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Interview exclusive d’Alexandra Hills, l’ex-Bachelorette devenue agent de comédiens

Alexandra Hills

Nous connaissons Alexandra Hills depuis presque quinze ans, nous avions suivi son parcours avec beaucoup d’attention et c’est avec une joie non dissimulée, mais également avec curiosité, que nous avons appris qu’elle est devenue une vraie cheffe d’entreprise en fondant l’agence de comédiens ON’Art Management. Nous voulions en savoir plus sur Alexandra et son parcours atypique, interview :

Bonjour Alexandra, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs ?

Mon nom d’agent est Alexandra Hills, je suis la fondatrice de l’agence de comédiens ON’Art Management. D’origine savoyarde, je suis arrivée à Paris à 22 ans, où j’ai obtenu un master en production cinéma et télévision à l’ESRA. J’ai ensuite travaillé pendant de nombreuses années dans l’audiovisuel, notamment dans le casting et la production. Je me suis construite seule, je ne viens pas du tout d’une famille issue de ce milieu, mais j’ai réussi à me créer rapidement un réseau dans le cinéma et la télévision.

Il y a 13 ans, tu as participé à l’émission le Bachelor (sur NT1). Quel bilan fais-tu de ton expérience dans l’émission qui t’a révélée au grand public ?

Alexandra Hills

À l’époque, on m’a proposé de participer au Bachelor, et j’y suis allée un peu par curiosité, sans imaginer une seule seconde être sélectionnée.
Le bilan est assez partagé : c’était une expérience à la fois excitante et déstabilisante, car on n’a aucun contrôle sur son image. Avec le recul, je suis contente d’avoir vécu cette expérience, mais je sais aujourd’hui à quel point ce genre d’émission est scénarisé et fabriqué, bien plus qu’on ne l’imagine.

Ton expérience dans le show-business a-t-elle été bénéfique ? Tu as rencontré de belles personnes ?

Oui, je me suis fait un très gros réseau. Mais je ne suis pas « la fille de », il est donc très difficile d’être aidée, et je suis une femme dans un milieu encore très masculin. Ce qui fait vraiment la différence, c’est la persévérance, le travail et l’effort. Pour se faire sa place, il faut beaucoup de courage et ne pas attendre que les opportunités viennent des autres, mais créer ses propres projets.

Tu t’es vite orientée vers une carrière d’animatrice, le monde des médias t’a toujours attirée ?

Juste après le Bachelor, j’ai passé un casting que j’ai réussi, et pendant plusieurs années, j’ai présenté des émissions d’actualité économique pour de très gros clients. J’avais besoin de casser cette image de télé-réalité, car je savais que je valais plus que ça. Mais j’ai aussi co-animé une émission de web-tv plus populaire avec des people. Depuis toute petite, je suis passionnée par ce milieu. J’ai commencé à filmer et à faire du montage vidéo à 12 ans avec la caméra de mon père. Toutes les histoires qu’on pouvait créer avec une caméra me fascinaient.

Alexandra Hills (à gauche) en compagnie de Cauet

Tu finalises l’écriture d’un livre « coup de poing » qui raconte ton expérience dans le showbiz, peux-tu nous en parler ?

Effectivement, il y a quelques années, j’ai entrepris l’écriture de mon premier roman, et j’en arrive maintenant au bout. Il sortira sous un pseudonyme, et aucun nom de personnalité connue ne sera révélé. C’est un roman inspiré de faits réels, de ma vie : il raconte l’histoire d’une jeune femme de province qui débarque à Paris et se retrouve rapidement jetée dans la gueule du loup. Ça parle des coulisses du showbiz, de tout ce qu’on ne voit pas. De pouvoir, de violence, de manipulation, mais aussi d’amour et d’espoir.

En 2024, tu as décidé de créer ton agence de comédiens ON’Art Management, pourquoi ce choix de carrière ?

J’avais avant tout un besoin d’humain et de bienveillance dans ma vie. 2024 a été une année charnière : j’ai divorcé et fondé cette agence en même temps, en me débarrassant de toutes les ondes toxiques autour de moi. Je me suis toujours sentie proche des artistes, étant moi-même, au fond, une artiste. Ayant traversé beaucoup de galères, j’avais vraiment envie de les aider, en mettant à profit mon réseau et ma persévérance pour les accompagner dans leurs castings et leur carrière. J’adore miser sur le talent et la personnalité de quelqu’un : c’est un vrai défi, et une immense joie de les voir réussir si tel est le cas. Je veux que ON’Art devienne un tremplin pour les artistes émergents, où le talent prime sur le réseau.

Comment sélectionnez-vous vos artistes et quels sont les critères qui vous importent le plus ?

Pour sélectionner mes artistes, je me base avant tout sur le talent et la personnalité : présence, énergie et authenticité capables de toucher le public, mais aussi détermination et persévérance, car le milieu est exigeant. Les profils sont très variés et souvent multi-talents (musicien, danseur…). Par exemple, Jon Ali et Grégory Basso, issus de la télé-réalité, ont un vrai talent de comédien ; Julien Romano a une expérience internationale et est managé par l’une des plus grandes agences hollywoodiennes ; Nathalie Boyer est présidente de la Fondation de l’Adami ; Sacko Camara est coproduit par l’humoriste Redouane Bougheraba et tourne actuellement dans le long-métrage de Philippe de Chauveron Un bon patron… Les premiers contrats signés par l’agence sont des productions de renom telles que les séries GIGN (Netflix), Camarades (Arte), Tom et Lola (France TV), Tout pour la lumière (TF1), Vanished (Prime Video), Alter Ego (TF1), Leo Mattei (TF1), ainsi que les films Meurtres en Gironde, Un bon patron, Une affaire turque, etc.

De gauche à droite : Alexandra Hills, Laurent Amar et Inès

Ton mot de la fin, Alexandra ?

À tous les artistes qui n’ont qu’un seul rêve, vivre de leur passion, rappelez-vous que rien n’est jamais trop tard et que tout est toujours possible. Croyez en vous, osez créer, persévérez, et sachez qu’il existe toujours plusieurs chemins vers le bonheur. Et aux directeurs de casting : n’hésitez pas à nous contacter — plus on est de fous, plus on rit !

Plus d’informations sur On’art Management

Propos recueillis par la rédaction

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