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vue par Laurent Amar
et son équipe

« Rise of the Tomb Raider » sur PS4 Pro, tout simplement grandiose

Jaquette Officielle

Jaquette Officielle

En 2013, sortait sur Xbox 360 et PlayStation 3 le reboot d’une série culte de l’industrie vidéo-ludique, « Tomb Raider ». Reboot pas vraiment, nous parlerons plutôt de préquelle, car ce nouvel opus revenait sur les origines de Lara Croft et nous racontait comment la belle était devenue une aventurière.

Tout changeait dans ce reboot, le gameplay, l’interface, le physique de Lara moins aguicheur, et surtout sa psychologie. Fini, la super-héroïne qui n’a peur de personne et dézingue les méchants à tour de bras. Lara est désormais une jeune femme sensible, vulnérable, traumatisée par le suicide de son père. La saga « Uncharted » de Naugthy Dog fut un modèle pour les développeurs, qui s’en sont largement inspirés. Bien leur en a pris. En effet, le gameplay et la technique de cette série phare du studio First Party de Sony atteignent des sommets.

« Tomb Raider » 2013 était tout simplement génial, par sa technique, son ambiance et son histoire. Lara Croft était devenue une héroïne attachante, on souffrait ou l’on s’émerveillait à ses côtés en traversant l’île du Yamataï, au large du Japon.

« Tomb Raider » sur PS3 et sa version remasterisée sur PS4 étaient remarquables ? « Rise of the Tomb Raider » est tout simplement grandiose !

Après une exclusivité d’un an sur les machines de Microsoft, cette suite tant attendue arrive enfin sur PlayStation 4 et surtout sur PlayStation 4 Pro. C’est sur cette dernière que nous avons effectué notre test et autant vous le dire, ce fut incroyable !
Revenons rapidement sur le pitch.

Lara découvre que son père, décédé, a passé sa vie à chercher un artefact surnaturel portant le nom de « source divine ». Ce dernier se trouve au cœur d’une mystérieuse cité, Kitej.
D’après la légende, la source divine offrirait l’immortalité à celui qui réussirait à s’en approcher. Pour l’instant, rien de très original me direz-vous. Attendez un peu, cela devient intéressant. Au cours d’un voyage archéologique en Syrie, Lara va apprendre que cette source divine y fut découverte mais rapportée à des milliers de kilomètres de là, en Sibérie très exactement, par un mystérieux prophète et son peuple, les natifs, au cours du X e siècle. Ceux-ci sont inlassablement pourchassés par les trinitaires, sorte de secte créée par le Vatican pour s’emparer de l’artefact et anéantir ce prophète qui ose se comparer à Dieu.

Lara dans un tombeau en Syrie, le 1er du jeu

Lara dans un tombeau en Syrie, le 1er du jeu

Lara va se retrouver dans la glaciale Sibérie, à la recherche de Kitej et du prophète, afin d’accomplir la destinée de son père.

Il faut préciser que les religions et l’ésotérisme, contrairement pour la littérature, le cinéma ou encore la bande dessinée, ne sont pas les bienvenus dans un jeu vidéo. Nintendo, par exemple, interdit catégoriquement toute connotation religieuse ou tout signe ostentatoire dans le contenu d’un jeu tournant sur l’une de ses consoles. C’est ainsi depuis la naissance de l’industrie vidéo-
ludique, dans les années 1970, sans doute parce que le jeu vidéo s’adressait à des enfants avant de conquérir un public adulte.

Les scénaristes de « Rise of the Tomb Raider » ont donc, avec prudence, franchi un grand pas dans le déroulement d’un jeu en intégrant pour la première fois la notion du « divin » ouvertement chrétienne.

Comme nous l’avons dit, nous avons eu la chance de tester « Rise of the Tomb Raider » avec le patch PS4 Pro, car la rédaction de Stars-media est l’heureuse propriétaire de la nouvelle version de la console de Sony.

