard.
Mais si c’est le célèbre Georges Feydeau qui en est l’auteur, l’œuvre prend une tout autre dimension, et les artistes sur scène peuvent légitimement s’en donner à cœur joie.
C’est précisément le cas dans cette excellente adaptation de La Dame de chez Maxim, jusqu’au 3 février au théâtre du Gymnase Marie-Bell à Paris.

L’histoire part d’un postulat évidemment rocambolesque. Petypon, alias l’excellent Christophe Alévêque, a trop festoyé la veille chez Maxim. En se réveillant avec une terrible gueule de bois, il découvre dans son lit la Môme Crevette, incarnée par Énora Malagré, une danseuse du Moulin-Rouge. Hélas, arrive alors l’épouse de Monsieur, Madame Petypon, interprétée par Sophie Mounicot.
Cette dernière, religieuse et superstitieuse, croit aux apparitions et aux esprits.
La Môme Crevette, pour sauver la face du mari, se déguise alors en séraphin, lors d’une scène hilarante et cultissime, et lui ordonne de faire cinq fois le tour de la place de la Concorde puis d’attendre qu’un homme au pied de l’Obélisque lui délivre un message.

Ainsi démarre La Dame de Chez Maxim, la pièce la plus longue écrite par Feydeau et mise en scène cette fois-ci par Alain Sachs. Véritable bijou d’écriture, La Dame… est une œuvre complexe, car chorale. En effet, ce n’est pas moins de neuf personnages qui apparaissent sur scène, dont les trois principaux sont interprétés par Christophe Alévêque, Sophie Mounicot (drôlissime) et une épatante Énora Malagré.

Passer de chroniqueuse à TPMP à l’interprétation de la Môme Crevette dans un texte éminemment exigeant, de surcroît au théâtre du Gymnase Marie-Bell, est un défi que peu auraient relevé ; Énora l’a fait !

LA DAME DE CHEZ MAXIM - Mise en scène Alain Sachs ©Stephane-Kerrad

LA DAME DE CHEZ MAXIM – Mise en scène Alain Sachs
©Stephane-Kerrad

Les gags les plus improbables s’enchaînent à tour de bras, emmenés par une troupe de comédiens haute en couleur dont la belle Énora Malagré est imperturbablement la chef de file. À chacune de ses apparitions, la scène s’illumine, et le public en redemande.

C’est un coup de génie de la part d’Alain Sachs de lui avoir confié ce rôle de la Môme Crevette. Mais attention, Sexy Énora est bien secondée. Elle dispose, pour lui donner la réplique, d’une Sophie Mounicot irrésistible (la scène du séraphin est à pisser de rire, NDLR) et d’un Christophe Alévêque, comme toujours, magistral. Stoïque et cynique, mais surtout hilarant, Christophe fait du Alévêque et on adore ça.

Notons également les performances de François Rollin et de toute une troupe de comédiens renversants, surprenants et multicolores.

Cela fonctionne, le public rit, la mise en scène énergique d’Alain Sachs ne vous laissera pas une seconde de répit.
En somme, vous l’aurez compris, il ne faut rater pas cette adaptation très réussie de La Dame de chez Maxim, jusqu’au 3 février au théâtre du Gymnase Marie-Bell, bien évidemment à Paris.

Laurent Amar

« Monsieur Motobécane » Un seul en scène exceptionnel

"Monsieur Motobécane " de Bernard Crombey

« Monsieur Motobécane  » de Bernard Crombey

Victor est un cul-terreux simplet du nord au fort accent de la Picardie. « Le Tiot’ » se retrouve dans « une chambre à barreaux » de 9m². La justice accuse celui qui est surnommé « Monsieur Motobécane » d’avoir caché dans sa chambre pendant des semaines, Amandine, une fillette de huit ans. Et si en réalité, il l’avait retenu prisonnière ? Et s’il avait abusé d’elle ? Mais que s’est-il vraiment passé ? Doit-on le croire quand il se déclare innocent et qu’il avoue n’avoir cherché qu’à lui rendre service ? Pendant plus d’une heure « Monsieur Motobécane » livre sur le papier, sa version des faits, sa vérité ; une narration au ton de la plaidoirie, tant bouleversante que poétique. Place est faite au questionnement. Est-il coupable d’avoir voulu prendre soin d’une enfant maltraitée par sa mère autoritaire ? Là est toute la problématique sur laquelle les spectateurs privilégiés – dont Stars-media.fr a fait partie aux côtés de la comédienne Véronique Jeannot et du producteur Jean-Marc Dumontet -ont pu s’interroger lors de la représentation exceptionnelle donnée en ce lundi 26 mars au théâtre Antoine (Paris Xe). Face à l’évidence de conclusions précipitées, l’indulgence est de mise
et pousse à la réflexion.

