Toute l’actualité du divertissement
culturel et des célébrités
vue par Laurent Amar
et son équipe

La chanteuse Singrid Campion dit tout à stars-media sur Marcel, les forains et la Ville de Paris

Singrid Campion

Singrid Campion

Singrid Campion est la fille d’une des plus grandes célébrités françaises, le roi des forains Marcel Campion. Pourtant, cette jolie jeune femme est avant tout une artiste indépendante, compositrice et interprète ; elle perpétue le style musical jazz manouche au travers de morceaux très réussis. C’est à Saint-Tropez, lors de la soirée annuelle donnée par son père sur la plage La Bouillabaisse, que nous avons eu l’occasion de la rencontrer. Singrid s’est livrée sans langue de bois : interview !

Bonjour Singrid, pourrais-tu te présenter à mes lecteurs qui, peut-être, ne te connaissent pas encore ?

Bonjour Laurent, je suis Singrid Campion, fille de forain, petite-fille de circassien de rue, et j’exerce à Paris ma profession « d’artisan commerçant forain ». J’y exerce aussi ma profession de « femme », car c’est également un vrai métier.

Tu passes chaque été tes vacances à Saint-Tropez, c’est un passage obligé pour toi ?

Je n’emploierais pas le terme de « passage obligé », je dirais plutôt que c’est à Saint-Tropez que tout a commencé. Il y a eu Brigitte Bardot, les Gipsy Kings, Eddie Barclay bien évidemment, et sans vouloir faire preuve de prétention, je pense que les Campion perpétuent ce qui a tendance à se perdre. Je parle de la tradition, de l’esprit et des souvenirs.

Quelles sont tes inspirations musicales en tant que musicienne et chanteuse ?

Mes inspirations musicales c’est Django Reinhardt, Whitney Houston, et même Madonna. J’aime également l’électro, mais le jazz manouche est définitivement ancré dans ma culture. Chez nous les forains, la musique fait partie de l’éducation, du mode de vie, tout comme la fête foraine. Nous essayons avant tout, par la musique, de partager et de rassembler.

Qu’as-tu ressenti en te produisant en avril dernier dans la salle mythique de l’Olympia ?

Une grande émotion. Tu m’en parles et j’en ai les larmes aux yeux. De plus, j’avais signé juste 15 jours avant, j’avais d’ailleurs collé des affiches dans tout Paris pour ce concert, ce fut un moment magique. Je tiens à préciser que j’ai tout géré sur cet événement. La décoration, les danseurs, les chorégraphies, la sono. Pendant 48 heures, ce fut un stress intense : je ne pouvais même plus respirer, boire ou manger. Mais sur scène j’avais le sourire, j’étais moi-même, le public était aux anges et la soirée fut un immense succès. J’étais comblée et mes fans également.

Affiche officielle de Singrid lors de son passage à l'Olympia

Affiche officielle de Singrid lors de son passage à l’Olympia

Ta chanson Un pour tous, tous forains est-elle un message de soutien à ton père Marcel dans son combat face à la Ville de Paris ?

C’est grâce à cette chanson que j’ai réussi à faire venir le public à l’Olympia. J’ai produit le clip que j’ai publié ensuite sur Youtube, et cela a même permis aux gens de découvrir l’album Paris mi amor dont est extrait le titre.
Ensuite, j’ai simplement voulu expliquer aux gens qui on était réellement.
Je soutiens mon père à fond, je milite avec lui dans son combat. J’ai essayé, à travers cette chanson, d’être l’ambassadrice du monde forain et de la musique.

Porter un nom aussi célèbre que Campion est-il un avantage ou, parfois, un inconvénient ?

Tout d’abord, n’importe quelle fille est, et doit être, fière de son père. Parfois, en demandant une place à une municipalité pour organiser une fête foraine, on ne doit pas dire que l’on s’appelle Campion, souvent ils ne veulent pas de nous. Nous sommes diabolisés car mon père a été le leader des forains. Le nom Campion suscite certaines jalousies et il convient donc de savoir rester discret, mais mon père a un peu de mal pour ça (rires).
Pour conclure, je dirais que Marcel c’est Marcel, Singrid c’est Singrid. Je veux m’affirmer tout en restant à ma place.

Ta chanson Paris défile est-elle une déclaration d’amour à Paris ?

Paris défile n’est pas vraiment une déclaration d’amour à Paris, c’est davantage un hommage. J’invite d’ailleurs tes lecteurs à visionner le clip Paris défile sur Youtube, ils y verront un grand nombre de lieux parisiens emblématiques à mes yeux. Paris, c’est « Paris Bohème », c’est mon ADN et c’est la ville où je vis.
J’y suis venue au monde, dans une caravane au jardin des Tuileries. C’était le 27 juillet 1976, en pleine canicule, pendant que mon père faisait la bringue avec Yves Mourousi, Alice Sapritch et Coluche dans la buvette du jardin. Pour moi, Paris est vraiment un endroit magique chargé de souvenirs merveilleux.

Quels sont tes projets ?

Jaquette du single Paris Défile

Jaquette du single Paris Défile

Laisse-moi t’aimer, une des chansons de l’album Paris mi amor, a été écrite par Lord Kossity et composée par des amis et moi-même. Elle sera bientôt diffusée sur Radio Latina et M Radio.
Il y aura également un concert au Cirque d’Hiver fin novembre ou début décembre. Je souhaite rassembler ainsi les forains, les circassiens, les manouches, toutes ces communautés que l’on appelle plus communément « Les gitans ». Ce sera un événement incroyable avec des danseurs, des musiciens, dans un environnement entièrement dédié au cirque. Enfin, le marché La magie de noël a été accepté, dans le jardin des tuileries qui dépend du patrimoine du Louvre et non pas de la mairie de Paris. Stars-Media sera bien évidemment convié à l’inauguration.

Ton mot de la fin, Singrid ?

Amooooor te amo, amooooor te amo, amooooor te amo, amoooor !!! (en chanson.)

Propos recueillis par Laurent Amar