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L’ex-animateur vedette de M6 Yves Noël s’est confié à Laurent Amar dans une interview exclusive

Yves Noel

Yves Noel
Bruno Etenna 2013

Bonjour Yves Noël, pourquoi es-tu absent du petit écran depuis tant d’années ?

Bonjour Laurent Amar.
J’ai débuté comme comédien en 1986 avec mon frère jumeau Hervé, dans des films publicitaires et des téléfilms. En janvier 1993, nous sommes arrivés sur l’antenne de M6.
Hervé a quitté l’émission Multitop en février 1994, et je suis resté pendant huit ans sur M6 avec des émissions comme Hit Machine, Dance Machine et Sport Événement.
Puis je suis passé par France 3 avec Loto Foot et KTV.

Cela fait donc dix ans que j’évolue beaucoup plus dans la communication 360° dans mes domaines de prédilection, les événements d’envergure, les réalisations soignées, l’accompagnement client.

En quelques années, je me suis rendu compte que, en plus d’un homme d’image, je suis aussi et peut-être surtout un communicant, un homme « événementiel ». En toute prétention, bien sûr !
Aujourd’hui, presque tous les événements sont filmés et diffusés immédiatement sur le Web. En vérité, nous n’avons plus vraiment besoin de diffuseurs média traditionnels comme la télévision.
Aujourd’hui, le rapport de force a basculé. La télévision est désormais à la traîne des idées et des talents qui apparaissent sur les réseaux sociaux, qu’elle essaie de cannibaliser pour survivre.

Ma vie personnelle a évolué elle aussi. Tout d’abord, j’ai eu une fille en 2002, au moment où ma carrière à la télé se ralentissait un peu. Je lui ai donc consacré beaucoup de temps et nous avons ainsi développé une grande complicité. Enfin, j’ai ponctué cette période de quelques pauses pour me ressourcer et m’enrichir, afin de retrouver l’inspiration.
Parce que l’inspiration, la créativité sont essentielles à la naissance d’une idée, d’un projet, d’un événement qui fait du buzz.

Comment expliques-tu ton départ soudain de M6 ?

Il s’explique par l’achat du programme « Le Loft » à Endemol pour un montant de 50 millions de francs (nous étions en 2001).
Pour éviter de puiser dans les caisses, la direction des programmes de la chaîne a décidé de retirer de la grille des émissions considérées comme moins stratégiques. Sport Événement, notre rendez-vous dominical pour tous les fans de sports extrêmes, a été supprimé. Et j’ai été « vidé avec l’eau du bain » ! Nicolas de Tavernost et Thomas Valentin, n° 1 et n° 2 du groupe M6,  ne s’embarrassent pas de valeurs comme le respect, la considération et la reconnaissance. Si je dois refaire de la télévision, ce ne sera certainement pas avec de telles « langues fourchues ».

Tu n’es pas seulement animateur tv, tu es aussi comédien, pourquoi ne pas avoir persisté dans cette voie ?

Ma carrière de comédien s’est ralentie lors de mes années de succès télé, car les directeurs de casting me disaient que mon image télé était trop forte pour que je sois crédible dans un autre rôle…
Depuis, l’événementiel a occupé la plupart de mon temps et, depuis quelques années seulement, je caresse le projet de revenir comme comédien.
Avec les événements, parfois très pénibles, de la vie, j’ai considérablement appris sur les autres et sur moi-même. Toutes les situations que je vis alimentent mon répertoire d’acteur.
Donc oui, j’ai des envies fortes, non seulement de fictions, courts-métrages, au cinéma mais aussi de théâtre et de one-man-show.
Je suis très paresseux dans l’écriture, alors je cherche un ou plusieurs co-auteur(s) ou co-autrice(s).

Es-tu toujours aussi proche de ton frère jumeau Hervé, comment va-t-il ?

Nous sommes toujours très proches par la pensée, mais nos rencontres se sont raréfiées depuis qu’Hervé s’est installé dans le Finistère Sud pour vivre ses passions de « Waterman » en surfant à La Torche, et de « Boy in the Wood » en développant l’activité de construction de maisons en bois.

Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?

Mon activité actuelle possède quatre axes de développement :

– la communication 360°
Je vends mon expertise en tant que consultant pour des marques, des entreprises souhaitant créer un événement novateur qui va rassembler, fédérer, emporter l’adhésion de la cible visée avec beaucoup d’efficacité car relayé sur le Web avec des images de qualité. Si l’événement est très fort, il est repris dans les journaux d’information des télévisions du monde entier ;

– l’internationalisation
J’ai déjà travaillé à l’étranger, un peu voyagé… et j’aime ça.
De très nombreux pays m’attirent pour leur culture et aussi leur potentiel de croissance et de développement. J’ai par exemple de nombreux contacts dans les pays du Maghreb, où la population est jeune et réceptive… Et j’étends mon réseau vers l’Europe de l’Est, les États-Unis et les Émirats ;

– la Web TV par la conception et la réalisation de programmes courts pour des annonceurs en B to B et B to C ;

– la scène, avec soit un one-man-show, soit une pièce à plusieurs pour avoir le plaisir d’être ensemble.

Laurent Amar et Yves Noel

Laurent Amar et Yves Noel

Quel regard portes-tu aujourd’hui sur les émissions musicales du groupe M6 ?

Je regarde peu M6 et les chaînes du groupe sauf quelques émissions comme Enquête exclusive ou Enquête d’action sur W9. Je ne connais donc pas, ou très mal, les émissions musicales du groupe M6.
D’une façon générale, je « consomme »  beaucoup plus de musique et de programmes, surtout des séries, sur Internet qu’à la télévision.

Es-tu toujours en contact avec les animateurs ou les vedettes M6 de l’époque ?

Trop peu, et je le déplore, car j’ai passé de très bons moments en travaillant avec Sandrine Quétier, Laurent Weil, Ophélie Winter, Laura Marine, Vanessa Demouy, Séverine Ferrer, Helena Noguerra, Olivier Carreras, ou encore Cauet ou Difool avec lesquels j’animais Dance Machine… Il n’est pas toujours évident de renouer le contact car ce sont des gens très sollicités, donc très pris. Il faut insister et je ne l’ai pas toujours fait.
En revanche, j’ai gardé des liens plus resserrés avec de nombreuses personnes de « l’ombre » que ce soit de M6, France 3, La Française des jeux, ou encore Khalifa TV, sans parler de mes rencontres dans les milieux de l’événementiel, du théâtre (notamment chez les humoristes) et du cinéma.

Cher Yves, quel serait ton mot de la fin aux lecteurs de Stars-media ?

En dépit de mon absence à l’antenne, les gens viennent encore beaucoup vers moi pour me témoigner leur sympathie et leur désir de me revoir, et pourquoi pas avec Hervé.
Cela non seulement fait plaisir mais motive aussi pour reprendre de la visibilité dans les médias (TV, radio et presse) ou sur Internet. Je m’y emploie donc car j’ai maintenant des idées plus précises sur ce que je souhaite faire, et avec qui …. Néanmoins, c’est toujours par passion de mes métiers d’acteur, de journaliste (rédacteur et reporter) et animateur, que j’ai travaillé. Et non dans le but de me montrer. Selon moi, se mettre en avant ne vaut que pour faire apparaître les talents des autres, que ce soit dans les domaines artistiques, sportifs, les affaires, l’art de vivre…
Le risque de ces métiers « exposés » à la lumière est de tomber dans un certain « égocentrage », où on pense beaucoup (trop ?) à soi parce que l’on est le produit que l’on vend. Mais l’expérience m’a appris que la seule voie de salut, saine et enrichissante, est de se tourner vers les autres avec envie, curiosité et bienveillance.
Je vous remercie, vous,  lecteurs de Stars-media, pour votre intérêt et je reviendrai afin de vous tenir informés en première exclusivité de la réalisation de mes projets.

Propos recueillis par Laurent Amar
Nos remerciements à Sabrina Fraty de « Wishing Well productions »