
Cinq longues années se sont écoulées depuis la sortie du si adulé jeux d’action aventure teinté de RPG Ghost of Tsushima.
Le développeur Sucker Punch remet le couvert avec une suite tout aussi ambitieuse visuellement, mais narrativement bien différente par son protagoniste et sa timeline.
L’action se déroule bien évidemment toujours au japon mais à une époque différente de son histoire. Fini le moyen âge de l’ère Kamakura et ses invasions mongole, fini l’ile de Tsushima et son héroïque défenseur Jin SaKaï, place désormais à l’ile d’Ezo en l’an de grâce 1603, également connu sous le nom de Okkaido et dont le mont Yotei domine ces terres aux couleurs si chatoyantes, La protagoniste de cette suite est jeune guerrière prénommée Atsu qui, étant encore enfant, a vu sa famille entièrement massacrée par une bande de racailles de l’époque nommé « Les six de Yotei » commandé par l’infame samouraï Saito. Le Serpent, le Kitsune, l’Oni, le Dragon, le Serpent et bien sûr Saito vont donc subir le courroux de notre jeune héroïne en quête de vengeance, et tant pis pour le sang coulé.
Atsu va donc parcourir les différentes régions de Ezo, en traquant un par un les assassins de ses parents, mais aussi en croisant une galerie de personnage qui l’aideront dans sa quête, comme la belle Oyuki avec qui Atsu entretiendra une relation particulière.
Les graphismes :
Les différentes régions de Ezo sont toutes plus sublimes les unes que les autres, même si mes confrères disent le contraire, le gap entre la PS5 et feu la PS4 est clairement visible.
Les prairie fleurie de Ezo ou toute la végétation bouge simultanément, les disparités de couleurs si chaudes, la profondeur de champs ou l’on voit à des kilomètres à la ronde avec des panoramas d’une beauté stupéfiante. De fait, j’ai été largement conquis par l’aspect visuel de ce Ghost of Yotei… même si, même si, même si (trois fois c’est mieux qu’une ndlr), il y a des petits soucis de finitions. Je pense surtout aux cinématiques intermédiaires des quêtes annexes, ou parfois les PNJ sont par très bien modélisés voir mal animés, notamment en qui concerne les visages. La différence avec les cinématiques de la quête principale sont flagrantes. On sent que Sucker Punch à peut-être manqué de temps pour peaufiner tout cela, mais vraiment il n’y pas mort d’homme, si je puis m’exprimer ainsi.

La durée de vie :
Ghost of Yotei n’est vraiment pas le plus long des jeux d’aventure en monde ouvert. Personnellement, j’ai terminé l’aventure en 47 heures tout en ayant libéré un bon parquet de camps et de villages envahis par l’ennemi, en ayant abattu bien des voyous pour toucher des primes, ou en allant chercher des sources chaudes et autres bambous d’entrainement pour augmenter ma barre de vie.
Sans oublier les quêtes annexes parfois plutôt intéressante comme celle du général samouraï pleurant sa fille. Donc même en ayant « retourné le jeu », la durée de vie n’est pas spécialement gargantuesque, mais je ne m’en plein pas, le joueur en aura très largement pour son argent.
Le son, les musiques et les vibrations de la dual sense :
Les musiques sont juste sublimes, je pense aux mélodie si mélancolique d’Atsu, quand vous jouerez du Shamizen, cet instrument japonais lors de vos séquences autour des feux de camps qui servent également de sauvegarde. Le Sound design est lui aussi très élaboré avec un habillage sonore lors des joutes très satisfaisant au niveau des sensations. Mais la palme d’or revient sans conteste aux vibrations de la Dual Sense, ici pleinement optimisées. Les sensations procurées par les vibrations de la manette vous feront penser que la situation est bien réelle. Même les rafales de vents vous paraitront palpable.
Les combats :
Les joutes armées, qu’elles soient au pistolé ou à l’arc, sont plutôt bien ficelé même si, à, l’instar de Ghost Tsushima, vous ne pourrez toujours « Locker » vos ennemis, mais votre héroïne s’orientera toujours dans la bonne direction pour affronter ses adversaires. Petit conseil, n’hésitez surtout pas à vous servir des armes de jets à disposition sur les champs de batailles, elles sont très efficaces et si vous visez justes, vous tuerez votre ennemi en seul coup.
En conclusion, nous avons adoré ce Ghost Of Yotei que je considère meilleur que son prédécesseur. Son aspect mélancolique, philosophique et narratif, son visuel et ses personnages, antagonistes comme protagonistes, font de ce jeu une véritable ode au voyage, même si celui-ci s’avèrera mortifère pour son attachante héroïne.
Alors n’hésitez pas et rejoignez la guerrière Atsu, digne descendante de Jin Sakaï, sur les Ile du Japon pour aller faire la peau à Saito et à ses sbires, parce qu’elle le vaut bien.
La rédaction
Note de la rédaction : 18/20
Editeur : Sony
Disponibilité : déjà dans les bacs et sur le PS Store
Prix public : Environ 80 €