« Monsieur Motobécane », une pièce contemporaine de Bernard Crombey d’après un fait divers, à la scénographie épurée mise en scène avec la complicité de Catherine Maignan et interprétée avec maestria par son auteur.

Par Daphné Victor en exclusivité pour Stars-media.fr

Rachid Badouri, L’humoriste venu du froid qui donne chaud

Rachid Badouri

Rachid Badouri

Pour être « rechargé », c’est sûr, il l’est. Rachid Badouri est plein d’énergie. Sa batterie ? La scène. Depuis janvier 2018, le comique francophone a investi celle de l’Alhambra (Paris Xe) et c’est un « cartoon » plein pour celui que l’on croirait tout droit sorti d’un Tex Avery. Le québécois d’origine marocaine, ex steward qui voulait devenir pianiste, vit à quarante-et- un an un rêve éveillé. Est-ce lui qui a adopté l’humour ou est-ce l’humour qui l’a choisi ? Quelle importance ? Le résultat est le même : un esprit fou sans filtre et des improvisations désopilantes qui font avoir au public « la gueule fendue jusqu’aux oreilles » (ndlr : Sourire largement).

Merci au Jamel Comedy Club et au Festival du Marrakech du rire de lui avoir permis d’exprimer son talent.  « Le gentil salopard » (comme indiqué sur son pull) au sourire « ultra bright » nous parle, au travers d’anecdotes autobiographiques, de lui, de son père, de sa femme, de sa fille, de ses origines, de son regard sur Paris, de ses victoires et de ses défaites. L’émotion est aussi au rendez-vous quand il évoque sa mère emportée trop tôt, trop vite par la maladie. Le digne héritier d’Eli Kakou frappe fort. Pendant 1h30, son humour est vif, voire survolté. Quant à son ton, il est doucement parfumé au sirop d’érable. Miam miam, qu’on en redemande…

« Badouri rechargé », one man show mis en scène par Guy Lévesque -Jusqu’au 7 avril à 21h30 à l’Alhambra (Paris Xe) puis en octobre 2018 et simultanément en tournée dans toute la France. Réservation : 01 40 20 40 25

Par Daphné Victor en exclusivité pour Stars-media.fr

Pièce de Théâtre : « Moi non plus »

Moi non plus

Moi non plus

Gainsbourg au théâtre, il fallait y penser ! Merci à Bertrand Soulier. C’est de façon originale qu’il met l’auteur-compositeur de génie en avant, à une période très précise de sa vie. Paris 1967, l’hôtel du Ritz place Vendôme. Serge Gainsbourg n’est qu’au début de sa carrière. Il est assis au piano, dans sa suite, en quête d’inspiration en attendant Brigitte Bardot, star adulée avec qui il a une liaison secrète. Et pour cause, elle est mariée. Pendant plus d’une heure, le public va assister tel un voyeuriste à leur tête-à- tête intimiste, un huit clos amoureux qui dépasse l’entendement tant la passion ressentie par les deux amants est forte et démesurée et tant la mise en scène de Philippe Lellouche en fait un instant authentique. Dans cette chambre, ils vont s’aimer, se désirer sans pudeur, se déchirer et refaire le monde.

Le piano sera le seul témoin de leur légendaire idylle. Les accords que le poète y fait résonner donnent naissance à « Bonnie and Clyde » la chanson miroir de leur amour ; une histoire sans issue que Serge immortalisera dans cette même nuit par la composition de « Je t’aime … moi non plus », une lettre d’adieu dont les paroles ponctuent par la voix des notes leur éphémère et non moins mythique relation.

« Moi non plus », une pièce émouvante, surprenante atypique et anecdotique de Bertrand Soulier, mise en scène talentueusement par Philippe Lellouche avec les exceptionnelles et convaincantes interprétations de Mathilde Bisson et Jérémie Lippmann – Théâtre de la Madeleine (Paris VIIIe) du mardi au samedi à 19h – Réservations : 01 42 65 07 09

par Daphné Victor en exclusivité pour stars-media.fr

Frédéric Zeitoun, L’enchanteur enchanté

VISUEL

On le connaît depuis une vingtaine d’années dans ses activités de chroniqueur musical sur « Télématin » et « C au programme » sur France 2. Mais officier dans la petite lucarne, n’est pas son unique atout. Frédéric Zeitoun est avant tout un parolier. Tout comme ses paires Aragon, Jean Ferra, Léo Ferré, Jacques Brel, Yves Duteil, dont il est modestement le digne héritier, le poète est amoureux
des mots.

