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vue par Laurent Amar
et son équipe

Stars-media vous présente l’hôtel Molière à Paris.

Rémy Perraud, et son épouse Patricia.

Rémy Perraud, et son épouse Patricia.

Tout près du Louvre, se trouve un hôtel hors du commun. Un véritable pont entre le début de la Renaissance et la période actuelle. Cet hôtel porte le nom d’un des plus grands auteurs de tous les temps, Molière, et lui est dédié.
Nous avons eu la chance de séjourner dans cet établissement d’exception.

Le Molière offre non seulement des chambres d’un confort irréprochable, mais ces dernières présentent une disposition atypique ; en effet, la salle de bains se trouve dans la même pièce que le lit. Une cloison en verre et des rideaux sont là pour assurer l’intimité des occupants.
Mais qui, mieux que le directeur et propriétaire de ce lieu magique et historique, pour en parler ? Rémy Perraud, qui racheta l‘établissement en 1988, a bien voulu répondre aux questions de stars-media.fr

Bonjour Rémy Perraud, pourriez-vous vous présenter à mes lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Bonjour Laurent, je suis né en 1961. Après avoir fait des études de gestion à la Sorbonne, j’ai pu, en 1988, grâce à un prêt bancaire, acquérir l’hôtel Molière.

Parlez-nous de cet hôtel au charme si particulier.

Il a été construit en 1840 à l’emplacement d’un hôtel particulier. Il s’appelait alors le « Grand Hôtel Molière », il avait la particularité de proposer des appartements. Il est resté ainsi jusqu’à la Première Guerre mondiale. Avec la dévaluation du franc-or, due à la crise économique, les propriétaires ont scindé l’affaire en deux. La partie sur rue demeurait dédiée à l’hôtellerie, et les deux bâtiments sur cour, affectés à l’habitation.

Les salons du Molière

Les salons du Molière

La structure a été maintenue jusqu’en 1947. D’autres travaux ont eu lieu dans les années 1960. Nous avons repris cet hôtel, alors 3 étoiles, en 1988 et effectué les travaux de modernisation en gardant la même configuration avec 33 chambres, dont trois suites, jusqu’en 2014.

Nous avons à nouveau restructuré en ramenant le nombre de chambres à 29, dont trois suites de 47 m2 chacune.
Les chambres ont été réduites au profit de la superficie de l’ensemble. Nous proposons donc des chambres de 16 m2, 18 m2, et enfin les chambres « supérieures » et « Deluxe » qui font 25, 28 et 30 m2.

Est-ce à la mode pour un hôtel de luxe d’installer la salle de bains dans la même pièce que le lit ?

Ce n’est pas une tendance lourde. Il y a sept ou huit ans, l’hôtellerie a décidé de gagner en superficie en intégrant la salle de bains dans la chambre sans cloison.
Même si c’est très esthétique, dans la pratique quotidienne, c’est plutôt compliqué à gérer.

Nous avons donc voulu créer ce volume tout en apportant une intimité dans la salle de bains. C’est pour cette raison que nous avons conservé celle-ci avec une cloison en verre, et sur laquelle nous pouvons tirer un rideau. On a donc les deux avantages, l’augmentation du volume de la pièce, et de l’intimité si on le souhaite.

Y a-t-il des célébrités qui séjournent chez vous ?

Les chambres avec salle de bain intégrée

Les chambres avec salle de bain intégrée

Un hôtelier doit être sourd et muet. Cela nous arrive, mais ce n’est pas le segment privilégié par les célébrités, qui préfèrent les palaces. Pour rappel, le Molière est un « 4 étoiles » premium.

Il n’en demeure pas moins que certaines stars, pour éviter d’être repérées par les paparazzis, choisissent les hôtels « premium luxe », comme le Molière, afin de passer un séjour en toute quiétude. Cela arrive donc que des célébrités viennent incognito, et donc dans l’indifférence générale.

Comment définiriez-vous la décoration des chambres de l’hôtel ?

Elle est intemporelle en ce sens où nous avons voulu créer un lien entre le XVII e siècle et le XXI e siècle. Nous avons donc opté pour un rappel constant entre une modernité fluide, et le style du XVII e siècle.
Je précise que notre établissement est le seul qui puisse porter ce nom en région parisienne car il est protégé.

Votre mot de la fin, M. Perraud ?

J’aimerais dire à vos lecteurs que c’est un bonheur de travailler dans un tel environnement, le bonheur est une notion rare en cette époque troublée.

Propos recueillis par Laurent Amar