Et croyez-nous, vous allez en prendre plein la vue. Les décors sibériens s’avèrent sublimes, avec une profondeur de champ rarement atteinte, des graphismes d’une richesse visuelle inédite. Chaque décor s’affichant sur l’écran est chargé de détails en tout genre, comme ceux de l’épisode du Goulag ou de la Vallée géothermique. Mais surtout, « Rise of the Tomb Raider » bénéficie de la puissance de la PS4 Pro pour l’animation des scènes d’action. Les explosions de portes, de véhicules, de grenades ou de murs vous pétaradent à la figure à une vitesse encore jamais obtenue, même sur console de dernière génération.

Rien ne rame et Lara Croft, à un rythme infernal, vous emmène dans les endroits majestueux et glacials de la Sibérie, avec en plus des références historiques passionnantes sur ces camps de la mort abandonnés, version soviétique, où se déroule une grande partie du jeu.

Lara en pleine exploration du Manoir Croft

Lara en pleine exploration du Manoir Croft

Passons à l’excellente idée de l’épisode de 2013, aujourd’hui sublimée, « les Tombeaux ».

Ces niveaux « bonus », qui n’ont pas d’incidence sur la trame principale, sont encore plus envoûtants, plus travaillés, plus complexes. Les développeurs ont apporté un soin particulier à ce qui, en 2013, constituait l’une des grandes réussites du reboot. Même si les Tombeaux que vous explorerez et dont vous viendrez à bout n’influeront pas sur l’histoire de votre aventure, ils vous
apporteront de nouvelles capacités qui faciliteront votre progression.
Ne passez surtout pas à côté des Tombeaux et visitez-les.

Parmi les contenus additionnels (DLC), se trouve « Baba Yaga »,la méchante sorcière, là aussi arrêtons-nous un moment, cela vaut le coup.
Les développeurs de Crystal Dynamics sont très bien informés. Effectivement, les Russes, notamment ceux des régions reculées telles que la Sibérie, sont très superstitieux. Ils croient à peu près à tout et à n’importe quoi. La magie, la sorcellerie et les démons sont plus qu’un folklore, c’est pour eux une réalité et ce, depuis fort longtemps. Les superstitions sont ancrées dans la culture russe et l’histoire
de la sorcière Baba Yaga illustre parfaitement cette particularité. En pleine aventure, Lara Croft fait la connaissance d’une jeune femme la suppliant de secourir son grand-père, parti se venger d’une prétendue sorcière du nom de Baba Yaga.D’abord incrédule, Lara acceptera la mission. Nous vous conseillons vivement cette aventure supplémentaire, un peu courte certes, mais passionnante, et qui en dit long sur les croyances ancestrales de la paysannerie sibérienne. Preuve ultime de l’énorme travail de recherche effectué par les scénaristes de ce nouvel épisode.

Lara en pleine action

Lara en pleine action

Enfin, un mot sur les personnages-clés de l’histoire, bien écrits, bien dessinés, avec une mention spéciale au très étrange Joseph. Ambigu jusqu’à la fin, avec son aspect « christique », il vous guidera tout au long de votre aventure, même si, peu à peu, vous devinerez sa véritable identité et ses réelles motivations.

Voilà, nous avons dit beaucoup de choses sur « Rise of the Tomb Raider ». Cependant, le contenu de cet épisode est si faramineux que nous n’avons, hélas, ni la place, ni le temps de tout aborder.

Désormais disponible sur PlayStation 4 et sur PlayStation 4 Pro, « Rise of the Tomb Raider » est l’excellent élève de la console la plus puissante de tous les temps. Le jeu vous émerveillera par son visuel, son histoire et bien sûr par le charme de Lara Croft. Elle vous attend, rejoignez-la dans ses aventures sibériennes.

Bravo Crystal Dynamics, la dragée haute à « Uncharted » est largement tenue !

Laurent Amar

Éditeur : Square Enix
Prix public : 69 euros
Plate-forme : PS4, PS4 Pro, Xbox One, Xbox 360 et PC
Disponibilité: Déjà les bacs