Il les fait jouer dans des chansons à texte par le biais de la contrepèterie et rimer avec subtilité pendant une heure quinze, sur des sonorités groovy, jazzy et rhytm and blues. Depuis plus de vingt-trois semaines, son tour de chant dominical tout en nuances et sensibilité au seul son de la guitare de Bruno Caviglia (habituellement accompagné par Bruno Bongarçon) est comme une tribune
hebdomadaire, un rendez-vous qu’il partage avec son public. Il y parle de ses origines, de ses souvenirs d’enfance, de la disparition, de la vie, de son métier, de son handicap et de l’adoption ; un album familial qu’il nous feuillette avec une autodérision touchante et joyeuse et un sourire…enchanteur.

Spectacle « En chanteur » tous les dimanches à 18h jusqu’au 25 mars à l’Alhambra (Paris Xe),

Par Daphné Victor en exclusivité pour Stars-media.fr

Le théâtre Montparnasse a frappé ses trois coups !

De gauche à droite : Myriam Colombi, André Dussolier, Philippe Tesson, Danielle Mathieu- Bouillon, Stéphane Hillel et Stéphanie Tesson © Raymond Delalande

De gauche à droite : Myriam Colombi, André Dussolier, Philippe Tesson, Danielle Mathieu-Bouillon, Stéphane Hillel et Stéphanie Tesson © Raymond Delalande

La presse n’en parle pas beaucoup. Et pourtant, ce prix existe depuis les années 60. Créé par l’Association de la Régie théâtrale, le prix du Brigadier est l’une des plus anciennes récompenses qui prime un comédien, un auteur, un metteur en scène, un décorateur ou un spectacle. Le sésame reçu est un brigadier, ce fameux bâton annonçant au théâtre par ses trois coups donnés, le début d’une représentation. En ce mercredi 21 février, le temps s’est suspendu au Théâtre Montparnasse (Paris XVème).

Orchestrée par Danielle Mathieu-Bouillon, présidente de l’Association de la Régie Théâtrale, la cérémonie de remise des prix 2017 a distingué la comédienne Dominique Valadié pour « Au but » de Thomas Bernard, le comédien André Dussolier pour « Novencento » et l’ensemble de sa carrière. À bientôt 90 ans, le journaliste Philippe Tesson a quant à lui été honoré du Brigadier d’Honneur, saluant la qualité de la programmation de son théâtre Le Poche.
Stars Média avait été convié à cet événement au très beau palmarès qu’étaient venues applaudir de nombreuses personnalités du milieu théâtral parmi lesquelles Jacques Ciron, Macha Méryl, Patrick Préjean, Didier Sandre, NicolasVaude …

Par Daphné Victor en exclusivité pour Stars-media.fr

Zize du 100% made in Marseille

Zize

Zize

La Marilyn des temps modernes c’est elle ! Blonde pulpeuse, fémininement maquillée, accessoirisée des pieds à la tête, jambes juchées sur des talons. Voici Zize. Le rideau à peine levé, le chrono est lancé. Un compte à rebours de deux heures pendant lequel cette marseillaise livre un monologue drollesque à souhait, rythmé et bien trempé qui ne manque pas de mordant. Avec Zize, pas de répit.
Elle n’en finit plus de « bajarquer » (ndlr : bavarder), en faisant chanter l’accent de la cité Phocéenne.

Il ne manque que les cigales. Sous ses allures de semi-bourgeoise, gare à ceux qui la prendrait pour une cagole ! Bien au contraire. Zize la « jobastre » (ndlr : personne un peu folle prenant des risques) a tous les traits de la mère juive. Jacasseuse, « marroneuse » (ndlr : râleuse) et envahissante. Normal, elle va marier son aîné. Bien que sa future belle-fille d’origine suédoise soit loin d’être la femme
idéale qu’elle espérait pour son fils, l’extravagante Zize est bien décidée d’être à la hauteur de cette union en étant une belle-mère idéale. Un one-maman généreux dans l’esprit du cabaret, qui respire les calanques et la bouillabaisse, tout en étant parfumé aux fragrances de Shalimar…

