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Interview : Rencontre avec Indra, la dance-star des années 1990.

Indra

Indra

Bonjour Indra, tu es d’origine estonienne, née en Suède et tu vis en France, mais vers où se porte ton cœur ?

Bonjour Laurent.
Je pense que mon cœur est international. D’un côté, je me sens très estonienne même si je suis née en Suède. Je me considère même plus estonienne que mes propres parents.
De l’autre, la France étant mon pays d’adoption, je me sens beaucoup plus française que suédoise. Malgré tout, j’aurai toujours une affection particulière pour l’Estonie.

Peut-on considérer ta rencontre avec Orlando comme le début de ta carrière d’artiste ?

Cela a vraiment commencé avec Paul Taiclet, qui m’a découverte dans l’ancienne boîte de nuit « Le Garage ». Sur les conseils de Max Guazzini (fondateur de NRJ: ndlr), il m’a dirigée vers la maison de disque d’Orlando.
Ce fut pour moi une grande chance car, inconnue à l’époque, il était très difficile de trouver une maison de disque. On peut donc dire que, effectivement, cette rencontre avec Orlando, grâce à Paul Taiclet et à Max Guazzini, fut décisive.

En 1999, ton album « You and Me » n’obtient pas le succès espéré, comment l’expliques-tu ?

La mode avait changé. Parfois, on arrive à la suivre, parfois non. Je pense aussi que mon succès dans les années 1990 fut un véritable travail  d’équipe.
Ce qui n’a pas été le cas pour l’album « You and Me ». Mon équipe habituelle n’était plus aussi soudée qu’avant pour m’accompagner dans ce nouveau projet. En tant qu’artiste, cela fut pour moi très négatif et a pesé sur la qualité finale de l’album. De plus, à l’époque, la mode était à la techno, ce que je n’aimais pas trop. En conclusion, il y avait moins de motivation et, forcément, dans ce métier, sans la motivation, on ne peut pas créer une œuvre de qualité et répondre à la demande du public.

Peux-tu nous parler de ta carrière de comédienne ?

En 2008, j’avais passé une audition pour la pièce de théâtre « Ma femme est folle » et j’ai été prise. Je jouais le rôle de la fameuse « femme folle »,  interprétée avant moi par Chantal Ladesou. La pièce avait eu un énorme succès dix ans auparavant, toujours avec Georges Beller dans le rôle principal.
J’avais comme partenaire Steevy Boulay, je l’embrassais d’ailleurs tous les soirs sur scène, mais heureusement, avec Steevy, il n’y avait pas d’arrière-pensée (rires).
Je trouvais que jouer la comédie était une autre corde à mon arc plutôt intéressante. J’ai également tourné, sur France 2, dans un épisode de l’émission « Le jour où tout a basculé ».

Indra 3

Affiche du prochain spectacle de Indra

En 2010, tu sors un autre album, « One Woman Show », et malheureusement, ce ne fut pas non plus le succès espéré. Pourquoi n’avoir pas essayé de chanter en français ?

J’avais chanté en français en 2006 sur le titre « Oubliez-moi », produit par le groupe Tragédie, ce fut d’ailleurs un succès. Mais pour le style de musique que j’aime, je trouve l’anglais beaucoup plus fort en matière de sonorité. En revanche, dans un autre style musical, j’adorerais enregistrer des chansons en français. Je suis ouverte à toutes les suggestions (rires).

Te considères-tu comme une icône de l’Eurodance des années 1990 ?

(Rires) Une icône, c’est un bien grand mot ! Quand les gens me le disent, cela fait toujours plaisir à entendre. À cette époque, j’avais juste l’impression d’avoir la chance d’exercer un métier de rêve. Je travaillais dur, mais avec beaucoup de plaisir.
Je pense que la communauté gay me considérait comme une icône car elle aimait ma personne et mon style musical. C’est toujours le cas aujourd’hui d’ailleurs (rires).

Dans ta vie privée, tu as autant de succès avec les hommes qu’avec les femmes ?

Oui, c’est vrai, j’ai beaucoup de succès avec les hommes, gay ou pas. Mais aussi avec les femmes, ce qui fait toujours plaisir (rires).

Comment fais-tu pour rester aussi jeune et belle ?

Le plus important, c’est le sport.
Pourtant, je ne me prive de rien ! J’aime le champagne, le bon vin et la bonne cuisine, mais je consomme tout cela avec modération, sauf le sport que je pratique régulièrement.
Je fais même de la compétition, des marathons par exemple.

Quelle est ton actualité immédiate et quels sont tes futurs projets ?

Actuellement, je joue au théâtre dans la pièce « Ma femme s’appelle Maurice ». Je me suis d’ailleurs chargée de l’adaptation en suédois.
Grâce à un bon travail d’équipe avec mon agent Jérôme, nous avons un booking important en matière de spectacles en 2014, en discothèque et en gala plein air, avec un grand nombre de reprises, comme la chanson de Francis Cabrel « Je l’aime à mourir ».
J’ai également un duo avec le comédien Bruno Putzulu. Enfin, je tiens à préciser que je suis la marraine de l’association « La braise de l’espoir », qui lutte contre la mucoviscidose.

Indra et Laurent Amar

Indra et Laurent Amar

Comment arrives-tu à concilier ta vie de maman et ta vie d’artiste ?

Je suis maman d’un garçon de 13 ans. Les femmes arrivent parfaitement à concilier leur vie professionnelle et l’éducation de leurs enfants. Je pense même que, célibataire, je m’organise mieux. Si je devais penser à une autre personne, cela compliquerait peut-être les choses. Cela ne signifie pas que je ne veux pas d’homme dans ma vie, je reste un cœur à prendre (rires).

Indra, quel serait ton mot de la fin pour mes lecteurs ?

Moi c’est moi, toi c’est toi, on est tous différents et nous devons respecter ces différences.
www.indra-hitsmusic.com

Propos recueillis par Laurent Amar