
Dardenne et Jimmy Jean-Louis
C’est le vendredi 23 mai, sur la plage du CNC à Cannes, que les réalisateurs Jean-Pierre et Luc Dardenne ont reçu le prix du Cinéma Positif 2025 pour leur film Jeunes Mères.
Les parrains de cette édition étaient les comédiens Jimmy Jean-Louis et Aïssa Maïga, toujours sous la direction du producteur d’événementiel Sam Bobino.
Pour rappel, le prix du Cinéma Positif, créé en 2016 par Jacques Attali, récompense les films qui inspirent, éveillent les consciences et démontrent un changement positif dans le monde. C’est lors de cet événement sous le soleil cannois que nous avons ainsi pu retrouver Jimmy Jean-Louis, j’en ai profité pour lui poser quelques questions sur ses actualités, interview :
Salut Jimmy, ravi de te revoir au Festival de Cannes. Qu’es-tu venu faire de beau cette année ?
Hello Laurent, plusieurs choses. J’ai déjà organisé mon 5 e cocktail que je consacre à Cinéma global dédié aux talents du monde entier, et je suis le parrain, avec Aïssa Maïga, de Cinéma Positif, qui fête sa 10 e année à Cannes.
Puis enfin j’ai organisé une signature à la Fnac pour mon livre Héros, publié chez Récamier et disponible partout en librairie, à la Fnac ou en ligne.
Que t’évoque le Festival de Cannes ?
Pour moi, ce festival représente plein de choses. Comme j’aime le rappeler, la première fois que je suis venu à Cannes, j’étais très jeune et j’ai dû dormir sur la plage car je n’avais pas d’endroit où aller.
La deuxième fois, c’était pendant que je faisais ma série Heroes et, cette fois, j’étais invité officiellement et j’ai même monté les marches. J’ai donc connu deux visions totalement différentes de Cannes. Depuis 2007, je me suis familiarisé avec le festival, c’est un croisement où le monde
entier se réunit, le monde du cinéma bien sûr, et cela en fait une destination obligatoire pour tous les professionnels.
Tu as écrit un livre, Héros. C’était une volonté que tu avais depuis longtemps de raconter ton histoire ?
Le livre s’appelle Héros : L’enfant d’Haïti, des bidonvilles de Port-au-Prince aux étoiles d’Hollywood.
J’ai écrit ce livre pour que les gens comprennent mon parcours car on ne passe pas d’un bidonville à Hollywood comme ça. Il me semblait nécessaire de raconter cette histoire, et puis aussi il m’est arrivé des choses très difficiles à vivre au moment où j’ai écrit ce livre, car je venais de perdre mon frère et j’ai mon fils qui était malade, il souffrait d’un cancer. J’étais psychologiquement très vulnérable et l’écriture de ce livre m’a servi d’exutoire afin de dire mes vérités. C’est une trace que je laisse comme pour dire à tous ceux qui rêvent de faire des choses tout en étant persuadés de ne pas pourvoir y arriver que tout est possible, j’en suis la preuve vivante et c’est à eux de maintenant de tout faire pour y arriver.

Dardenne, Jimmy Jean-Louis, Dolores Chaplin, Alexandra Cousteau et Estelle Lef
Tes projets dans le cinéma, Jimmy ?
Je continue à tourner, j’ai un film en salle en ce moment aux États-Unis qui s’appelle July 7. J’en ai un autre qui sort dans quelques jours, une production originale Amazon Prime qui s’intitule The Fire and the Moth et il sortira le 3 juin dans le monde. Je suis actuellement en tournage au Nigéria.
Ton mot de la fin à mes lecteurs ?
Je dis toujours qu’il faut s’écouter de l’intérieur. Je pense que tout possible en faisant avec les moyens dont on dispose, et en faisant les choses pour soi-même. Pour les autres aussi bien sûr, mais surtout pour soi-même, et là tout sera possible.
Propos recueillis par Laurent Amar
