Imaginé et créé par Thierry Wilson (ex-mari de la légendaire meneuse de revue Coccinelle), Zize est le prénom donné à son personnage en hommage à Maryse, une amie journaliste de ses parents. Une interprétation à mi-chemin entre les regrettés Jacqueline Maillan et Eli Kakou, digne d’un scénario à la Pagnol qui redonne le moral et qui fait travailler les zygomatiques.
La comédienne et animatrice Sophie Darel, la chanteuse Maria de Rossi et Galia Salimo la grande figure du Queen devenue écrivain, étaient venues l’applaudir pour sa dernière au Théâtre Caumartin (Paris IXe), après cinq mois de succès.
«Zize dans la famille Mamma Mia !!! » mis en scène par José Gil, prendra désormais ses nouveaux quartiers au Petit Palais des Glaces (Paris XIe) du 14 mars au 15 mai prochains – Réservations : 01 42 02 27 17

Par Daphné Victor, en exclusivité pour stars-media.fr

Érick Baert nous laisse sans voix

Erick Baert

Erick Baert

Que dire d’Érick Baert, si ce n’est que c’est un vrai performer vocal ? Michael Grégorio a de la concurrence. Tout comme lui, Érick fait bien mieux qu’imiter. Il suspend le temps en s’amusant à reproduire des voix tout en y mêlant émotion et humour. Et il en a vraiment sous le pied ! Sa galerie d’artistes est impressionnante.

Pas moins d’une centaine d’interprétations où il associe avec une facilité déconcertante les grands noms de la scène internationale (Stones à Édith Piaf, Jacques Brel, Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Céline Dion, Steevie Wonder, Louis Amstrong Ray Charles, Franck Sinatra, Elvis, Mike Brant, Michael Jackson, Céline Dion …) à la nouvelle génération (Julien Doré, Christophe Maé, Kendji Girac, Matthieu Chedid, Vincent Delerme, Grand Corps Malade, Claudio
Capéo, Vianney…).

Il enchaîne ses medleys dans une ambiance live qui dépote. Lui et ses musiciens enflamment la scène en envoyant du lourd. Surnommé le « Human box chantant et dansant » Érick offre un vrai show. Au-delà de ses prouesses vocales, il livre une performance non encore égalée ; celle d’imiter 50 voix choisies par le public en un temps record de 4 minutes. Exceptionnel Érick ? Plutôt hors-normes et on en redemande.

Apollo Théâtre (Paris XI) le 4 avril 2018 à 20h

Par Daphné Victor en exclusivité pour Stars-media.fr

Élodie cherche des poux en jouant les prolongations

Élodie Poux

Élodie Poux

Une robe à fleurs rehaussée d’un petit gilet. Coincée la comique ? Bien au contraire. Attention ! Le ramage ne se rapporte pas au plumage ! Derrière son look rétro bobo des années 50, Élodie Poux n’a rien de la trentenaire naïve. La Nantaise serait plutôt du genre fofolle, même carrément déjantée et on aime ça ! Serait-ce des tares gardées de ses 12 années passées en tant qu’animatrice périscolaire en maternelles ? Plus que probable. L’énergique Élodie ose tout. Elle n’a peur de rien et envoie … « du steak ».

Elle n’a aucune pitié pour nos chères petites têtes blondes alors qu’elle-même ne semble pas être sortie de l’enfance. Elle invente des histoires dans un monde où rien n’est grave. Et pour se raconter, quoi de mieux que la voix de l’humour pour le faire ? Ses moqueries incisives sur les chérubins et les mères débordées claquent. La démoniaque et cynique Élodie est à elle seule un contraceptif persuasif. Avec elle, le syndrome du Playmobil devient contagieux ! Et ce n’est pas qu’une figur(ine articulée) de style. Alors immunisez-vous et préparez vos zygomatiques. Rire au rendez-vous.

« Le syndrome du Playmobil » Stand up d’Élodie Poux – Théâtre de l’Apollo (Paris XIe) les mardis à 20h jusqu’au 28 mai 2018 et en tournée dans toute la France.

Par Daphné Victor en exclusivité pour Stars-media.fr

Isabelle Aubret « Mon premier rêve était d’être actrice »

Isabelle Aubret :                                      Isabelle Aubret fait ses adieux à l'Olympia à Paris Crédit photo : DR

Isabelle Aubret : Isabelle Aubret fait ses adieux à l’Olympia à Paris
Crédit photo : DR

Cela fait un demi-siècle qu’elle chante la vie avec toujours autant de passion et de sincérité qu’à ses débuts. Isabelle Aubrey, la grande dame de la chanson française n’est autre que le porte-drapeau de textes d’auteurs qu’elle défend avec son cœur par ses généreuses interprétations.

Un an après votre dernier Olympia, vous sortez un coffret double CD avec un DVD (1) . Est-ce votre ultime cadeau à votre public ?

Isabelle Aubret : Oui. C’est un peu bouleversant. J’ai eu la sagesse de faire ce dernier spectacle à l’Olympia que j’emmène en tournée dans toute la France.

Ce coffret, qui est porté par l’amour qui vous lie à lui, est-il une façon justement de garder le lien ?

Oui. Au-delà du plaisir d’interpréter ces chansons, c’était la volonté de mélanger les titres passés de Ferrat, d’Aragon et de Brel à d’autres auteurs qui avaient la même qualité de facture. On a besoin des mots pour se consoler, pour se rassurer. Nous ne sommes pas seuls à avoir envie de nous raconter des histoires, de savoir que l’autre les comprend aussi. Mais il n’y a pas que les mots. Les musiques portent aussi. Ça donne une harmonie, des différences qui sont extrêmement émouvantes.

L’appel de la scène est si fort, qu’il vous est difficile de la quitter ?

Forcément. J’ai des dates de prévues jusqu’à mes quatre-vingts ans ! (2) M’arrêter de chanter se fera doucement.
L’idée de ne plus vous y produire vous est-elle insurmontable ?
Il y a, heureusement, beaucoup d’autres choses à faire sur une scène. J’espère bien avoir le temps et le choix de m’y retrouver dans d’autres conditions.

Comme le théâtre par exemple ?

Oui. Au départ je voulais être danseuse classique. Mais mon premier rêve était d’être actrice. J’ai suivi des cours d’art dramatique. J’espère bien trouver un joli sujet parce que ce que l’on me propose pour le moment ne me touche pas et ne correspond pas à ce que j’ai envie de faire. Je cherche qu’à travers la scène théâtrale ça soit aussi beau et aussi fort qu’avec la chanson.

Isabelle Aubret                                      Isabelle Aubret fait ses adieux à l'Olympia à Paris. Crédit photo : DR

Isabelle Aubret Isabelle Aubret fait ses adieux à l’Olympia à Paris.
Crédit photo : DR

Quel rôle aimeriez-vous interpréter ?

Je n’ai rien contre ce qui est de l’ordre de la distraction et de tout ce qui pourrait faire rire. Il faut juste que ce soit très bien écrit, dans la qualité. Que ce soit délicat, subtil, sans gros mots. Si une pièce sur la vie de Simone Veil, était écrite ce serait un sujet qui me toucherait beaucoup.

Et écrire vos mémoires ?

C’est quelque chose que je ne sens pas pour le moment. Il y a des vies tellement plus passionnantes que la mienne. Mais … peut-être plus tard…

Avez-vous des regrets ?

Non, je ne regrette rien de ce qui m’est arrivé, ni les choses dramatiques. J’ai vécu, j’ai appris. J’ai fait un parcours honnête, celui d’un artisan qui travaille le mieux possible avec tout son cœur. J’ai surtout aimé les gens que j’ai rencontrés. Je me suis certainement trompée, j’ai dû faire des bêtises.

Propos recueillis par Daphné Victor en exclusivité pour stars-media.fr

(1) Isabelle Aubret, dernier rendez-vous à l’Olympia 2016 avec 2 VD et 1 DVD, productions Alleluia Gérard Meys, 19,99 euros
(2) En tournée dans toute la France avec « Âge tendre » jusqu’en avril 2018

Il fait Chevallier seul

Philippe Chevallier

Philippe Chevallier

Ça semblait impensable et pourtant, Chevallier sans Laspalès est désormais une réalité. Régis l’a déjà prouvé en partageant la scène avec Francis Huster dans « Rive droite, rive gauche ». C’est maintenant au tour de Philippe de le démontrer. Il tente le défi et part seul en croisade dans « Chevallier culturellement mal-pensant ».  Oublié le duo qu’il formait.

C’est sans armure, dans une cotte quelque peu mal taillée que Chevallier entre en lice par le biais du stand up. L’exercice des confessions sur ce qui fait notre société moderne est une autre paire de manche qui donne maille à partir à l’humoriste au jeu de mot courtois et de bon aloi.

« Chevallier culturellement mal-pensant », mis en scène par Bruno Chapelle – Théâtre des 2 Ânes (Paris XVIIIe), les samedis et les dimanches à 18h – Réservations : 01 46 06 10 26

Daphné Victor en exclusivité pour Stars-Media